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populisme

  • Un monde s'effondre devant nos yeux

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    2946435243.jpgLe 3 mars dernier, je posais la question « Et si Trump l'emportait ? » :

    « A force d'être focalisés sur les débats franco-français (crise de l'agriculture, présence des migrants à Calais, multiples critiques du gouvernement et de son projet de réforme du code du travail, primaires à droite, montée du FN, etc.), j'ai l'impression que notre pays passe à côté d'un phénomène dont l'onde de choc, si elle se produit, sera infiniment plus importante que tous les problèmes hexagonaux réunis. Ce phénomène, c'est la victoire éventuelle de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine en novembre prochain. »

    9 novembre. Nous y sommes. La démocratie a parlé. Donald Trump l'a emporté contre toute attente. Le pire est désormais devant nous. Les Etats-Unis d'Amérique vont avoir pour président un provocateur démagogue, raciste et incontrôlable.

    Comment la société américaine va-t-elle bien pouvoir surmonter une campagne électorale aussi clivante ?

    Le monde entre dans une période des plus incertaines comme l'a noté cette nuit M. Gérard Araud, ambassadeur de France aux Etats-Unis sur son compte personnel twitter (il semble que le diplomate ait depuis effacé son twitt) :

    Vertige... C'est bien le mot...

  • Et si Trump l'emportait ?

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    Monde, Paix, Danger, etats-unis d'amérique, Donald Trump, Hillary Clinton, Barack Obama, Démocratie, Femmes, FascismeA force d'être focalisés sur les débats franco-français (crise de l'agriculture, présence des migrants à Calais, multiples critiques du gouvernement et de son projet de réforme du code du travail, primaires à droite, montée du FN, etc.), j'ai l'impression que notre pays passe à côté d'un phénomène dont l'onde de choc, si elle se produit, sera infiniment plus importante que tous les problèmes hexagonaux réunis.

    Ce phénomène, c'est la victoire éventuelle de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine en novembre prochain. Certes, nous n'en sommes qu'aux primaires. Les jeux ne sont pas encore faits. Beaucoup de choses peuvent se passer d'ici là. Cependant, force est de constater que ce qui n'apparaissait, hier encore, que comme une hypothèse des plus improbables, est en train, progressivement, de se confirmer. Il n'est pas incongru, désormais, d'envisager sérieusement que Trump soit le candidat du parti républicain à la Maison Blanche et qu'il ait de sérieuses chances de l'emporter.

    La vie politique américaine nous a habitués aux surprises et aux hommes inattendus. Je me souviens ainsi parfaitement de la première que j'ai entendu parler de Barack Obama dans les médias français. Ce devait être en 2007, quelques mois avant le lancement des primaires pour l'élection présidentielle de 2008. A l'époque, personne n'avait vu arriver cet homme à la quarantaine élégante, totalement inconnu en France. Il était évident, pour une majorité de commentateurs de l'époque, que sa couleur de peau et ses origines kényanes ne lui donnaient absolument aucune chance. Pour beaucoup, la candidature du sénateur Obama n'était qu'une candidature de témoignage comme le fut celle du pasteur Jesse Jackson. On a vu la suite...

    Fort de ce précédent, une victoire de Donald Trump est donc tout à fait possible si toutefois le parti républicain ne décide pas de l'écarter en regroupant les suffrages des délégués des autres candidats républicains en lice aux primaires. En effet, l'homme fait très peur y compris au sein de son propre parti ! Ce qui est paradoxal mais au fond parfaitement logique compte tenu des prises de position du turbulent milliardaire mégalomane. Je n'ai pas besoin de revenir sur ses déclarations publiques. Sa présence à la Maison Blanche serait assurément un cauchemar, une menace directe pour la paix du monde ainsi que la promesse d'une déstabilisation inquiétante et rapide du continent américain (son projet de mur à la frontière mexicaine est aussi délirant que le mur construit en Israël). Et je ne parle pas des conséquences sur les relations internationales, notamment avec les pays musulmans, qui risquent même de nous faire regretter Georges W. Bush. C'est dire... Autant remettre le destin du monde dans les mains d'un dangereux malade mental. Cela aurait le même effet. 

    Pour l'instant, j'ai le sentiment que nous vivons dans l'illusion que tout candidat démocrate sera en mesure de l'emporter face à Trump. Il semble, au moment où j'écris ces lignes, que Mme Hillary Clinton soit de loin la mieux placée. Oui mais Clinton est une femme. Et les préjugés machistes, y compris venant de la part d'autres femmes, ont la vie dure. Même aux Etats-Unis d'Amérique. En France, nous en savons aussi quelque chose alors que nous nous targuons abusivement de vivre dans le pays des droits de l'homme. Les femmes politiques font souvent l'objet de procès en incompétence et en faiblesse. Dès lors, même si les sondages paraissent favorables à Hillary Clinton, gageons que Donald Trump, s'il est désigné candidat du parti républicain, ne se gênera pas pour exciter les plus bas instincts et les préjugés les plus sexistes et mettre en doute les compétences de son adversaire. Ce grand malade égocentrique n'en est pas à une énormité près.

    Comment ne pas être inquiet de ce qui est en train de se passer de l'autre côté de l'Atlantique ?