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  • De la connerie en franc-maçonnerie

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    Un gentil lecteur s'est insurgé. Dans un mail, il me signale une évidence que je n'ai pas reprise dans ma note relative à la loi de Wheaton : la franc-maçonnerie française est aussi largement pourvue en cons. Je n'ai pas dit pas le contraire !

    De toute façon, la connerie a depuis longtemps tous les passeports du monde. Elle n'a généralement pas besoin de payer des passeurs et de se cacher pour franchir les frontières. Elle n'est pas nécessairement clandestine. On la retrouve souvent en pleine lumière, tirée à quatre épingles, dans les voitures, les avions et les trains, jusque sous les plafonds dorés des palaces ou des palais d'Etat.

    Je suis bien conscient que la connologie ou l'étude de la connerie est une discipline très complexe et piégeuse. Je ne revendique aucune compétence particulière dans ce domaine. Le risque majeur est bien entendu d'imputer la connerie chez les autres tout en cultivant soigneusement la sienne comme le jardinier voltairien cultive son jardin. Je suis le premier à reconnaître qu'il est tout à fait possible que j'en sois insidieusement frappé. 

    La connerie est également vaste. On la retrouve, à des degrés divers, dans toutes les activités humaines. C'est la raison pour laquelle la franc-maçonnerie en général et la franc-maçonnerie française en particulier n'en sont évidemment pas exemptes. Ne prenons pas de gants et reconnaissons honnêtement que la connerie peut aussi hélas porter un tablier. Je suis par exemple persuadé que chaque frère a au moins entendu une fois dans sa vie maçonnique l'affirmation suivante : 

    Chez nous, il y a des gens de toutes sortes, mais la proportion de cons y est malgré tout plus faible qu'ailleurs.

    Une connerie donc ! Oui, une connerie car personne n'a jamais tenté de déterminer sérieusement cette fameuse proportion. Le voudrait-on d'ailleurs que l'exercice serait voué à l'échec. Il faudrait en effet déterminer des critères forcément discutables et relatifs.

    Il faut donc simplifier. La vérité est qu'il y a des cons en franc-maçonnerie comme dans tous les milieux humains. En France, aux Etats-Unis et ailleurs. Ni plus ni moins. La vérité est que la connerie peut y apparaître plus concentrée ou plus ramassée comme dans tous les milieux fermés. Je veux dire par là que la connerie s'y remarque plus aisément que dans les milieux ouverts aux quatre vents, peut-être aussi parce que les francs-maçons se réclament des valeurs les plus nobles et utilisent souvent des mots lourds de sens que l'on n'entend guère couramment dans le monde profane (frère, fraternité, amour, tolérance, justice, etc.). Dès lors, quand les actes ne coïncident pas avec les pensées les plus élevées, la connerie se fraye inévitablement un chemin et peut apparaître dans toute sa splendeur.

    Ce que je dis n'est ni méchant ni cynique. C'est tout simplement la réalité des choses. Il faut savoir la regarder avec lucidité, c'est-à-dire littéralement avec de la lumière dans le regard. Sinon on devient comme ces naïfs, ces pleurnichards et ces déçus que la franc-maçonnerie traîne comme des boulets et qui en démissionnent parfois avec fracas parce qu'ils croyaient y trouver des sages et des saints. La franc-maçonnerie est un ordre initiatique. Ce n'est pas le monde des Bisounours. Les sages et les saints n'y ont jamais été nombreux. Il y en a pourtant qui ne font pas de bruit. Anonymes parmi les anonymes. On peut tomber inopinément sur l'un d'entre eux à la condition d'être moins accaparé par son petit nombril et ses petits scrupules de conscience. Il faut juste avoir la disponibilité d'esprit pour le merveilleux d'une rencontre.

    Je crois enfin avoir largement démontré sur ce blog que l'histoire permet de relativiser bien des choses et bien des déceptions. Ce que l'on déplore aujourd'hui s'est de toute façon déjà produit dans le passé sous d'autres formes, dans d'autres contextes, sous d'autres latitudes avec évidemment des protagonistes différents.

    Bref, il est illusoire d'avoir la prétention d'épuiser ce sujet complexe en une note. Je suis inévitablement contraint de schématiser. En maçonnerie, il faut retenir qu'il y a grosso modo deux formes de connerie : la connerie ésotérique et la connerie exotérique.

    La connerie ésotérique désigne celle qu'on réserve à la loge ou aux différentes arcanes obédientielles. Elle se transmet d'initié à initié. Elle est aussi diverse que les grades et les rites. Elle nous vient du passé et tend vers l'avenir. Par elle, nous sommes rattachés à la lignée de nos ancêtres, nos maîtres vénérés qui la formaient hier. J'en ai donné quelques exemples concrets ici, ou bien encore ici et  (liste non exhaustive).

    La connerie exotérique désigne celle que l'on exprime dans le monde profane. Elle se manifeste chaque fois que l'on oublie ses engagements et qu'on réagit à l'emporte pièce, c'est-à-dire comme un con. Sur les réseaux sociaux en particulier, elle s'exprime souvent de façon paroxystique. J'en ai donné des exemples concrets ici, ou encore ici et  (liste non exhaustive).

    Voilà, j'espère que j'ai pu rassurer mon honorable lecteur. Ceci dit, il faut prendre garde à ne pas tomber non plus dans l'auto-flagellation. Je rappelle qu'il y a des cons de toutes sortes et de toutes convictions. Sur ce petit blog, j'ai ainsi consacré de nombreuses notes aux antimaçons dont la connerie sûre d'elle-même et souvent brutale, est fascinante à étudier précisément parce qu'elle est sans limites. 

  • Et si Trump l'emportait ?

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    Monde, Paix, Danger, etats-unis d'amérique, Donald Trump, Hillary Clinton, Barack Obama, Démocratie, Femmes, FascismeA force d'être focalisés sur les débats franco-français (crise de l'agriculture, présence des migrants à Calais, multiples critiques du gouvernement et de son projet de réforme du code du travail, primaires à droite, montée du FN, etc.), j'ai l'impression que notre pays passe à côté d'un phénomène dont l'onde de choc, si elle se produit, sera infiniment plus importante que tous les problèmes hexagonaux réunis.

    Ce phénomène, c'est la victoire éventuelle de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine en novembre prochain. Certes, nous n'en sommes qu'aux primaires. Les jeux ne sont pas encore faits. Beaucoup de choses peuvent se passer d'ici là. Cependant, force est de constater que ce qui n'apparaissait, hier encore, que comme une hypothèse des plus improbables, est en train, progressivement, de se confirmer. Il n'est pas incongru, désormais, d'envisager sérieusement que Trump soit le candidat du parti républicain à la Maison Blanche et qu'il ait de sérieuses chances de l'emporter.

    La vie politique américaine nous a habitués aux surprises et aux hommes inattendus. Je me souviens ainsi parfaitement de la première que j'ai entendu parler de Barack Obama dans les médias français. Ce devait être en 2007, quelques mois avant le lancement des primaires pour l'élection présidentielle de 2008. A l'époque, personne n'avait vu arriver cet homme à la quarantaine élégante, totalement inconnu en France. Il était évident, pour une majorité de commentateurs de l'époque, que sa couleur de peau et ses origines kényanes ne lui donnaient absolument aucune chance. Pour beaucoup, la candidature du sénateur Obama n'était qu'une candidature de témoignage comme le fut celle du pasteur Jesse Jackson. On a vu la suite...

    Fort de ce précédent, une victoire de Donald Trump est donc tout à fait possible si toutefois le parti républicain ne décide pas de l'écarter en regroupant les suffrages des délégués des autres candidats républicains en lice aux primaires. En effet, l'homme fait très peur y compris au sein de son propre parti ! Ce qui est paradoxal mais au fond parfaitement logique compte tenu des prises de position du turbulent milliardaire mégalomane. Je n'ai pas besoin de revenir sur ses déclarations publiques. Sa présence à la Maison Blanche serait assurément un cauchemar, une menace directe pour la paix du monde ainsi que la promesse d'une déstabilisation inquiétante et rapide du continent américain (son projet de mur à la frontière mexicaine est aussi délirant que le mur construit en Israël). Et je ne parle pas des conséquences sur les relations internationales, notamment avec les pays musulmans, qui risquent même de nous faire regretter Georges W. Bush. C'est dire... Autant remettre le destin du monde dans les mains d'un dangereux malade mental. Cela aurait le même effet. 

    Pour l'instant, j'ai le sentiment que nous vivons dans l'illusion que tout candidat démocrate sera en mesure de l'emporter face à Trump. Il semble, au moment où j'écris ces lignes, que Mme Hillary Clinton soit de loin la mieux placée. Oui mais Clinton est une femme. Et les préjugés machistes, y compris venant de la part d'autres femmes, ont la vie dure. Même aux Etats-Unis d'Amérique. En France, nous en savons aussi quelque chose alors que nous nous targuons abusivement de vivre dans le pays des droits de l'homme. Les femmes politiques font souvent l'objet de procès en incompétence et en faiblesse. Dès lors, même si les sondages paraissent favorables à Hillary Clinton, gageons que Donald Trump, s'il est désigné candidat du parti républicain, ne se gênera pas pour exciter les plus bas instincts et les préjugés les plus sexistes et mettre en doute les compétences de son adversaire. Ce grand malade égocentrique n'en est pas à une énormité près.

    Comment ne pas être inquiet de ce qui est en train de se passer de l'autre côté de l'Atlantique ?