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willam h. upton

  • Etats-Unis d'Amérique : la société avance, la maçonnerie recule

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    Dans le Masonic Messenger d'octobre 2015, l'organe de la G∴L∴  de Géorgie (Etats-Unis d'Amérique), le G∴M∴ Douglas W. McDonald Senior écrit ce monument de connerie :

    "Edict 2015-1 was issued on September 8 declaring that a Freemason is obliged to obey the moral law and Almighty God, the Grand Architect of the Universe, the Father of Abraham, Isaac and Jacob; that basic moral laws are not man-made Edicts or Decrees, but spring from the eternal justice and wisdom of Almighty God; Freemasons must constantly strive to keep their integrity intact, for it is our integrity that holds our way of life together, and when integrity is lost, all is lost; that good moral character is a pre-requisite for admission into Freemasonry (...) and that homosexuality is contrary to the moral law."

    Ce qui peut se traduire ainsi :

    "L'édit 2015-1 a été publié le 8 septembre et énonce que le franc-maçon est obligé d'obéir à la loi morale et à Dieu Tout-Puissant, le Grand Architecte de l'Univers, le Père d'Abraham, Isaac et Jacob ; que les lois morales fondamentales ne résultent pas d'édits ou de décrets artificiels, mais ressortent de la justice éternelle et de la sagesse de Dieu Tout-Puissant. Les francs-maçons doivent constamment s'efforcer de garder leur intégrité intacte, car notre manière de vivre ensemble en dépend, et lorsque l'intégrité est perdue, tout est perdu ; que la bonne moralité est un pré-requis pour l'admission dans la franc-maçonnerie (...) que l'homosexualité est contraire à la loi morale."

    Les homosexuels sont donc exclus de la franc-maçonnerie de cet Etat au nom de la loi morale et du G∴A∴D∴L∴U∴ Tout-Puissant !

    Cet édit inique et honteux, absolument contraire aux principes les plus sacrés de l'Ordre maçonnique, a été commenté par Roger Dachez et la blogueuse La Maçonne. Je ne reviendrai pas sur le fond de leurs analyses respectives que je partage entièrement.

    Je voudrais simplement souligner que cette prise de position consternante et rétrograde témoigne de l'ultra-conservatisme d'une maçonnerie américaine en pleine décroissance et plus que jamais déconnectée des réalités sociales.

    J'ai déjà eu l'occasion de montrer des exemples de cet ultra-conservatisme à travers le combat courageux de William H. Upton en faveur de la reconnaissance de "la maçonnerie nègre", l'interdiction de l'alcool par la G∴L∴ de l'Indiana ou encore les déboires judiciaires du malheureux F∴ Frank J. Haas en Virginie-Occidentale.

    Qu'il me soit permis de rappeler ici que la Cour suprême des États-Unis a rendu, le 26 juin 2015, une décision historique aux termes de laquelle elle a jugé que la Constitution fédérale garantissait aux personnes de même sexe le droit de pouvoir se marier.

    En d'autres termes, l'élargissement du mariage aux personnes de même sexe est devenu désormais un droit constitutionnel. Ce droit a vocation à être reconnu dans tous les Etats américains, y compris dans la très conservatrice Géorgie.

    Mais ce changement social profond et juridiquement irréversible semble avoir échappé au G∴M∴ McDonald. A moins que ce dernier n'ait précisément voulu profiter de la campagne des primaires pour affirmer le rejet de ce changement.

    N'oublions pas, en effet, que les Etats-Unis d'Amérique éliront, l'an prochain, un successeur au Président Obama.

  • William H. Upton et la franc-maçonnerie nègre aux Etats-Unis d'Amérique

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    15 juin 1898. Tenue de Grande Loge de l'Etat de Washington. Le Frère Thomas M. Reed (1825-1905), Grand Secrétaire de l'Obédience, prend la parole au nom du Comité spécial chargé de déterminer quelle doit être la conduite de la Grande Loge de l'Etat de Washington à l'égard de la franc-maçonnerie nègre aux Etats-Unis d'Amérique (1). Il donne lecture du rapport qui a été rédigé sous l'autorité du très respectable Grand Maître William H. Upton (1854-1906).

    Il s'agit d'un rapport qui expose l'origine des loges nègres aux Etats-Unis et analyse notamment les principaux arguments qui leur on été opposés pour ne pas les reconnaître et ne pas les admettre au sein des Grandes loges, les contraignant ainsi à constituer leurs propres Grandes Loges dites de Prince Hall du nom d'un mulâtre originaire de la Barbade qui, en compagnie de quatorze noirs de Boston, fut initié à la franc-maçonnerie en 1775 et put constituer une loge régulière.  

    Si ce rapport est adopté, le Grand Maître Upton sait qu'il va inévitablement provoquer un tollé parmi les autres Grandes Loges américaines dont un grand nombre sont ouvertement ségrégationnistes. La situation est préoccupante. Par exemple, le 1er octobre 1897, suite à une plainte, un Frère de la Respectable Loge Melissa à l'Orient de Melissa (2), comté de Collin (Texas), a été exclu de l'Ordre pour "offense maçonnique". Son crime ? Avoir accepté de recevoir régulièrement à sa table ses employés nègres et de s'être montré ainsi oublieux de la dignité de sa race. L'exclusion a été ensuite confirmée par la Grande Loge du Texas devant laquelle il fut affirmé, entre autres choses, que l'objet supérieur de la Maçonnerie consiste "à édifier et à maintenir l'humanité de notre grande race" (3).

    Le Grand Secrétaire Reed énonce les résolutions rédigées par Upton qui vont être soumises au vote de la Grande Loge de l'Etat de Washington :

    Attendu que de l'avis de la Grande Loge, la Maçonnerie est universelle ; et qu'il ne fait aucune doute que ni la race, ni la couleur ne font partie des critères qu'il convient d'appliquer pour déterminer l'aptitude d'un candidat à l'initiation aux trois degrés symboliques.

    Attendu que, compte tenu des lois reconnues de l'institution maçonnique, et des faits historiques apparemment bien authentifiés et dignes de foi, la Grande Loge [de l'Etat de Washington] ne saurait nier ou contester le droit de ses Loges, ou des membres de celles-ci, à reconnaître comme frère maçons, des nègres initiés dans des loges qui peuvent avoir pour origine la loge Prince Hall n°459 (...) que la Grande Loge Africaine de Boston, organisée en 1808 - et par la suite connu sous le nom de Grande Loge Prince Hall du Massachusetts - ; que la première Grande Loge Africaine de l'Amérique du Nord et pour le Commonwealth de Pennsylvanie, organisée en 1815 (...) peuvent justement être considérées comme Grandes Loges maçonniques légitimes.

    Attendu que, bien que la Grande Loge [de l'Etat de Washington] ne reconnaisse aucune différence entre frères fondée sur la race ou la couleur, celle-ci reste malgré tout consciente que les races blanches et colorées aux  États-Unis ont à bien des égards montré une préférence pour demeurer séparées et de l'autre. Compte tenu de cette inclination, la Grand Loge [de l'Etat de Washington] juge dans l'intérêt de la maçonnerie de déclarer que si les francs-maçons réguliers d'origine africaine ont le désir d'établir, dans l'État de Washington, des loges entièrement réservées à leurs frères de race (...) et que ces loges s'érigent en Grande Lodge pour une meilleure administration de leurs affaires, la Grande Loge [de l'Etat de Washington] n'y verra pas une atteinte à sa souveraineté (...)" (4).

    Ces résolutions sont adoptées. Le 15 juin 1898, la Grande Loge de l'Etat de Washington est donc la première Grande Loge américaine à reconnaître officiellement et sans condition les Grandes Loges de Prince Hall et à conforter les loges de sa juridiction qui admettent des nègres à l'initiation maçonnique. C'est une décision historique. Mais la réaction de la plupart des autres Grandes Loges américaines ne se fait pas attendre. Comme le redoutait Upton, cette réaction est particulièrement violente et se solde immédiatement par une rupture en chaîne des relations fraternelles (5).

    Trois arguments sont principalement invoqués pour justifier la rupture des relations fraternelles. 

    Le premier argument, c'est le landmark intangible selon lequel il ne peut y avoir qu'une seule Grande Loge par Etat. La question n'est donc pas de savoir si les nègres peuvent être reçus en loge, mais si les Grandes Loges de Prince Hall et les ateliers qui en dépendent peuvent prétendre à une reconnaissance pleine et entière des Grandes Loges américaines officielles. En reconnaissant unilatéralement les Grandes Loges de Prince Hall présentes sur le sol des Etats-Unis, la Grande Loge de l'Etat de Washington a pris la responsabilité de contester l'autorité des autres Grandes Loges sur leur propre territoire. En d'autres termes, si la Grande Loge de l'Etat de Washington veut initier des nègres ou délivrer des patentes à des loges composées totalement ou partiellement de nègres, c'est est son droit le plus strict. Mais elle ne saurait interférer dans les affaires internes aux autres Grandes Loges. Cet argument est celui invoqué, par exemple, par la Grande Loge de Pennsylvanie, qui a pourtant aussi dans sa juridiction des loges de gens de couleurs, à l'appui de sa décision de rupture (6). 

    Le deuxième argument, c'est la souveraineté des Grandes Loges dans la conduite de leurs affaires internes. Chaque Grande Loge est maîtresse chez elle et demeure la source de toute autorité maçonnique sur son territoire. On ne peut donc pas de faire de procès d'intention à une Grande Loge qui n'admet pas de nègres en son sein puisqu'elle a été constituée dans une société où blancs et noirs se côtoient sans se mélanger. Si les loges allaient à l'encontre de ce qui se pratique localement, elles porteraient alors directement atteinte à l'ordre social et seraient perçues comme une menace. Or, le maçon est un sujet paisible respectueux du pouvoir légitime.

    Le troisième argument - si on peut dire - est ouvertement raciste : le nègre n'a pas sa place en maçonnerie. Dans certains Etats américains, notamment du sud (mais pas uniquement), on ne se gêne pas pour exprimer un rejet des nègres en se référant par exemple à Albert Pike (1809-1892), personnage emblématique de la franc-maçonnerie américaine, Grand Commandeur du Suprême Conseil du Rite Ecossais Ancien et Acepté (juridiction sud des Etats-Unis), mais aussi ancien général confédéré. Celui-ci avait en effet écrit dans une lettre en date du 13 septembre 1875 (7) :

    "La loge de Prince Hall était tout aussi régulière que tout autre loge créée par l'autorité compétente. Elle a parfaitement le droit (comme d'autres loges en Europe l'ont fait) d'établir d'autres Loges et de s'ériger en loge mère. C'est ce qu'ont fait les loges de Berlin, Les Trois Globes et le Royal York, lorsqu'elles sont devenues des Grandes Loges. Je ne suis pas enclin à me mêler de cette affaire. J'ai prêté mon obligation devant des hommes blancs, non devant des nègres. Si je dois accepter des nègres comme frères ou quitter la maçonnerie, je quitterai la maçonnerie. Il vaut donc mieux laisser les choses aller dans le sens où elles doivent aller. Après nous le déluge." 

    Difficile donc d'être plus explicite même si cette lettre fait toujours l'objet de vives controverses entre les historiens américains ! (8)

    Bref, toujours est-il que la Grande Loge de l'Etat de Washington s'est retrouvée, en quelques mois à peine, isolée et désavouée par ses homologues des autres Etats. Sous pression, la Grande Loge de l'Etat de Washington a alors préféré faire machine arrière. Le 13 juin 1899, elle décide d'annuler sa reconnaissance des Grandes Loges de Prince Hall. Le Grand Maître William H. Upton, désavoué par les siens, tente de faire bonne figure au milieu de la lâcheté ambiante. Il écrit de manière quelque peu alambiquée :

    "Cette affaire ne fait-elle pas ressortir l'une des caractéristiques essentielles de la franc-maçonnerie? Lorsque nous voyons une très respectable Grande Loge accueillir avec une faveur particulière un rapport renfermant des expressions qui, autre part et dans l'immense majorité des Grandes Loges, attireraient à leur auteur une prompte réprimande, cela ne met-il pas en évidence cette grande vérité, que la Maçonnerie est "le centre d'union et le moyen de concilier une sincère sincère entre personnes qui, autrement, auraient été à jamais séparées les unes des autres". N'oublions pas ce caractère de la Maçonnerie, lorsque des différences de tempérament ou de milieu, des préjugés de race ou des divergences de conviction nous portent à dénier à d'autres leur liberté d'opinion, ou nous incitent à rompre les liens conciliateurs d'une sincère amitié." (9)

    Il semble que William H. Upton admette que chaque Grande Loge puisse s'organiser comme elle l'entend, mais en même temps il rappelle que la maçonnerie a pour objectif de réunir ce qui est épars. Dans cette perspective, le rejet des nègres et des loges de Prince Hall est une aberration absolument injustifiable. En 1910, le Frère A.G. Pitts de la Respectable Loge Palestine à l'Orient de Detroit (Michigan) a livré son interprétation des propos de William H. Upton. Pour lui, Upton a donné une leçon de tolérance maçonnique. Et pour Pitts, la tolérance maçonnique est nécessairement l'expression d'un relativisme culturel. Il écrit :

    "Ne nous hâtons pas, cependant, de condamner la Grande Loge du Texas et les autres Grandes Loges du Sud. Tirons plutôt du commentaire du "Past Grand Master Upton", une leçon de tolérance maçonnique. Avant tout, j'admets que tout Maçon doit être un homme moral ; mais ce que nous appelons moralité est entièrement matière de convention, convention, de milieu, de latitude et de longitude, de climat, etc. Il se peut qu'un Turc qui serait Maçon puisse passer pour un homme immoral, méritant d'être expulsé delà Maçonnerie, s'il permettait à sa femme de circuler au dehors seule et sans voile. Au contraire, le citoyen de l'un de nos états occidentaux, qui agirait autrement, serait considéré comme immoral et cruel, indigne, par conséquent, de rester Maçon. Je suis encore disposé à entrer dans les vues de la Grande Loge du Texas, pour peu qu'elle affirme, qu'il y a une grosse immoralité au Texas de manger avec un nègre. Mais je ne fais ces concessions qu'à la condition expresse, qu'au Texas et dans les autres Etats du Sud, on voudra bien admettre aussi que les Maçons Français sont les meilleurs juges de ce qui constitue la vraie Maçonnerie en France." (10)

    L'analyse du Frère Pitts porte bien les marques de son temps même si, de nos jours, il arrive que ce relativisme culturel soit invoqué pour justifier l'injustifiable. En tout cas, gageons qu'un tel point de vue, s'il était exprimé aujourd'hui, serait irrecevable et choquerait tous les francs-maçons attachés aux droits de l'homme. En effet, la dignité à laquelle chaque être humain a droit, est universelle et transcende les particularismes culturels, juridiques et sociétaux. 

    Mais au delà de son caractère surannée, l'interprétation de Pitts est surtout fausse. En effet, le Frère William H. Upton n'a jamais cessé de croire à une reconnaissance de la maçonnerie nègre aux Etats-Unis d'Amérique. En témoigne une disposition touchante de son testament : aucun monument ne devait être érigé sur sa tombe tant que maçons blancs et maçons de couleur ne décideraient pas préalablement de se reconnaître comme Frères.

    Il a fallu attendre plus de 80 ans pour que les dernières volontés de William H. Upton se réalisent. En 1947, la Grande Loge du Massachusetts a reconnu la maçonnerie de Prince Hall pour se dédire deux ans plus tard toujours dans le souci de préserver l'unité et l'amitié entre toutes les Grandes Loges américaines.  Ce n'est qu'en octobre 1989 que la Grande Loge du Connecticut a décidé de franchir le pas de reconnaissance, considérant que la doctrine d'une Grande Loge par Etat était un mythe et un dispositif sans fondement.

    En juin 1990, la Grande Loge de l'Etat de Washington a décidé de reconnaître à nouveau la maçonnerie de Prince Hall. Le 8 juin 1991, les dignitaires de la Grande Loge de l'Etat de Washington et ceux de la Grande Loge de Prince Hall de l'Etat de Washington se sont recueillis ensemble sur la tombe de William H. Upton et ce conformément à ses volontés. Un monument a alors été érigé en souvenir de ce moment historique. On peut y lire l'inscription suivante :

    "Ce monument commémore l'accomplissement des volontés de William H. Upton, Très Respectable Passé Grand Maître, selon lesquelles tous les maçons indépendamment de leur couleur de peau doivent demeurer ensemble et se reconnaître comme frères. Cela a été accompli en 1990 par l'action conjointe des Très Puissantes Grandes Loges des Francs-Maçons Libres et Acceptés de l'Etat de Washington et des Francs-Maçons libres et Acceptés de Prince Hall de l'Etat de Washington. Dédié le 8 Juin 1991, Anno lucis 5991."

    Le mouvement de reconnaissance de la franc-maçonnerie nègre ne s'est plus arrêté depuis aux Etats-Unis d'Amérique. Un véritable appel d'air frais. Après le Connecticut et l'Etat de Washington, le Nebraska et le Wisconsin ont rapidement suivi. Aujourd'hui, 42 Grandes Loges américaines reconnaissent les Grandes Loges de Prince Hall et permettent les intervisites. Les 9 Grandes Loges qui ne reconnaissent toujours pas la maçonnerie de Prince Hall sont celles de Louisiane, d'Arkansas, du Mississipi, d'Alabama, de Georgie, de Caroline du Sud, du Tennessee, de Floride et de Virginie de l'Ouest (11). Tous des anciens Etats confédérés où l'esclavage était jadis pratiqué.

    _____________

    (1) J'emploie à dessein le terme "nègre" au lieu de "noir" même si l'usage de ce mot en France est devenu  péjoratif. D'abord parce qu'il ne l'a pas toujours été (cf. le courant littéraire et politique de la négritude créé dans l'entre-deux-guerre notamment par le poète Aimé Césaire et l'écrivain Léopold Sendar Senghor). Ensuite parce que c'est le terme qui s'approche le plus du mot utilisé par les maçons anglo-saxons, lesquels parlent de la "negro masonry".

    (2) Cette loge existe toujours. La petite ville de Melissa (un peu moins de 5000 habitants) se situe à l'est de Dallas.

    (3) A.G. Pitts, La question nègre au sein de la Maçonnerie américaine, La Lumière maçonnique, n°6, 1910, pp. 82 et suiv.

    (4) The Freemason's Chronicle, 24 septembre 1898, p.147.

    (5) The Freemason, 26 août 1899, p.433.

    (6) The Freemason, 21 juillet 1899, p.23.

    (7) The Freemason's Chronicle, op.cit., p.147.

    (8) Certains pensent que cette lettre est un faux. D'autres ne contestent pas l'authenticité de cette lettre mais rappellent que Pike y reconnaît expressément la légitimité de la maçonnerie de Prince Hall. Il a été également rappelé que Pike a remis tous les rituels du REAA aux dignitaires de Prince Hall pour que ces derniers puissent constituer leurs propres juridictions de hauts grades. Enfin, les liens entre Pike et le Ku Klux Klan n'ont jamais été établis.

    (9) A.G. Pitts, op.cit, p.83.

    (10) A.G. Pitts, op.cit, p.84.

    (11) En Virginie de l'Ouest, les noirs ne sont toujours pas admis à la Grande Loge de même que les personnes handicapées. En 2005-2006, sous l'impulsion du Grand Maître Franck Joseph Haas, une tentative de changement (connue sous le nom des "réformes Wheeling") a eu lieu mais elle s'est soldée par un échec. Haas s'est publiquement ému des pratiques discriminatoires de la Grande Loge. Il a été exclu de l'Ordre en 2007 pour diffamation. Haas a alors assigné la Grande Loge de Virginie de l'Ouest devant la Justice. Le 16 décembre 2010, Haas a été débouté par le jury du Comté de Kanawha. Il a dû faire appel à la générosité des frères pour faire face à ses frais de justice (près de 30000 dollars). Son combat courageux continue.