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  • Critica Masonica. Extrême droite et ésotérisme

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    jean-pierre bacot,stéphane françois,christophe bourseiller,paul-eric blanrue,jean-pierre servel,jean-marc vivenza,joseph de maistre,martinès de pasqualy,louis-claude de saint-martin,jean-baptiste willermoz,gérard encausse,rené guénon,arturo reghini,julius evola,rudolf von sebottendorff,philippe baillet,extrême droite,franc-maçonnerie,glnf,godf,georges godinet,fabienne pichard du pageLe F∴ Jean-Pierre Bacot, rédacteur en chef de la revue Critica Masonica, a eu la gentillesse de m'envoyer le numéro spécial de janvier 2016 consacré à l'ésotérisme et l'extrême droite. Un sujet qui, à titre personnel, m'a toujours passionné. Ce numéro spécial a été entièrement rédigé par Stéphane François, politologue et historien des idées, qui étudie depuis des idées la nébuleuse des droites radicales en France et en Europe. Les principaux axes thématiques de recherches de Stéphane François portent sur l'étude politico-historique des droites radicales et plus particulièrement de la Nouvelle Droite, ce courant doctrinal protéiforme nourri depuis janvier 1968 à la fois par le Groupe de Recherche et d'Etudes pour la Civilisation Européenne (G.R.E.C.E.) et par le Club de l'Horloge. Stéphane François s'intéresse aussi aux sous-cultures que les droites radicales ont investi par un entrisme massif : le mouvement skinhead, la culture gabber aux Pays-Bas, le néo-paganisme, le racialisme völkish ou encore l'ésotérisme. C'est d'ésotérisme que François traite essentiellement dans ce numéro spécial de 170 pages de Critica Masonica dont voici le sommaire :

    • Introduction
    • Qu'est-ce que l'ésotérisme ?
    • L'antimodernisme d'extrême droite
    • La Nouvelle Droite et la « Tradition »
    • Tradition et extrême droite, le cas des éditions Pardès
    • Franc-Maçonnerie et extrême droite
    • Alexandre Douguine et l'extrême droite française
    • Néo-paganisme et nazisme
    • Des ovnis et des nazis
    • Au-delà du vent du nord : réflexions sur le paganisme d'extrême droite
    • L'extrême droite, le nordicisme et les indo-européens
    • Y a-t-il une culture d'extrême droite ?
    • Conclusion.

    Comme le souligne la revue Critica Masonica dans la présentation de ce numéro spécial, chacun des articles rédigé par Stéphane François a fait l'objet d'un livre à part entière. Le lecteur pourra donc éventuellement regretter que tel ou tel aspect d'un thème n'ait pas été suffisamment développé. Mais que le comité de rédaction de Critica Masonica se rassure ! Ce numéro spécial est absolument passionnant. Je crois que sa réussite majeure tient précisément à l'esprit de synthèse de Stéphane François. L'auteur écrit sans fioritures. Ses articles sont rédigés clairement. Il parvient à vulgariser et clarifier des concepts parfois ardus que l'usage tend à confondre allègrement (ésotérisme, occultisme, tradition). Les notes de bas de page sont abondantes et contiennent toutes les sources qui permettront au lecteur d'approfondir le sujet s'il en ressent la nécessité.

    Stéphane François aide le lecteur à mettre en perspective toutes ces idées politiques d'extrême droite et à les inscrire dans une dynamique historique (rejet des Lumières au profit de l'illuminisme, nostalgie de l'ordre ancien ou d'un âge d'or perdu, rejet de la modernité, obsession de la décadence, culte de la tradition primordiale, croyance en une histoire cyclique, croyance en un ethno-différentialisme aboutissant souvent au racisme, croyance en la possibilité de former une élite spirituelle susceptible de guider la société, rejet de la quantité, détestation de la démocratie, etc.).

    Les lecteurs réguliers et fidèles du blog « 3,5,7 et plus » connaissent déjà un peu ces notions que j'ai abordées – certes de façon succincte – dans des notes consacrées à René Guénon dont l'oeuvre exerce toujours aujourd'hui une sorte de magistère moral en franc-maçonnerie (notamment en France, en Italie et en Espagne) pour des raisons qui m'ont toujours paru étranges. Bien évidemment, j'ai lu l'article consacré à la franc-maçonnerie et l'extrême droite. Après avoir rappelé l'existence d'un fort antimaçonnisme d'extrême droite (notamment catholique romain), Stéphane François montre qu'il existe aussi depuis l'origine, au sein de la franc-maçonnerie, un vieux courant antimoderne fondé sur la notion de « tradition primordiale », d'initiation transmise de maître à disciple au sein de structures initiatiques régulières. Cette vision de la franc-maçonnerie, essentiellement religieuse et hostile à toute sécularisation, s'inscrit dans le sillage de penseurs et d'idéologues, francs-maçons ou non et plus ou moins importants, tels que Joseph de Maistre, Martinès de Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin, Jean-Baptiste Willermoz, Gérard Encausse, Joséphin Peladan, René Guénon, Arturo Reghini, Julius Evola, Rudolf von Sebottendorf et, plus récemment, Jean-Marc Vivenza dont certains ouvrages ont été pubiés aux éditions Pardès fondées en 1982 par Georges Godinet et Fabienne Pichard du Page (cette maison d'édition du « traditionnalisme-révolutionnaire » a par exemple publié tous les ouvrages du théoricien fasciste Julius Evola traduits par Philippe Baillet).
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    Stéphane François reste cependant à un niveau d'observateur et d'universitaire. Il y manque peut-être – comment dire ? – l'expérience qui permettrait de donner un peu de vie à son analyse. A moins qu'il ne s'agisse, pour lui, d'éviter les ornières des polémiques stériles (ce que je peux comprendre tout à fait). Pour ce faire, je conseille de doubler la lecture du numéro spécial de Critica Masonica par celle du petit livre-témoignage de Christophe Bourseiller, spécialiste lui aussi des milieux undergrounds, marginaux et extrémistes, intitulé « Un maçon franc. Récit secret » (éditions Alphée). Le témoignage de Bourseiller permet, à mon avis, de compléter utilement les développements théoriques de Stéphane François.

    Dans cet ouvrage publié en 2010, Bourseiller revient sur ses années passées au sein de la Grande Loge Nationale Française (G∴L∴N∴F∴) dans une loge qu'il n'hésite pas à qualifier de fasciste et de profondément influencée par les idées de Guénon et d'Evola. Il raconte ses expériences et pérégrinations au sein d'une obédience sectaire, obsédée par la pureté de la régularité, qui se définit elle-même comme un ordre et interdit toujours à ses membres de fréquenter d'autres loges ne relevant pas de sa juridiction. Christophe Bourseiller raconte sa visite d'une loge évolienne qui a chassé toute référence hébraïque de son rituel. Il raconte sa visite d'une loge d’aristocrates où l'on glose entre soi sur les vertus de la noblesse. Il fréquente aussi des loges du régime écossais rectifié où l'on exige des postulants qu'ils soient baptisés et défendent la sainte religion chrétienne. Il y pratique le rite émulation où la tenue s'apparente à un office religieux. Surtout, il se rend compte que la G∴L∴N∴F, qui prétend chasser la politique de ses temples, chasse en réalité de ses rangs toute pratique démocratique et toute idée de modernité. Il est évident, selon lui, que la G∴L∴N∴F∴ est profondément travaillée par les idées de la Nouvelle Droite que Stéphane François analyse brillamment dans Critica Masonica.

    Christophe Bourseiller fait état de la présence de ce courant d'extrême droite au sein de la G∴L∴N∴F∴. Cette présence s'est doublée d'un recrutement massif et aveugle, à partir des années 80 et 90, qui a abouti au développement d'un affairisme incontrôlé. C'est ce système qui a fini par éclater sous la grande maîtrise de François Stifani en 2010. Ce système est-il en train de se reconstruire après l'éviction de Stifani ? Certains le pensent et estiment que tous les malheurs de la G∴L∴N∴F∴ ne peuvent évidemment avoir pour unique cause l'action d'un seul homme. D'autres relèvent que l'actuel Grand Maître, Jean-Pierre Servel, a défendu une vision clairement guénonienne de la franc-maçonnerie en tenue de grande loge, lors de l'installation de François Stifani en 2007. Enfin, comment ne pas s'interroger sur la participation surprenante de ce même Jean-Pierre Servel à un « documentaire » sur la franc-maçonnerie co-réalisé en 2015 par le sulfureux Paul-Eric Blanrue, proche des milieux négationnistes ?

    Il y a donc bien, qu'on le veuille ou pas, une présence active de l'extrême droite au sein de la G∴L∴N∴F∴ et dans certains cénacles maçonniques plus confidentiels, tout comme d'ailleurs il existe depuis longtemps, au sein du Grand Orient de France (G∴O∴D∴F∴), un noyau d'extrême gauche également très actif (notamment de sensibilité trostkiste). Ce qui ne laisse pas d'interroger sur le rapprochement surprenant de ces deux obédiences, l'année dernière, bien qu'il ne faille pas y voir, à mon sens, le résultat de l'action souterraine de ces courants politiques antagonistes (sinon on sombrerait évidemment dans un conspirationnisme de bas étage), mais plutôt une alliance circonstancielle d'appareils destinée à marginaliser les obédiences qui ont tenté l'aventure chimérique de la Confédération Maçonnique de France (CMF).

    Naturellement, comme le sommaire le montre, le numéro spécial de Critica Masonica ne se réduit pas à la seule franc-maçonnerie. De très nombreux aspects de l'ésotérisme d'extrême droite sont analysés par Stéphane François. Je conseille donc vivement la lecture de ce numéro spécial à toute personne désireuse d'en savoir davantage sur un thème qui demeure malgré tout relativement peu connu. Que la revue Critica Masonica et Stéphane François soient remerciés pour ce travail considérable de vulgarisation qui ne peut qu'inspirer l'admiration et le respect !

    ________

    Critica Masonica. Extrême droite et ésotérisme : retour sur un couple toxique. Numéro spécial janvier 2016. 170 pages. ISSN 221-278X. Prix public 20 €. Pour commander la revue au numéro ou pour s'y abonner, vous pouvez vous rendre sur le blog de la revue.

  • En surchauffe

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    Je ne pensais pas revenir sur la participation de Jean Solis au documentaire de Paul-Eric Blanrue et Julien Teil dont Géplu a fait un compte-rendu de visionnage le 20 novembre dernier sur son blog. J’ai déjà dit ce que j’en pensais a priori car oui, je le reconnais sans peine, je n’ai pas visionné le film, n’étant évidemment pas dupe de ses finalités. La qualité des auteurs et du casting m'ont suffit. La naïveté n'est pas non plus mon défaut majeur. De toute façon, je ne fais pas partie du public cible visé par les réalisateurs.

    J'aurais pu en rester là. Or, lors d'une recherche, je suis tombé sur une réaction de Jean Solis publiée sur son journal Facebook le 7 décembre 2015 et relayée par Paul-Eric Blanrue. Elle ne m'est pas personnellement destinée. Mais comment toutefois ne pas se sentir visé puisque je suis maçon, membre du G∴O∴D∴F∴ et de gauche ? Si j'en crois Jean Solis, j'appartiens donc à une fange de cons bien pensants qui détestent le dialogue. Bref, un gland de la troisième catégorie.

    france maçonnique.jpg

    Je me demande comment un homme à qui il est arrivé d'écrire des pages lumineuses, peut en être ainsi réduit à se comporter en grossier personnage et à caricaturer le G∴O∴D∴F∴ de la sorte (car tous les membres de mon obédience ne sont évidemment pas de gauche et encartés au parti socialiste). Manifestement, ce garçon fonctionne comme un moteur dont une durite a éclaté : il est en surchauffe. Où est donc passée la sérénité philosophique ?

    Je ne vais donc pas gloser outre mesure sur sa défense des auteurs de "La France Maçonnique" et sa charge contre Wikipédia. L'une et l'autre sont parfaitement grotesques. Qu'il me soit permis simplement de rappeler ici ce qu'Olivier Faye, Abel Mestre et Catherine Monnot, tous trois journalistes du Monde (horresco referens !), écrivaient le 1er novembre 2010 sur leur excellent blog Droite(s) extrême(s) à propos d'une pétition lancée en août 2010 par Paul-Eric Blanrue demandant l'abrogation de la loi Gayssot et la libération du négationniste néo-nazi Vincent Reynouard :

    "Il en est ainsi des pétitions. L’identité  des signataires est souvent au moins aussi riche en enseignements que l’intitulé. Paul-Eric Blanrue, compagnon de route de Dieudonné, militant issu de l’extrême droite, qui s’évertue à brouiller les pistes et se prétend désormais "chaveziste", a une obsession : l’abrogation de la loi Gayssot, qui a instauré  le délit de contestation de crimes contre l’humanité.

    Il s’y consacre depuis plusieurs mois sur les  sites internet participatifs- comme Le Post , où il a une page personnelle, ou Agoravox. Là où la donne est en train de changer, c’est qu’il s’est trouvé quelques "idiots utiles" pour parapher un texte, aux côtés de ce qui constitue un véritable Bottin mondain négationniste, Greciste et/ou nationaliste révolutionnaire, le tout complété par quelques "plumes" de Riposte Laïque dont l’ultra-laicisme de façade cache de moins en moins un alignement systématique et sans grande boussole sur la rhétorique de l’extrême droite "dure". On y retrouve aussi de nombreux étrangers (surtout Italiens, Belges, Suisses et Américains) issus de la Nouvelle Droite ou, pour certains d’entre eux, du néo-nazisme avéré."

    Ce que Robin D'Angelo et Matthieu Molard, journalistes au site web Streetpress, résument ainsi (cf. Le système Soral, éd. Calmann-Lévy, Paris, 2015, p. 77) : 

    "Contributeur régulier de la revue Historia, Blanrue est aussi l'un des principaux soutiens au négationniste Robert Faurisson."

    Ce ne sont pas des jugements de valeur. Ce sont des constats fondés sur des faits. Après c'est à chacun de se déterminer en conscience et d'agir comme bon lui semble. Il est donc aisé de comprendre pourquoi des "gens de gauche bien-pensants" (sic), invités à participer à ce documentaire, ont finalement préféré s'abstenir (du moins si ce que dit Solis est vrai car il ne donne aucun nom). C'est probablement parce que ces "bien-pensants" (ils apprécieront sans doute) ont eu tout simplement l'intelligence et la prudence de se renseigner avant. Ils ont pratiqué le "jugement d'évaluation" que Solis, dans un bel exercice d'introspection, qualifie de "satanique" (sic).

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  • "La France Maçonnique" : le retour

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    Mon compteur de visites s'affole depuis quelques jours. Grâce au F Géplu du blog de référence Hiram.be, j'en ai compris les raisons. Il semble que ma note sur le teaser n°2 du  documentaire "La France Maçonnique" (tremblez ! bonnes gens) ait fortement déplu à l'un de ses obscurs promoteurs qui tient un blog à la ligne éditoriale complotiste (la présentation est tortueuse, prenez une aspirine...).

    la-pieuvre-1924.png

    Merci en tout cas de cette publicité ! Je n'en attendais pas tant. Qu'il me soit permis d'y voir un retour de bon procédé car cela permet de faire croire qu'il y a une effervescence - que dis-je ? - une panique chez les francs-maçons... Comme si le documentaire allait révéler de terribles secrets... Comme si ma note donnait en quelque sorte l'alerte à la meute des "frères la gratouille" qui, dans l'ombre, contrôle tous les rouages de la société française (gniark... gniark...).

    Mon pauvre ami... si seulement tu savais... N'étant évidemment le porte-parole de personne et encore moins de mes FF et SS en franc-maçonnerie, je crains, hélas, de te décevoir, et de ne pas aller dans le sens de ta paranoïa, en te disant qu'il y a de très fortes chances, pour ne pas dire une quasi-certitude, que la sortie de ce film passe totalement inaperçue tant dans la société, que dans les milieux maçonniques, lesquels ont bien d'autres préoccupations que les considérations de Ratier, Dieudonné, Le Gallou, et compagnie.

    Sur le fond, tu qualifies mon article de puant, de diffamatoire et de délateur. Evidemment, rien de tel. Ma note se borne à constater brièvement le parcours politico-intellectuel des réalisateurs, puis des intervenants qui apparaissent dans l'extrait. Et le moins que l'on puisse dire est que la plupart de ces personnes ne sont pas connues pour la modération de leurs analyses et de leurs engagements publics. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je me suis étonné d'y voir figurer Jean Solis car j'ai de la considération pour l'auteur et l'éditeur. J'ai donc pris la liberté d'exprimer cet étonnement et mes doutes sur les orientations de ce documentaire.

  • Les curieuses fréquentations de Jean Solis

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    Nouvelle preuve de la vigueur de l'antimaçonnisme contemporain. Un deuxième extrait publicitaire du film antimaçonnique "Apocalypse France - La France maçonnique" a été publié sur le net. Tout un programme...

    Il est co-réalisé par Paul-Eric Blanrue (proche des milieux négationnistes) et Julien Teil (journaliste édité par la maison d'édition d'Alain Soral... il semble aujourd'hui en délicatesse avec son mentor). La sortie est prévue pour la fin de ce mois.

    On y entend quelques représentants de l'extrême droite.

    • Feu Emmanuel Ratier (ancien membre de la GLNF parait-il) décédé en août dernier, obsédé par les lobbies juif (pardon ! sioniste) et maçon.
    • Jean-Yves Le Gallou (ancien haut cadre du FN et du MNR qui a commencé au sein du G.R.E.C.E. dans les années 60).
    • Le pianiste Stéphane Blet alias Tau Ferenc (ancien franc-maçon, ésotériste multicarte, ami de Paul-Eric Blanrue et qui boit volontiers de la bière avec le délicieux Bruno Gollnisch). C'est lui qui considère que la franc-maçonnerie est un lobby sioniste déguisé (voir cette vidéo à 11'47). Ou du moins en a-t-il le sentiment et c'est la raison pour laquelle il en a démissionné (donc il est assez aisé de transpercer la pensée du bonhomme). Et ce d'autant plus qu'il s'est illustré, en juin dernier, sur Facebook par un commentaire posté sur la page d'Egalité et Réconciliation (l'officine de l'inénarrable Alain Soral antisémite notoire) à propos des excuses présentées à Israël par le PDG d'Orange Stéphane Richard. Un commentaire qui parle de lui-même (comme quoi, il faut toujours se méfier des traces qu'on laisse sur Facebook et Perltrees)...

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    On retrouve également dans ce documentaire d'autres joyeux drilles :

    • Pierre Hillard, idéologue d'extrême droite proche des milieux catholiques intégristes.

    Parmi cet aréopage qui laisse peu de doutes sur la ligne de ce documentaire, on trouve enfin assez curieusement une figure bien connue de la franc-maçonnerie : Benoit Laigre alias Jean Solis alias Tau Spontophoros alias Sa Béatitude Christian II Valentin. Je dis "assez curieusement" car je me demande bien ce que Solis, que je croyais mesuré, est venu faire dans cette galère (mais après tout, comme le dit la chanson, chacun fait ce qui lui plait).

    J'ai quand même malgré tout  un peu de mal à croire que l'on puisse accepter de participer à un tel documentaire sans s'interroger sur les conditions de sa réalisation et sur ses objectifs. Ou bien alors c'est qu'on en partage les finalités. Est-ce le cas de Jean Solis ? Honnêtement je n'en sais rien et n'ose le croire. Je déplore simplement de le retrouver au milieu d'un tel équipage.