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jean-luc mélenchon

  • La question sociale selon Mélenchon

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    Je voudrais faire deux observations à l'attention des quelques fachos qui, via Twitter, consultent régulièrement mon blog parce qu'ils croient y déceler les éléments du grand complot anti-français qui les fait cauchemarder.

    1°) Ce n'est pas parce que je parle d'untel sur ce blog que celui-ci est nécessairement franc-maçon. Je le précise car certains paranoïaques d'extrême droite ont cru comprendre que Thomas Guénolé était franc-maçon suite à une de mes notes publiée récemment. Guénolé est-il franc-maçon ? Je n'en sais strictement rien et, très franchement, je me moque éperdument de le savoir. Cela n'ajoute rien à son intervention stimulante dans l'émission de Laurent Ruquier. De toute façon, si je dis que quelqu'un est maçon, la fachosphère pensera qu'il ne l'est pas parce que je le dis. Si je dis que quelqu'un n'est pas maçon, la fachosphère pensera qu'il l'est parce que je le dis. Donc, je lui laisse le soin de choisir au gré de ses fantasmes.

    2°) Il m'arrive aussi de parler de tel autre dont l'appartenance maçonnique est avérée, non parce que je l'ai dévoilée, mais parce qu'elle est de notoriété publique et que l'intéressé n'a jamais cherché à la cacher. Mais en même temps, ce n'est pas parce que je parle d'un franc-maçon, quel qu'il soit, que je partage nécessairement ses idées. Nous avons certes en commun une démarche philosophique et des valeurs, mais nous pouvons tout à fait diverger sur plein d'autres sujets. C'est le cas du FJean-Luc Mélenchon pour lequel je n'ai jamais voté alors que lui et moi appartenons pourtant à la même obédience (le G∴O∴D∴F∴ ). Son positionnement  politique hostile à l'Union européenne en général et à l'Allemagne en particulier, ses relations conflictuelles avec ses anciens amis politiques, ses analyses économiques et sa bienveillance à l'égard de l'extrême gauche dont il est issu, ne m'ont jamais attiré. Je lui reconnais cependant une force de conviction, un art de la tchatche, une liberté de ton et une passion qui font de lui un homme attachant malgré sa vision binaire du réel. C'est cela la magie de la franc-maçonnerie : réunir ce qui est épars, réunir des hommes qui ne pensent pas forcément pareil.

    Ces deux observations étant faites, je voudrais maintenant signaler cet extrait d'une intervention de Mélenchon en date du 7 octobre dernier. Elle tranche avec le discours dominant au sujet du conflit social à Air France. Mélenchon parle de la violence visible toujours plus efficace que la violence qui ne se voit pas. Il rappelle aussi des évidences que l'on ne dit pourtant pas assez et qui expliquent les débordements auxquels on a assisté. Perdre son emploi engendre en effet tout un ensemble de problèmes sur lesquels on insiste rarement : dépression, suicide, divorce, éclatement des familles, déclassement social, marginalisation, etc. Il souligne également la pauvreté du débat public focalisé non sur la question sociale mais sur ce qu'il appelle des leurres comme par exemple le destin de Madame Le Pen ou les musulmans.