Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

La Cité

  • Johnny Hallyday : une lecture politique

    Imprimer

    En décembre 2009, j'avais rédigé et publié une note pour un blog que j'animais alors. Elle s'intitulait « Johnny Hallyday : une lecture politique ». Je la reproduis ici telle quelle. Ce sera mon hommage. « Rock 'n Roll » !

    _____________________

    2395373783.jpg

    La récente mésaventure médicale de Johnny Hallyday et la surmédiatisation dont elle a fait l’objet est une occasion de revenir brièvement sur le parcours du chanteur. Depuis son hospitalisation en urgence à Los Angeles, la France semble vivre au rythme des bulletins de santé de l’artiste. C’est à se demander si l’on a affaire à un chanteur ou à un chef d’Etat. Fort heureusement pour lui, les nécrologies attendront encore quelques temps avant d’être publiées. Pour l’heure, on s’achemine vers un contentieux entre la famille de l’artiste et le médecin français, le docteur Delajoux, qui l’a opéré.

    C’est aussi un moment curieux où le pays tout entier fait mine de découvrir que la vedette nationale, présente sur les scènes de l’Hexagone depuis près de cinquante ans, n’est pas la star que les médias ont coutume de présenter. Car Hallyday est un inconnu aux Etats-Unis, comme d’ailleurs dans la plupart des autres pays de la planète. Sa renommée ne dépasse pas les pays francophones et plus particulièrement la France. En d’autres termes, Hallyday n’est pas Aznavour qui donne des concerts dans le monde entier.

    Les rapports que le public français entretient avec Johnny sont donc du même acabit que ceux que les hommes politiques ont vis-à-vis de la France : une vision tronquée et un sentiment de grandeur excessif. Johnny Hallyday est, à l’échelle mondiale, la micro-vedette d’un pays qui, depuis longtemps, ne joue plus les premiers rôles sur la scène internationale.

    Ceci dit, je ne discuterai ici ni du talent ni de la qualité du répertoire du chanteur. L’homme est incontestablement un show man et apprécier son oeuvre est au demeurant parfaitement respectable, même si, en ce qui me concerne, je n’aime pas Johnny Hallyday, à l’exception peut-être de quelques chansons.

    Plus exactement, je n’aime pas ce que Johnny Hallyday représente et je n’oublie pas qu’il est médiatiquement né d’un mensonge. Le 18 avril 1960, Line Renaud et Aimée Mortimer présentaient, sur le plateau de la RTF, un jeune homme timide de 17 ans en ces termes :

    Aimée Mortimer – « Pourquoi s’appelle-t-il Johnny Hallyday ? »

    Line Renaud – « Il s’appelle Johnny Hallyday parce que son père s’appelle Hallyday. C’est tout simple, il fallait y penser. »

    Aimée Mortimer - « Mais le père est américain je suppose ? »

    Line Renaud – « Le père est américain et la maman est française. Alors c’est un produit (sic) moitié français moitié américain »

    Ce mensonge relatif aux origines familiales de la vedette (son père Léon Smet était un ressortissant belge) a sans doute été guidé par les objectifs mercantiles de la maison de disques. C’était dans l’air du temps : à l’époque, le rock and roll avait à peine dix ans d’existence. Né aux Etats-Unis d’Amérique, ce mélange synthétique de blues, de rythm and blues, de country, de swing jazz et de gospel, laissant la part belle à la mélodie vocale sur fond de guitare électrique, de guitare basse et de batterie, était encore relativement méconnu de la jeunesse française.

    Qui pouvait s’en faire le meilleur ambassadeur sinon un bel inconnu franco-américain ?

    Mais le pouvoir gaulliste a également compris très rapidement tout le bénéfice qu’il pouvait retirer de ce mensonge apparemment anodin dans un contexte de guerre froide entre le bloc de l’ouest et le bloc de l’est.

    Johnny Halliday est alors devenu involontairement un des moyens par lequel les pouvoirs publics ont arrimé culturellement la jeunesse française à l’ouest afin de contrebalancer l’attrait politique que les différentes chapelles marxistes léninistes exerçaient sur elle. La jeune vedette a permis également aux autorités françaises d’affirmer leur indépendance. La France avait certes choisi l’ouest mais en voulant préserver une totale autonomie d’action. Grâce à Johnny Hallyday, la jonction entre la France et les Etats-Unis d’Amérique allait pouvoir s’opérer dans un mimétisme culturel contrôlé. La consonance anglo-saxonne du nom de scène et le rythme d’une musique encore exotique pour bien des Français allaient pouvoir être tempérés par des textes chantés dans la langue de Molière.

    Les américains avaient Elvis Presley, les Français Johnny Hallyday. Une bonne partie des années soixante a été marquée en France par la reproduction des faits et gestes du rocker américain. Elvis avait-il fait son service militaire en 1958, en RFA, sous l’oeil des caméras ? Qu’à cela ne tienne, le même sort médiatique devait donc être réservé au rocker Français, lequel s’est retrouvé sous les drapeaux, en Allemagne, en 1963. La romance entre Johnny et Sylvie Vartan répondait en écho à celle du King avec Priscilla Ann Beaulieu.

    Mais il n’est pas facile de naître d’un mensonge et plus encore d’être un instrument de propagande. Cela s’est traduit pour Johnny par une perpétuelle quête d’identité principalement caractérisée par une récupération de toutes les tendances du moment. Hallyday a ainsi surfé avec talent sur toutes les vagues : celle du rock, celle des yéyés, du twist, de la pop, de la mode hippie, du métal, etc, sans que l’on sache très bien aujourd’hui déterminer s’il existe une véritable cohérence artistique à ce patchwork.

    Une chose est sûre en tout cas : Johnny n’a jamais été un précurseur en quoi que ce soit. Mais bien un suiveur, comme s’il s’agissait de coller au plus près des attentes du public afin de mieux les canaliser en les incarnant.

    Instrumentalisé par le pouvoir gaulliste, Johnny Hallyday ne pouvait donc que se désolidariser des événements de mai 1968 où l’on retrouvait, parmi les manifestants, beaucoup de ces« cheveux longs aux idées courtes » qu’il avait brocardés dans une chanson aux forts accents politiques (« Si les mots suffisaient / Pour tout réaliser / Tout en restant assis / Avec les bras croisés / Je sais que dans une cage / Je serai enfermé / Mais c’est une autre histoire / Que de m’y faire entrer ») en réponse aux Elucubrations du chanteur Antoine (« Tout devrait changer tout le temps / Le monde serait bien plus amusant / On verrait des avions dans les couloirs du métro / Et Johnny Hallyday en cage à Médrano »).

    Johnny s’est alors démasqué, charriant tous les préjugés de la France gaulliste, fustigeant tour à tour l’esprit de contestation, la volonté d’émancipation, le pacifisme, la critique des aînés, et tout ce qui pouvait mettre en doute les valeurs par lesquelles la France pétainiste s’était rachetée, via le gaullisme, une bonne conscience grâce à la reconstruction méthodique et fantasmée d’un passé uniquement fait de résistance à l’occupant (il ne faut pas oublier que la seconde guerre mondiale venait de s’achever 23 ans plus tôt).

    Ce n’est pas un hasard si, par la suite, Johnny n’a jamais caché ses inclinations politiques en faveur de l’UDR, puis du RPR. On rappellera que sa marraine de show-business, Line Renaud, siégeait au comité central du RPR. Et c’est sans surprise que cet ami de Jacques Chirac (il avait chanté en 1988, lors de la campagne présidentielle, « On a tous en nous quelque chose de Jacques Chirac ») est devenu, sans coup férir, celui de Nicolas Sarkozy au point d’être parmi les invités au Fouquet’s, le soir du second tour de l’élection présidentielle, le 6 mai 2007.

    Ce dernier, on le sait, ne tarit pas d’éloges sur la vedette. Et l’on peut même voir dans la passion, que le Président de la République dit avoir pour l’oeuvre de Johnny, ce même attachement à la France sclérosée des années soixante présentée comme un paradis perdu, c’est-à-dire comme une époque heureuse et insouciante qu’il faudrait retrouver. En critiquant caricaturalement et violemment la génération 68, Sarkozy délivra à Bercy, le 29 avril 2007, à peu près le même message que Johnny dans « Cheveux longs idées courtes ».

    « (…) Mai 68 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait aucune différence entre le bien et le mal, entre le vraie t le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître, qu’il ne fallait pas mettre de note pour ne pas traumatiser les mauvais élèves, qu’il ne fallait pas de classement. Ils avaient cherché à faire croire que la victime comptait moins que le délinquant. Ils avaient cherché à faire croire qu’il ne pouvait exister aucune hiérarchie de valeurs. Ils avaient proclamé que tout était permis, que l’autorité c’était fini, que la politesse c’était fini, que le respect c’était fini, qu’il n’y avait plus rien de grand, plus rien de sacré, plus rien d’admirable, plus de règle, plus de norme, plus d’interdit (…) »

    Il n’est d’ailleurs guère étonnant que Sarkozy apprécie Hallyday. Le politicien a toujours pratiqué, comme le chanteur, le mélange des styles, en surfant sur toutes les modes du moment. Il s’est présenté tour à tour comme le candidat des carnassiers du CAC40 et des petites gens qui se lèvent tôt, comme le candidat de ceux qui souffrent de la mondialisation et de ceux qui en profitent, comme le candidat du réalisme économique et des promesses les plus démagogiques.

    De son côté, Johnny Hallyday s’accommode fort bien de tous les travers de cette droite qui parle à longueur de journées de respect des valeurs et des hiérarchies, de la grandeur de la France, de l’identité nationale, mais qui trouve en même temps normal que l’on puisse planquer son argent à l’étranger et changer de nationalité pour des raisons fiscales.

  • De la démission de Pierre de Villiers

    Imprimer

    villiers.jpgJe fais partie de ceux qui n'ont pas du tout apprécié l'irruption brutale et inappropriée du général Pierre de Villiers - le frère du politicien « très modéré » Philippe de Villiers - dans les arbitrages budgétaires du gouvernement civil de la France. Il n'était évidemment pas dans son rôle : c'est au ministre de la défense de défendre son budget ! Le chef d'état-major, lui, s'occupe de la stratégie militaire et des opérations en cours. Il assiste le président de la République dans le domaine de l'action militaire. C'est la raison pour laquelle le chef de l'Etat, démocratiquement élu, doit pouvoir compter sur sa loyauté et sa réserve. 

    L'obligation de loyauté et de réserve n'est pas de pure forme. Elle ne signifie pas que le chef d'état major ne peut pas exprimer des opinions personnelles. Il est le plus haut conseiller du chef de l'Etat dans le domaine militaire. Celui-ci demeure donc libre de ses opinions mais il doit y mettre cependant les formes et, surtout, les réserver en priorité au président de la République qui est son supérieur hiérarchique immédiat. Au lieu de ça, le général de Villiers est allé faire un esclandre devant une commission parlementaire. Il a accumulé les maladresses en politisant son rôle. Il n'a pas non plus hésité à étaler ses états d'âme sur son blog malgré le recadrage du chef de l'Etat. Un tel manque de sang froid, de rigueur et d'élégance montre de toute évidence que Pierre de Villiers n'était pas l'homme de la situation. Je suis donc satisfait de sa démission. Villiers est sans doute un excellent militaire mais d'une espèce que je n'aime guère parce qu'elle dissimule ses particules, ses titres nobiliaires et ses habitus sociaux et politiques rances d'Ancien Régime. 

    ____________

    A lire aussi : La République et les Généraux

  • Voter c'est choisir

    Imprimer

    vote, démocratie, république, débat

    La Maçonne a réagi à une note que j’avais publiée sur le vote en franc-maçonnerie. Je vous invite à lire son article. J'ai pourtant le sentiment qu’elle et moi nous ne parlons pas de la même chose.

    Je m’explique.

    Les mots ont un sens. Voter, c’est choisir entre plusieurs alternatives. Choisir de ne pas choisir n’est pas voter mais s’abstenir.

    Par conséquent, l’idée qui consiste à voir dans le vote blanc l’expression d’une « abstention civique » (on ne choisit pas mais on se déplace quand même pour accomplir son devoir de citoyen) est en réalité un détournement du sens du vote. Bref, on complique ce qui est simple. Certains disent même que le vote blanc est à mi-chemin entre l'abstention et la participation électorale. Foutaise !

    En effet, rester chez soi ou aller dans un bureau de vote pour mettre un bulletin blanc, revient fondamentalement à la même chose. Dans les deux cas on n’exprime rien. On ne choisit pas. Ce qui permet aux commentateurs en tous genres de se perdre en conjectures sur le sens à donner à l'abstention.

    Prenons le cas du dernier scrutin où l’abstention a été très forte.

    Les adversaires de la nouvelle majorité présidentielle exploitent évidemment l’abstention pour discuter la légitimité de la nouvelle majorité à l’Assemblée Nationale. Ils voient dans l'abstention une marque de défiance.

    Les partisans de la nouvelle majorité estiment au contraire que l'abstention ne remet pas en cause la légitimité de la majorité nouvelle car les formations politiques opposées au président de la République ou méfiantes à son égard, ont connu un revers électoral majeur. Ils voient donc dans l'abstention une marque de confiance.

    Bref, on le voit, l'abstention peut donner lieu à des interprétations et à des extrapolations radicalement différentes. C’est pour cela qu'elle n’a aucune espèce de valeur d’un point de vue électoral.

    En outre, il est évident qu’on peut s’abstenir pour tout un ensemble de raisons qui n’ont rien à voir avec l’envie de faire passer un message politique (impossibilité matérielle, raisons de santé, manque d’envie, désintérêt total, etc.).

    Autrement dit, on peut faire dire à l’abstention – qui peut éventuellement s’exprimer par le vote blanc – ce que l’on veut et plus particulièrement ce qui arrange. Elle est donc sujette à toutes les manipulations. C’est tellement vrai qu’il existe même un « parti du vote blanc ».  

    Comptabiliser les votes blancs comme suffrages exprimés n’a donc aucun sens puisque ces votes n’expriment rien. Tout juste accepte-t-on aujourd'hui de les décompter séparément des votes nuls (bulletins sans enveloppe, non réglementaires, annotés ou déchirés) et de les annexer en tant que tels aux procès verbaux dressés par les responsables des bureaux de vote (loi du 21 février 2014). Mais cette mesure récente est parfaitement artificielle et inutile car la démocratie est fondée sur le choix des électeurs et non sur leur indécision. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les abstentionnistes ont toujours tort parce qu'ils se mettent volontairement ou involontairement en dehors du temps démocratique du vote. Y compris celles et ceux qui font l'effort d'aller voter mais pour mettre un bulletin blanc illusoire dans l'urne.

    Le citoyen n'est pas obligé d'avoir un avis sur tout bien sûr mais il est néanmoins censé s'informer. C'est exactement la même chose quand on dit : « Nul n'est censé ignorer la loi ». Ça ne signifie pas que tout le monde doit connaître la cinquantaine de codes en vigueur. Ça signifie que tout le monde doit avoir à l'esprit que la vie en société et la coexistence harmonieuse entre les individus impliquent le respect de la loi impersonnelle et générale.

    Les campagnes électorales, les réunions publiques, les débats médiatiques, les discussions entre amis, les professions de foi, les tracts, etc., sont là pour éclairer les choix du citoyen ou l'aider à les mûrir. Nous avons d'ailleurs la chance de vivre dans une démocratie pluraliste qui permet cette participation citoyenne. Si la démocratie repose sur la souveraineté du peuple, elle doit alors pouvoir attendre en retour du peuple souverain qu'il concoure à l'élaboration de nouvelles perspectives pour le pays.

    Et pour les loges, c'est un peu pareil. Le franc-maçon ne doit pas se contenter de poser son cul une à deux fois par mois sur les colonnes pour faire joli. Sa présence active est certes importante mais le minimum minimorum est qu'il sache aussi ce qu'il veut pour son atelier dans l'avenir.

  • Emmanuel Macron et l'esprit maçonnique

    Imprimer

    2415688542.jpgJ'ai lu avec grand intérêt la dernière chronique du frère Emerek le Fol sur le blog « Hiram.be ». Elle s'intitule « Emmanuel Macron, la franc-maçonnerie et la pensée ternaire ».

    Selon Emerek le Fol, l'élection de M. Emmanuel Macron à la présidence de la République témoigne de la victoire de la pensée ternaire sur la pensée binaire. La pensée ternaire est la volonté de concilier des oppositions dans l'objectif d'un dépassement. Elle postule que des courants de pensées différents peuvent travailler ensemble pour faire émerger d'autres possibles. La pensée binaire, elle, postule au contraire que seuls les rapports de force structurent le monde : deux camps s'affrontent et l'un doit nécessairement l'emporter sur l'autre.

    Bien entendu, il ne s'agit pas de prétendre que M. Emmanuel Macron est franc-maçon. Il ne s'agit pas non plus de procéder à je ne sais quelle récupération. Ce serait parfaitement ridicule. Cependant, comment ne pas déceler dans la philosophie de l'action politique exposée par le nouveau Président de la République un état d'esprit auquel tout franc-maçon ne peut être que spontanément sensible à la condition, bien sûr, de ne pas s'abandonner à des réflexes partisans ? Voici quelques exemples de cet état d'esprit que l'on transmet dans les loges (la liste est évidemment non exhaustive).

    • Des individus différents et n'ayant pas les mêmes convictions et les mêmes parcours sont faits pour se rencontrer, fraterniser et travailler ensemble (réunir ce qui est épars).
    • La société a non seulement besoin de valeurs mais aussi de symboles et de rites.
    • Seul on ne peut rien, ensemble on peut tout.
    • La tolérance et l'ouverture sur l'universel doivent l'emporter sur l'exclusion et le repli sur soi.
    • L'échange de qualité suppose l'écoute bienveillante et le respect de ses interlocuteurs.
    • Les sociétés et les cultures sont le résultat des apports les plus divers.
    • La laïcité n'est pas le laïcisme.
    • La conciliation de la pensée et de l'action s'inscrit nécessairement dans un temps long.
    • les individus ne se réduisent pas à des étiquettes ou à des postures.

    Je pourrais continuer longtemps. Mais attention aux incompréhensions que pourrait induire une lecture trop rapide ! Je ne dis pas que M. Macron a l'exclusivité de cet état d'esprit. Fort heureusement d'ailleurs sinon ce serait inquiétant ! En revanche, j'ai l'impression qu'il fut l'un des rares candidats, sinon le seul, au cours de cette campagne présidentielle, à l'exprimer fièrement. Et je suis persuadé que c'est précisément la raison pour laquelle il s'est distingué nettement des autres.