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satire

  • Ne faites pas le con !

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    wheaton2.jpgCe 29 juillet, c'est l'anniversaire de Wil Wheaton. Il fête donc ses 44 ans. Joyeux anniversaire Wil ! Mais de qui s'agit-il ? D'un acteur, blogueur, écrivain et activiste politique américain qui a inventé une loi dont il fait en ce moment la promotion aux Etats-Unis d'Amérique. Vu le contexte, je le comprends.

    Cette loi s'énonce sous la forme d'un impératif : don't be a dick ! Littéralement, ça signifie ne soyez pas une bite. En français, on le traduirait plutôt par l'expression familière: ne faites pas le con !

    La loi de Wheaton est loufoque et simple :

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    Pourquoi parler de la loi de Wheaton sur ce blog ? Parce qu'elle a fait l'objet d'un article très marrant sur le site maçonnique satirique The Past Bastard (Le Vénérable Connard).

    Ce site collaboratif et corrosif, animé par des FF américains, relaye la demande imaginaire d'une loge californienne visant à introduire la loi de Wheaton dans les usages maçonniques en général et dans le serment des récipiendaires en particulier !

    « Le Vénérable Joe Snow, de la loge Bienfaisance n°4 [à l'orient de Burbank, ville natale de Wheaton] et initiateur de la demande, a parlé avec le Vénérable Connard de la nécessité de modifier le rituel afin que la franc-maçonnerie soit une organisation plus accueillante : « Comme nous sommes initiés par degrés, nous sommes amenés à prêter un certain nombre d'obligations devant Dieu, mais pas une de ces obligations n'interdit explicitement aux frères de se comporter comme des cons vis-à-vis des autres membres de l'Ordre. Cela a pour conséquence que la franc-maçonnerie est remplie de Vénérables Maîtres grognons, de partisans de l'élitisme, de la stricte observance de la tradition, d'agents du racisme et du sexisme et de cordoniteux prêts à écraser ceux qui les entourent (...) »»

    Et de poursuivre :

    « Tout le monde parle de la nécessité de trouver le meilleur moyen de garder nos membres, mais il est difficile de les retenir quand nos propres frères sont ceux qui leur montrent la porte ! »

    Si l'on en croit le Vénérable Connard, il y aurait donc beaucoup de cons au sein de la maçonnerie américaine et dès lors, la baisse régulière des effectifs ne serait pas prête d'être jugulée.

  • Physiologie du franc-maçon

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    La franc-maçonnerie, avec ses rites et ses pratiques, suscite souvent l'amusement au dix-neuvième siècle. Les ouvrages sur le sujet abondent. Parmi ces livres, je voudrais signaler celui de Pluchonneau ainé publié aux éditions Charles Warée en 1841 et qui a fait l'objet d'une réédition en 1998 si je me trompe pas. Il s'intitule Physiologie du franc-maçon. Ce n'est pas ce qu'on pourrait appeler un ouvrage antimaçonnique, mais plutôt un ouvrage satirique. Si pour Pluchonneau l'admission dans une loge se résume en « quelques mots mystérieux, une peignée, des torgnoles et un charivari à rompre le tympan », il décrit les usages maçonniques et les moeurs des maçons comme un biologiste exposerait le fruit de ses observations (l'auteur a fait exactement pareil avec les marins - Physiologie du marin (1843) - et les esclaves des colonies - Physiologie des nègres dans leur pays (1842) - ouvrage dans lequel il préconise, avec Hippolyte Maillard, l'abolition progressive de l'esclavage).

    Voici en tout cas ce qu'il écrit au sujet du franc-maçon (pp. 17 et suivantes) :

    « Le franc-maçon, dans toute l'acception du terme, a de la religion mais il préfère la morale expliquée et parfois mise en pratique dans son temple, à celle de l'éloquence de la chaire évangélique.

    Les jours de séance sont pour lui des solennités ; aussi dès cinq heures du soir le voyez-vous à sa toilette ; il fait sa barbe, endosse l'habit noir de rigueur, donne lui-même un coup de brosse à ses bottes, relève le col de sa chemise, embrasse sa famille en lui disant : « Je vais en loge, nous avons aujourd'hui une question de haute importance à traiter. » Et il part malgré les observations de sa femme que ces absences réitérées n'amusent pas toujours.

    Chemin faisant, il heurte tout le monde car il ne distingue pas les objets et prépare son discours, connaissant les propositions qui doivent être émises dans la réunion, et il arrive sur les marches du temple, croyant dans sa bonne foi à l'influence qu'il aura pour détruire les abus de la congrégation ou les destinées du monde. »

    C'est tellement bien vu, écrit et senti, que je me demande si le facétieux Pluchonneau n'a pas été maçon. Il décrit en tout cas admirablement le sentiment d'euphorie que l'on peut éprouver avant la tenue, quand on est dans l'attente de retrouver son atelier et ses frères, quitte parfois à leur prêter une influence fantasmagorique sur le cours des choses. Ça sent un vécu que n'altère pas la conclusion de l'ouvrage (pp.117 et suiv.) :

    « (...) si la Maçonnerie symbolique est belle par le bien qu'elle fait en secret, les aumônes qu'elle répand, fruit de ses collectes à chaque tenue, elle a aussi son côté ridicule et ses déceptions.

    Le ridicule qui s'y rattache, c'est qu'on ne comprend pas que des hommes sérieux, dont l'intelligence et le temps seraient mieux employés dans l'industrie qu'ils professent que dans une séance de la loge, puissent assister hebdomadairement, et cela pendant quatre à cinq heures, au débat d'une question futile qui ne changera ni les hommes ni les principes, qui n'établira rien et dont la solution, au moment de se séparer, est tout entière en ces mots :

    « Nous examinerons cela attentivement à la prochaine séance dont le secrétaire rédigera le procès-verbal. »

    En ce qui concerne les déceptions, elles appartiennent toutes aux récipiendaires, qui croient puiser dans la Maçonnerie des renseignements surhumains, des révélations occultes, des principes de droiture et de vertu qui malheureusement ne s'y rencontrent pas toujours, car partout où il y a des hommes, il y a des passions ; et partout où il y a des passions, il y a de l'arbitraire et des fautes.

    Le chapitre des questions indiscrètes qu'il doit subir, n'est pas non plus le moins pénible pour le Franc-Maçon, obligé, qu'il est, de taire ce qu'il n'a pas dit, et de cacher ce qu'il n'a pas vu. Position fort pénible, car il en coûte d'avouer que l'on ne sait rien, et l'on préfère garder un silence mystérieux.

    Lecteurs, mes amis, tâtez-vous le pouls maintenant ; vous connaissez le fort et le faible de l'institution. Si le coeur vous en dit, courez à la rue de Grenelle-Saint-Honoré (1), puis quarante jours après, si l'on vous reconnaît sans peur et sans reproche, comme Bayard, vous serez initiés aux mystères de la confrérie. - Ainsi soit-il. »

    Pluchonneau écrit pour les profanes, mais dans quelle mesure n'écrit-il pas aussi pour lui ? Il y a en effet dans cette prose alerte et élégante juste ce qu'il faut d'ironie. L'auteur évite de colporter les fables relatives aux crimes, aux complots, aux messes noires qui font habituellement le régal des antimaçons. Il se contente de décrire une institution qu'il trouve étrange et décalée par rapport à son temps (eh oui déjà !). Les explications qu'il donne du fonctionnement d'une loge maçonnique sont souvent tirées par les cheveux. Elles demeurent malgré tout honnêtes et documentées dans l'ensemble. Pluchonneau se moque gentiment de l'apprenti maçon à travers le personnage fictif de Frédéric Badoulard, épicier parisien fraîchement initié au sein de la loge Les Trinosophes (2). Badoulard est gentil mais con. Il porte sur ses épaules le lourd fardeau d'une initiation qu'il n'a pas comprise. Badoulard, à peine initié, convoite déjà le grade de chevalier rose-croix, quitte à négliger son affaire au grand désespoir de sa femme Clotilde.  

    Bref, je vois dans la Physiologie du franc-maçon du bon Pluchonneau toutes les interrogations d'un homme qui donne l'impression d'être passé à côté de son initiation à force de s'épuiser à chercher une signification rationnelle aux usages maçonniques et un sens aux motivations des personnages dont il brosse les portraits. L'essentiel est ailleurs et réside dans le travail sur soi et dans l'importance que l'on accorde à son propre cheminement spirituel au sein de la franc-maçonnerie. Le côté léger et comique de l'ouvrage révèle donc son côté superficiel. C'est la raison pour laquelle ce livre est intéressant. Il témoigne de la vie maçonnique monotone sous la monarchie de Juillet.

    Pluchonneau ainé, Physiologie du franc-maçon, éd. Charles Warée, Paris, 1841. Dans le domaine public. Consultable et téléchargeable sur Gallica.

    _______

    (1) Ancien siège du Grand Orient de France.

    (2) La loge Les Trinosophes, fondée le 15 octobre 1816, était l'une des loges du Grand Orient les plus en vue au dix-neuvième siècle . Elle eut pour premier Vénérable Maître Jean-Marie Ragon de Bettignies dont je vous ai déjà parlé. Je me demande si la référence aux Trinosophes dans l'ouvrage de Pluchonneau n'est pas un indice que l'auteur ait pu appartenir à cet atelier.

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    Voici le testament (moral et philosophique) du brave Frédéric Badoulard. Comme le montre Pluchonneau aîné, la réflexion de Badoulard est terre à terre et désolante. Elle est cependant celle d'un petit commerçant libéral, généreux et attaché à liberté d'expression.

    « Testament de Frédéric Badoulard, épicier au Marais, rue Boucherat, 26.

    Aujourd'hui, etc., étant sain d'esprit et pas trop rassuré pour mon pauvre corps, j'ai écrit de ma main propre et signé de ma griffe, mes dernières dispositions au cas où je ne sortirais pas en entier du guêpier où je me suis fourré.

    Art. 1er. Je lègue à ma bonne Clotilde tout le chicorée qui se trouve dans mon magasin.

    Art. 2. A ma fille Lucrèce que je veux qu'on élève par la douceur, tout mon sucre candi et mes oranges du Portugal.

    Art. 3. A mon ami Alphonse Duperrier, mon parrain à la loge, le reste de mes dragées et un baril d'harengs saurs, sachant combien il aime ce poisson de mer quand il est frais.

    Art. 4. En ce qui est de liqueurs, et voulant reconnaître l'utile intervention du Journal des Débats dans le système actuel, je lègue mon esprit aux rédacteurs de sa politique.

    Art. 5. Tout mon raisiné sera pour les tartines de la Presse. »

  • Les processions maçonniques publiques

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    Les guildes et autres corporations avaient l'habitude d'organiser des processions au Moyen Age. Généralement ces processions avaient lieu lors de la fête du saint patron du métier concerné. En ce qui concerne les maçons, les processions étaient organisées le jour de saint Pierre (29 juin), de saint Thomas (3 juillet) ou de saint Benoît (le 11 juillet). Les tailleurs de pierres, eux, fêtaient la saint Claude le 6 juin. Dans certains endroits d'Europe, il arrivait que toutes les guildes se réunissent pour défiler le 24 juin dans les rues avant l'office religieux le jour de saint Jean le Baptiste. On notera que cette période de l'année est proche du solstice d'été dans l'hémisphère nord. Les jours avoisinants le solstice d'été sont les plus longs de l'année. Ils sont la source de nombreuses célébrations dans différentes cultures au cours de l'histoire.

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    Dès ses origines, la franc-maçonnerie spéculative a intégré les processions publiques comme pour témoigner de sa filiation, sinon historique du moins spirituelle, avec la franc-maçonnerie opérative. De 1721 à 1728, la Grande Loge de Londres organisait deux processions par an dans les rues de la capitale britannique. La première avait lieu le 24 juin pour la saint Jean le Baptiste (solstice d'été), la seconde le 27 décembre pour la saint Jean l'évangéliste (solstice d'hiver). Les frères défilaient, dûment décorés, de Queen's Arms à Stationer's Hall dans le quartier de la cathédrale saint Paul. Ce qui représentait quand même un parcours d'environ six kilomètres, soit une heure et demie de trajet en marchant tranquillement. A partir de 1728, des coches et des chars furent introduits et les jours des processions changèrent quelque peu. Des processions eurent quelques fois lieu le 30 janvier, jour du souvenir de l'exécution du roi Charles 1er. En 1734 on agrégea une fanfare pour la première fois à une procession. En 1739, il y eut même trois fanfares dans le cortège.

    2194798522.jpgCeci dit, l'expression publique de la maçonnerie, au travers des processions, n'a pas toujours été sans violences, notamment en Angleterre. Ainsi, il est établi que cinq processions maçonniques au moins furent perturbées par des processions burlesques, voire des bagarres : en 1724, le 19 mars 1741, le 27 avril 1742, le 2 mai 1744 et le 18 avril 1745. Les journaux de l'époque en témoignent.

    En 1724, William Hogarth a ainsi caricaturé la procession burlesque de l'ordre des Gormagons (ou Gormogons). La gravure s'intitule : The Mystery of Masonry brought to light by ye Gormagons (le mystère de la maçonnerie mis en lumière par vous, Gormagons). Cette gravure a été publiée le 3 décembre 1724 dans le Daily Post. L'ordre des Gormagons avait été fondé par le duc de Wharton, ancien Grand Maître de la Grande Loge de Londres en 1723, pour tourner en ridicule la franc-maçonnerie. L'ancien dignitaire avait voulu se venger de la jeune Grande Loge qui ne l'avait pas réélu à la grande maîtrise et lui avait préféré le comte de Dalkeith. Les Gormagons avaient pour objectif de dénigrer des maçons. Ils ne dédaignaient pas non plus de faire le coup de poing.

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    William Hogarth s'est inspiré des personnages du roman de Miguel de Cervantès, l'ingénieux Don Quichotte de la Manche, tels qu'il avaient été peints, quelques années plus tôt, par le peintre français Charles Antoine Coypel. Il existe beaucoup d'interprétations de cette gravure. Je n'en ai trouvé aucune qui me satisfasse pleinement. Certains croient même reconnaître le duc de Wharton derrière Don Quichotte et le pasteur Anderson à côté de l'âne Rucio, le dos courbé et la tête entre les barreaux de l'échelle. Ce ne sont que des hypothèses. Rien n'indique que le pasteur Anderson ait fait partie des Gormagons. Il n'était pas un obligé du duc de Wharton. Il n'était pas non plus connu pour des sympathies jacobites. On sait qu'il eut droit à des obsèques maçonniques en 1739 dont la presse britannique de l'époque se fit l'écho. Quant au duc de Wharton, celui-ci se lassa très vite de l'ordre fantaisiste qu'il avait fondé et il reprit très vite des activités maçonniques en Espagne et en France. Il devint d'ailleurs le premier Grand Maître de la franc-maçonnerie française en 1728. Ce qui montre que les relations entre les maçons britanniques et français étaient mal engagées depuis le départ...

    La procession du 19 mars 1741 a fait l'objet de satires et de caricatures. Les "mock masons" (les faux maçons, "faux" au sens où ils n'étaient pas opératifs) ont été moqués dans la presse comme en témoigne cette gravure publiée dans un journal dirigé par Anne II Dodd, fille d'Anne Dodd (une magnat de la presse de cette époque), avec un texte de Paul Whitehead et d'Henry Carey, Esq.

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    Et celle de George Bickham l'aîné.

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    Le 27 avril 1742, une procession maçonnique a été perturbée dans Londres par des plaisantins et des canailles. Elle a été immortalisée par la gravure satirique d'Antoine Benoist intitulée A Geometrical View of the Grand Procession of the Scald Miserable Masons (une vue géométrique de la grande procession des misérables maçons échaudés).

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    Le London Daily Post du 28 avril 1742 note à ce sujet :

    "Hier a eu lieu la fête annuelle de l'ancienne et honorable société des francs-maçons ; ils ont fait à cette occasion une procession de Brook street à Haberdasher's hall et ont offert un divertissement élégant et la soirée s'est achevée dans cette harmonie et cette décence propres à cette société. Mais quelque temps avant que cette société n'ait commencé sa chevauchée, de nombreux cireurs de chaussures et ramoneurs, etc., à pieds ou en chariots, l'avaient devancée en se livrant à un ridicule spectacle pompeux. Ils se sont rendus en procession jusqu'à Temple Bar en plaisantant sur les francs-maçons et en jetant, d'après que nous avons appris, une centaine de livres sterlings, ce qui a provoqué d'importantes bousculades."

    Les années suivantes donnèrent lieu à des confrontations. Les autorités incitèrent la Grande Loge d'Angleterre à abandonner cette coutume sans toutefois y parvenir. En 1744, des maçons et des anti-maçons furent même traduits en justice pour des troubles à l'ordre public. En 1745, quatre processions antimaçonniques ont été organisées pour contrecarrer la procession annuelle des maçons londoniens. Il y eut des bagarres. Finalement, ces échauffourées récurrents amenèrent la Grande Loge d'Angleterre à cesser les processions publiques annuelles dans les rues la capitale britannique à partir de 1747, sans toutefois les abandonner totalement mais en les limitant à des événements exceptionnels.

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    De nos jours, la tradition des processions maçonniques publiques demeure toujours bien vivante dans les pays anglo-saxons. Aux Etats-Unis en particulier où de grandes parades sont organisées régulièrement. Ces cortèges, généralement, ont lieu lors des fêtes d'ordre ou bien, parfois, lors d'une cérémonie de pose d'une première pierre (d'un temple maçonnique ou d'un bâtiment religieux). En Europe continentale, et plus particulièrement dans les pays de tradition catholique, cette pratique ne s'est jamais développée en raison de l'excommunication qui a frappé les francs-maçons dès 1738. Révéler son appartenance était risqué (notamment pour les prêtres membres de la fraternité). Les persécutions sous les régimes fasciste, nazi, franquiste, salazariste et vichyste n'ont évidemment rien arrangé. Les choses évoluent cependant à leur rythme. En France, il arrive ainsi de plus en plus fréquemment que les francs-maçons défilent publiquement en cordons et sautoirs à l'occasion de manifestations profanes à fort enjeu social (défense de la laïcité et du vivre ensemble, antiracisme, promotion des libertés publiques et individuelles, etc.) ou lors d'occasions particulières (par exemple, le premier mai, au cimetière du Père Lachaise, devant le mur des fédérés). Et encore ! Ces extériorisations sont essentiellement le fait des obédiences dites libérales et adogmatiques.