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france

  • Vacances

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    Sans titre 1.jpgIl est temps, pour moi, de prendre quelques jours de vacances en famille après une année maçonnique quelque peu mouvementée et chaotique. Avant de prendre congé de vous, je vous propose une petite vidéo consacrée à une photo qu'un frère, que je connais bien, m'avait fait la surprise de me transmettre. Lorsque j'en ai préparé le commentaire, j'ai été saisi par une douce et tranquille nostalgie. 

    A ce propos, si vous avez, vous aussi, des petites archives, des photos, etc., sachez que ça m'intéresse, non que j'en fasse nécessairement quelque chose mais parce que je trouve que, parfois, elles en disent plus qu'un livre.

    Bref, bonnes vacances si vous avez la chance d'en prendre. Pour les autres, bonne reprise ou bon courage !

    Prenez soin de vous.

  • Un frère du temps jadis

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    Commentaires sur un daguerréotype d'un franc-maçon non identifié portant un sautoir de chevalier rose-croix entre 1845 et 1855.

  • Une scène touchante

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    "Puissent tous les hommes se souvenir qu'ils sont frères" (Voltaire). Voici une photographie touchante de la première guerre mondiale : des frères allemands, mobilisés sous les drapeaux, forment en 1914 une chaîne d'union dans le temple de la loge saint-quentinoise Justice & Vérité.

  • Le grand Victor et la franc-maçonnerie

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    youtube.jpgLe Blog 357 compte 340 abonnés. C'est magnifique - merci à vous - mais probablement très modeste par rapport à d'autres blogs maçonniques. Peu importe. On n'est évidemment pas dans une compétition.

    Le blog compte aussi plus de 80 abonnés à sa chaîne Youtube. C'est un début !

    J'envisage d'enrichir ce nouvel espace virtuel en proposant des versions vidéos de notes déjà publiées. 

    N'hésitez pas à en parler autour de vous !

    Dans la vidéo ci-dessous, je reviens sur les rapports entre Victor Hugo et la franc-maçonnerie. 

  • Jean Baylot, maçon et anticommuniste

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    youtube.jpgPour ceux d'entre vous qui ne le sauraient pas, je signale que le blog 357 et plus possède sa chaîne sur la plate-forme de streaming Youtube. Vous pouvez vous y abonner si vous le souhaitez.

    J'y propose divers contenus à la qualité tout à fait inégale ayant un lien direct ou indirect avec la franc-maçonnerie. Le rythme de publication y est très irrégulier.

    Dans la vidéo ci-dessous, je reviens sur une personnalité de l'histoire maçonnique française du XXe siècle : Jean Baylot

    Il s'agit la version vidéo d'une note que j'avais consacrée à cet homme engagé qui n'a jamais laissé de marbre ses contemporains. Jean Baylot avait des opinions bien tranchées. Il avait fait des choix clivants. Il était donc soit admiré soit détesté. Impossible en effet de rester de marbre et indifférent devant cet homme de réseaux un brin énigmatique. Etait-il bon ? Etait-il méchant ? 

    A vous de faire votre opinion.

  • 1717 et la « stratégie Steve Jobs »

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    chroniques d'histoire maçonnique,revue,france,histoire,andrew prescott,susan sommersL'année 2017 s'achève bientôt et avec elle, les commémorations du tricentenaire de la naissance de la franc-maçonnerie spéculative. Ce tricentenaire a notamment été marqué, on le sait, par une remise en cause de ses fondements même puisque l'historiographie maçonnique anglo-saxonne a connu de nouveaux développements annoncés par Roger Dachez en octobre 2016. Je m'étais permis d'ailleurs d'en relativiser la portée

    La dernière livraison des Chroniques d'Histoire Maçonnique fait justement le point sur ces nouveaux développements. Cécile Révauger a ainsi consacré une contribution aux travaux de recherches d'Andrew Prescott et de Susan Mitchell Sommers. Ces travaux sont fondés d'une part, sur une étude attentive des mémoires de William Stukeley et d'autre part, sur une analyse d'un manuscrit appartenant aux archives privés de la loge Antiquity n°2 à l'orient de Londres (cf. « L'émergence de la Grande Loge d'Angleterre », Chroniques d'Histoire Maçonnique, n°80, été automne 2017, pp. 19 et suivantes). Il ressort de cette contribution que la Grande Loge d'Angleterre, selon Prescott et Sommers, n'aurait pas vu le jour au cours de l'année 1717 mais en 1721. Le pasteur James Anderson aurait modifié la datation dans l'édition des Constitutions de 1738 probablement à la demande de la Grande Loge d'Angleterre. Cette falsification des dates aurait permis à plusieurs de ses membres (Anthony Sayer notamment) de demander une aide financière et à la Grande Loge d'Angleterre de revendiquer une ancienneté plus grande que les Grandes Loges d'Ecosse et d'Irlande. 

    Je n'ai pour ma part rien relevé de décisif dans la fort intéressante contribution de Révauger qui puisse invalider avec certitude d'une part, la réunion de quatre loges londoniennes, en 1716, à l'Auberge du Pommier (Apple Tree Tavern) et leur décision de se constituer en Grande Loge pro tempore (pour un temps limité) ; et d'autre part, leur réunion, un an plus tard, le 24 juin 1717, à l'auberge l'Oie et le Grill (At the Groose and the Gridiron) pour pérenniser ladite Grande Loge et porter Anthony Sayer à sa tête. Cécile Révauger signale à cet égard que Prescott et Sommers ne sont pas parvenus à identifier précisément l'auberge The Apple Tree et qu'en l'absence de toute documentation à son sujet, ils doutent de son existence même (cf « L'émergence de la Grande Loge... », op.cit., p.24). Est-ce si étonnant de se heurter à de telles difficultés de localisation alors que le centre de Londres a été entièrement détruit en 1666 et qu'en Angleterre, noblesse et gentry, ont ensemble refusé tout document fiscal cadastral ? Le mot « cadastre », emprunté au français, n’est d'ailleurs apparu qu’en 1804 dans l’Oxford English Dictionary. (cf. Mireille Touzery, « Cadastres en Europe à l'époque moderne. Modèles continentaux et absence en Angleterre », in De l'estime au cadastre en Europe - L'époque moderne, actes colloque des 4 et 5 décembre 2003, IGPDE, 2007). En France, l’histoire du cadastre est liée au renforcement de l’État face aux volontés contraires des conservateurs et des citoyens-propriétaires. La Grande-Bretagne, au contraire, n’a pas voulu se doter de cet instrument qu'Adam Smith estimait, en 1776, plus nuisible qu’utile au contribuable (cf. Adam Smith, La Richesse des Nations, Livre V, Chapitre 2). Quant aux fonds de commerce, aux noms commerciaux, ils ont toujours été extrêmement changeants. Les registres du commerce n'existaient pas, rendant quasiment impossible toute traçabilité.

    Il n'est pas non plus a priori anormal de constater l'absence de documents d'époque confirmant cette période de gestation (1716-1721). Après tout, cette communauté maçonnique embryonnaire de quelques dizaines d'individus a fort bien pu passer inaperçue à Londres pendant quatre à six ans et pratiquer une tradition essentiellement orale dans le but de protéger les secrets de la franc-maçonnerie jusqu'à ce que la Grande Loge décide finalement de s'extérioriser en organisant, chaque année, deux processions maçonniques publiques à partir de 1721 et d'édicter les minutes de ses travaux à partir de  1723. Considérons les serments au grade d'apprenti tels qu'ils sont repris dans la plupart des rites. Peut-on véritablement s'étonner de cette absence d'archives ou de sources documentaires quand le nouvel entré en loge promet ou jure de ne rien graver, buriner, tracer ou sculpter ?

    Si la réunion du 24 juin 1717 n'avait jamais eu lieu, on peut aussi supposer que des contemporains d'Anderson n'auraient pas manqué de le relever et de le dénoncer. Ces contemporains auraient sans doute également dénoncé la supercherie d'Anthony Sayer si celui-ci avait effectivement usurpé le titre de premier Grand Maître de la Grande Loge et revendiqué une fausse ancienneté d'appartenance dans le simple but d'obtenir une aide financière de l'obédience. La vénalité présumée de Sayer me paraît aussi grotesque que celle que l'on prête à Anderson. Elle semble s'inscrire dans une volonté d'amoindrissement du rôle respectif de ces deux personnages. En présentant Sayer et Anderson comme des hommes intéressés ou aux ordres, on jette implicitement le discrédit sur les conditions de fondation de la franc-maçonnerie spéculative dite des modernes et on conforte a posteriori une histoire au service de la maçonnerie spéculative dite des anciens attachée au théisme, c'est-à-dire à la révélation divine gravée dans le marbre des landmarks. Enfin, j'ai l'impression que les historiens, obnubilés par ces problèmes de dates et d'absence de sources documentaires, ont fini par perdre de vue ce qu'Anderson a dit du 24 juin 1717. Et qu'a-t-il dit ? Que les frères francs-maçons décidèrent ce jour là de choisir un Grand Maître parmi eux jusqu'à ce qu'il aient l'honneur d'avoir un frère noble à leur tête, c'est-à-dire jusqu'à ce que la jeune Grande Loge puisse se trouver un protecteur et espérer ainsi pérenniser ses activités. Ils trouvèrent ce frère noble dans la personne du duc John de Montagu, quatre ans plus tard, après avoir eu, comme Grands Maîtres, les roturiers Anthony Sayer, George Payne et Jean-Théophile Désaguliers et à nouveau George Payne. D'où l'éclat particulier de la reconnaissance de Montagu par la Grande Loge le 24 juin 1721, événement semble-t-il relaté par la presse londonienne de l'époque.

    chroniques d'histoire maçonnique,revue,france,histoire,andrew prescott,susan sommersJe n'aborderai pas ici toutes les querelles dynastiques entre jacobites, stuartistes et hanovriens, non que j'en conteste la prégnance ou les influences sur les premières décennies de la jeune maçonnerie anglaise mais plutôt parce que mes connaissances, sur ce point, sont assez limitées et que je n'ai jamais vraiment eu le goût de m'y aventurer. Il faut dire qu'il est si facile de s'y perdre ! Je pense néanmoins qu'on leur accorde ordinairement trop de place. J'ai sans doute grand tort de le penser. Je voudrais simplement apporter un tempérament à l'analyse de Cécile Révauger lorsqu'elle semble réduire l'article deux des Constitutions d'Anderson à une condamnation implicite des notions tory d'obéissance passive au Souverain (cf. « L'émergence de la Grande Loge... », op. cit., pp. 27 et 28). En effet, je ne pense pas qu'il faille y voir une adhésion aux thèses de John Locke contenues dans son deuxième traité de gouvernement selon lesquelles le peuple a le droit de se rebeller contre le Souverain si celui-ci s'est placé dans un état de guerre contre lui en violant le contrat par lequel il s'est engagé à respecter son droit fondamental à la liberté et à la propriété. Car ce que le protestant John Locke avait défendu en 1690, l'anglican Thomas Hobbes l'avait déjà exposé en 1642 dans son ouvrage Le Citoyen (De Cive). En effet, Hobbes, qui passe abusivement pour le théoricien du despotisme, probablement à cause d'une lecture superficielle du Leviathan (1651), est en réalité le théoricien de la vie du citoyen obéissant aux lois faites pour assurer sa protection. Le citoyen a des droits et des devoirs que le Souverain, arbitre et garant, est à même d'apprécier et de faire respecter. Thomas Hobbes a été l'un des premiers à défendre l'idée que le Souverain ne peut obliger le citoyen à faire quelque chose qui compromettrait son existence sous peine d'aller au-delà de ses pouvoirs et de ses devoirs. Le contrat social a été établi pour que les hommes puissent vivre en paix. Le citoyen dispose donc du droit inaliénable de défendre sa vie et de résister, même contre le Souverain, si ce dernier veut la mettre en danger. A certains égards, Hobbes a fondé un droit de résistance et presque un droit de rébellion pour peu que le Souverain veuille imposer au citoyen de risquer sa vie quand ce dernier ne l'admet pas. Il faut rappeler que Thomas Hobbes avait pourtant défendu le roi Charles Ier contre les prétentions du Parlement au début des années 1640 et qu'il fut contraint de s'exiler onze ans en France à cause de cela. 

    Bref, le magistère que l'oeuvre de Hobbes a exercé sur la politique outre-Manche a sans doute été bien plus important et décisif que celui de Locke car Hobbes fut celui qui pensa résoudre les querelles religieuses en attribuant dans la personne du Souverain des prérogatives temporelles et spirituelles (cf. la gravure du frontispice du Leviathan ci-dessus où le Souverain au corps constitué d'individus formant les intérêts particuliers, tient dans une main l'épée et dans l'autre la crosse épiscopale). Il n'est pas inutile de rappeler que la reine d'Angleterre est toujours à l'heure actuelle chef de l'Etat et chef de l'église d'Angleterre et que la Grande Loge Unie d'Angleterre, elle-même, a toujours eu des relations privilégiées avec l'église d'Angleterre bien que celles-ci se soient distendues depuis une trentaine d'années.

    Les travaux de Prescott et Sommers marquent probablement une nouvelle étape de la compréhension des origines de la franc-maçonnerie en Angleterre. Je rejoins cependant Révauger quand elle dit que les thèses de Prescott et Sommers ne font que confirmer l'intuition de plusieurs historiens qui, contrairement à eux, n'étaient pas parvenus à réunir des preuves à l'appui de leurs travaux. Sur le fond, on peut se demander si cela change grand-chose. Les doutes se cristallisent en effet sur une petite période de quatre à six ans. J'ai donc un peu l'impression que l'on a cédé, en ce tricentenaire de la franc-maçonnerie, à la stratégie de feu Steve Jobs, le génial fondateur d'Apple et as mondialement reconnu du marketing, pour qui un détail ou une petite fonction supplémentaire d'un Iphone ou d'un Ipad devenait soudainement « révolutionnaire ». Cet habile procédé, qui donnait une large place à la révélation sensationnelle, devait susciter chez le consommateur un désir irrésistible de se le procurer (à des tarifs, eux, bien moins révolutionnaires). Avec les thèses de Prescott et Sommers, je trouve qu'on est peu dans la même stratégie. Des détails, certes importants j'en conviens, mais des détails tout de même, sont soudainement montés en épingle et présentés comme un véritablement bouleversement de l'histoire maçonnique. Ce qui paraît somme toute bien exagéré.

    chroniques d'histoire maçonnique,revue,france,histoire,andrew prescott,susan sommers, John Locke, duc de Montagu, James Anderson, George Payne, Jean-Théophile Désaguliers, Cécile Révauger, Andrew Prescoot, Susan Mitchell Sommers, Angleterre, 1717, 1721, tricentenaire, franc-maçonnerieJe signale à mes lecteurs la sortie du numéro 80 des Chroniques d'Histoire Maçonnique consacré au tricentenaire de la naissance de la franc-maçonnerie. Cette revue est celle de l'Institut d'Etudes et de Recherches Maçonniques (IDERM) et elle est éditée par Conform Edition où vous pouvez vous la procurer, voire vous y abonner, à un prix très démocratique. Ceux qui me lisent régulièrement, savent que j'apprécie cette petite revue qui propose, deux fois l'an, des études diverses sur l'histoire maçonnique. 

    Vous trouverez dans ce numéro, outre l'étude de Cécile Révauger, trois autres contributions remarquables.

    Pascal Dupuy, « Les royaumes de France et d'Angleterre en 1717 : regards croisés ».

    Roger Dachez, « Les premiers pas de la franc-maçonnerie française : retour sur les premières loges de Paris ».

    Philippe Langlet, « Les Constitutions de 1723 et leurs traduction en français ».

  • 3, 5, 7 et plus a trois ans

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    Le 30 octobre 2014, je mettais en ligne le blog 3,5,7 et plus. Il fête donc ses trois ans et compte aujourd'hui plus de 400 notes sur les sujets les plus divers concernant la franc-maçonnerie. Petit à petit, son audience s'élargit et les retours que j'ai, sont largement positifs. Ça m'incite donc à poursuivre l'aventure. 

    Je rappelle qu'il existe une infolettre. Elle permet aux lecteurs fidèles qui le souhaitent, d'être prévenus de la publication de toute nouvelle note par l'envoi d'un petit courrier électronique.

    Pour s'y inscrire, c'est simple et totalement gratuit. Il suffit de cliquer sur l'onglet infolettre et de se laisser guider ensuite.

    Attention ! une fois inscrit, il convient que vous confirmiez cette inscription en cliquant sur le lien contenu dans le message automatique envoyé à l'adresse électronique que vous aurez indiquée. Sans cette confirmation, votre inscription ne sera pas finalisée.

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    En pratique, les inscrits sont prévenus de toute mise en ligne d'une nouvelle note, une seule fois, généralement entre 9h00 et 11h00 (heure de Paris). 

    Vous êtes actuellement un petit peu plus de 300 abonnés.

    Merci à tous !

  • Etienne Pariset, le protecteur des animaux

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    pariset.jpgJe suis tombé par hasard cette semaine sur un reportage télévisé consacré à Etienne Pariset qui fut le premier président de la société protectrice des animaux (S.P.A.). Le Dr. Pariset est mort en juillet 1847. Il y a donc 170 ans.

    Ému par le sort des chevaux de trait qui sillonnaient le Paris industrieux du milieu du dix-neuvième sècle, Etienne Pariset décida de fonder la S.P.A. pour leur venir en aide avec le soutien d'autres médecins. La SPA, fondée le 2 décembre 1845, a depuis élargi ses activités à tout le genre animal.

    Comme souvent, il s'est inspiré de ce qui se faisait en Angleterre. Voici ce que l'on pouvait lire dans la presse de l'époque, trois jours à peine avant la fondation officielle de la SPA (cf. Le Journal des Débats Politiques et Littéraires, 29 novembre 1845) :

    « On lit dans un journal de Londres

    « La Société pour protéger les animaux contre les mauvais traitements a fait traduire devant la Lambeth Court, sur la dénonciation faite par un constable de police, le nommé John Brady, accusé d'avoir jeté un chat dans un égout et de l'avoir ensuite violemment frappé sur la tête lorsqu'il cherchait à se sauver. Il a été condamné à 60 schillings d'amende ou à quatorze jours de prison. On dit que la Société a réussi à décider les autorités belges à intervenir pour réprimer les mauvais traitements exercés sur les animaux. »

    Ce que l'on sait moins est que le docteur Etienne Pariset, membre et secrétaire perpétuel de l'académie de médecine, fut franc-maçon. Il appartenait à la loge Paix et Union à l'orient de Nantes. On le retrouve en tant que maître sur le tableau des membres de cette loge dressé le 29 messidor an XIII (18 juillet 1805). Je suppose que Pariset y a été initié quelques années plus tôt (Nantes était la ville de son enfance et de son adolescence). Pariset ne semble pourtant pas y avoir fait preuve d'une assiduité particulière. En effet, au début des années 1800, il vivait déjà à Paris et exerçait à l'hôpital de la Salpêtrière.

    On retrouve cependant son nom sur le tableau de cette loge jusqu'en 1813.