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françois koch

  • La GLFF honore le sexisme

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    240px-Eliane_Viennot_à_la_Wikiconvention_Francophone%2C_août_2016.jpgJe viens de lire sur le blog de François Koch l'interview de Mme Éliane Viennot, professeur (ou professeure, à moins qu'il faille écrire professeuse ?) de littérature française et historienne à l'Université de Saint-Etienne. La Grande Loge Féminine de France l'a honorée d'un prix pour avoir été à l'initiative d'un manifeste réclamant l'abolition de la règle grammaticale selon laquelle le masculin doit l'emporter sur le féminin. Un combat considérable donc... Aussi décisif pour l'avenir de l'humanité que l'écriture inclusive portée par certains pédagogues qui essaient aujourd'hui de l'introduire dans l'enseignement primaire.

    Mme Viennot voit du sexisme là où il n'y en a jamais eu. La règle dont elle demande la suppression a notamment été instituée pour pallier l'absence de genre neutre dans la langue française (genre qui existe en allemand par exemple). Il s'agit donc d'une règle grammaticale qui codifie les accords d'adjectifs et ne vise absolument pas à stigmatiser les femmes ! Il existe en effet suffisamment de moyens d'oppression plus expéditifs et efficaces que la grammaire... 

    Ceci étant dit, je voudrais relever ici la réponse de Mme Viennot à la question du journaliste de l'Express : « Que représente pour vous la franc-maçonnerie qui vous honore aujourd'hui ? ». Attention ça défrise.

    « Pas grand chose. Je ne sais pas ce que les francs-maçons y font. Ni si elle est puissante ou pas. Vis-à-vis de la franc-maçonnerie, je n’ai ni attirance ni hostilité. J’ai juste trouvé invraisemblable que le GODF devienne mixte parce que l’un de ses frères est devenu une sœur. Ce ne sont pas des arguments rationnels qui les ont convaincus : ils ont changé leur fusil d’épaule à cause d’un coup de bistouri. C’est insoutenable. D’autres grandes obédiences masculines demeurent mono-genres, comme quoi la lumière n’est pas parvenue à leur étage. »

    Renversant. Mme Viennot a beau ne pas penser grand-chose de la franc-maçonnerie, elle a malgré tout un avis tranché (au bistouri) sur le vote du Convent du GODF de 2010 qu'elle réduit de façon quelque peu caricaturale à la seule transsexualité d'Olivia C. (bien que ce fait divers chirurgical ait pu jouer un rôle, la « vraie-fausse mixité » du GODF procède en réalité de préoccupations plus statistiques que philosophiques et résulte d'un contexte particulier). Elle se permet en outre de faire passer la plus importante obédience maçonnique française, ultra majoritairement composée d'hommes, pour un repère de débiles (« la lumière n'est pas parvenue à leur étage » ; soit dit en passant, il doit certainement bien y en avoir quelques uns). Charmant n'est-ce pas ? Et quelle charge paradoxalement sexiste ! Imaginez simplement si un homme avait fait peu ou prou la même réponse... Que n'aurions-nous pas entendu à son sujet ? Vivement donc que les féministes deviennent enfin des hommes comme tout le monde (au sens de homo, hominis et non pas de vir, viris) !

  • Mieux vaut Attard que jamais ?

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    françois koch,isabelle attard,jean-michel baylet,godfLe député écologiste du Calvados, Mme Isabelle Attard, a publiquement accusé M. Jean-Michel Baylet d'avoir commis des violences graves sur une de ses anciennes collaboratrices. Les faits remonteraient à 2002 et auraient été classés sans suite par la justice. Pour le Parquet, il n'y aurait donc pas eu matière à poursuite. Qu'à cela ne tienne ! M. François Koch de l'hebdomadaire L'Express s'est saisi du sujet et y a consacré une note sur son blog. Voici ce que le journaliste écrit :

    « Jean-Michel Baylet, Ministre de l’Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales depuis février dernier, a été accusé par la députée Isabelle Attard, ex-EELV, d’avoir agressé physiquement une collaboratrice, accusation formulée en pleine séance de l’Assemblée nationale. Le ministre qui a présidé pendant vingt le Parti radical de gauche est une figure franc-maçonne du Sud-Ouest, membre du GODF. Il l’est l’un des deux frères du GODF du gouvernement Valls, avec Jean-Yves Le Drian (Valls lui-même ayant quitté l’obédience, comme Jean-Vincent Placé). »

    L'appartenance maçonnique de Jean-Michel Baylet est effectivement de notoriété publique. Et alors ? Que vient-elle faire ici ? Quel rapport y a-t-il entre les accusations de Mme Attard et l'appartenance de M. Baylet au Grand Orient ? Quelle valeur informative ce rappel ajoute-t-il aux affirmations de Mme Attard ? M. Koch se garde bien de l'expliquer. Se risquerait-il à faire systématiquement allusion à la confession religieuse de ministres cités dans des fait divers ? Imaginez le tollé qu'un tel procédé provoquerait !

  • Non, la mixité n'est pas l'oubliée de la franc-maçonnerie !

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    François Koch a remis le couvert une nouvelle fois au sujet de la mixité. Avec l'élégance qui le caractérise, le journaliste de L'Express écrit :

    "Il faudra sans doute des décennies pour que la mixité se développe réellement en maçonnerie. Le temps que les frangins vieillissants soient remplacés par des générations plus jeunes et réellement progressistes ou en phase avec la société… qui évolue plus vite que la maçonnerie (26,9% de femmes parmi les députés, et 25% chez les sénateurs)."

    Donc, selon le "spécialiste" ès maçonnerie de L'Express, il faut attendre que les vieux maçons crèvent et soient remplacés par de plus jeunes pour que la mixité finisse par s'imposer.

    Une fois de plus, Koch tire péremptoirement des conclusions sur une institution qu'il ne connaît qu'à travers les communiqués et les petites phrases de dignitaires interchangeables dont il fait son miel pour alimenter un blog qui est à la maçonnerie ce que la chronique des chiens écrasés est au journalisme d'investigation.

    Koch glose sur une mixité présentée comme "l'oubliée de la maçonnerie" avec pour objectif de caricaturer les francs-maçons et de les présenter comme des machistes rétrogrades ou encore comme des individus totalement déconnectés de la société française. 

    Je ne vais pas tirer davantage sur l'ambulance. Ça ne serait pas charitable. Je voudrais simplement lui rappeler qu'il existe, en France et en 2015, 23 obédiences ou fédérations de loges, du moins si je m'en réfère au site obédiences maçonniques.fr. Sur ces 23 obédiences ou fédérations de loges, plus de la moitié sont mixtes et/ou féminines !

    Comment dès lors Monsieur Koch peut-il écrire que la mixité est l'oubliée de la franc-maçonnerie ? Comment peut-il affirmer, devant une telle diversité d'obédiences maçonniques, que la mixité est méprisée en franc-maçonnerie ?

    C'est bien la preuve que le journaliste de L'Express ne sait pas de quoi il parle.

  • Le succès médiatique du G∴O∴D∴F∴ selon François Koch

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    Le 17 avril dernier, le journaliste François Koch publie une note sur son blog intitulée : C'est dans l'air : la Franc-Maçonnerie revient en politique ?

    Un passage m'a interpellé. Je le cite :

    Version actuelle :

    "Y a-t-il donc un retour de la Franc-maçonnerie en Politique? Pas vraiment, à mon avis. En revanche, un succès médiatique du GODF, sans conteste. Depuis 4 mois, la séquence apporte de la visibilité pour la première obédience française, même si c’est parfois pour des raisons dramatiques. Le 9 décembre, c’était le show télé de Daniel Keller, au Petit Journal. Exercice réussi. Puis le drame qui a frappé la France le 7 janvier. Parmi les victimes au siège de Charlie, deux frères du GODF : Bernard Maris et Michel Renaud. Le 11 janvier, des obédiences, dont le GODF, défilent dans la rue, avec leurs cordons. Et le 13 janvier,une conférence publique est organisée Rue Cadet sur le thème : Etre franc-maçon après le 7 janvier."

    Il n'y a rien qui vous saute aux yeux ?

    Lisez bien.

    Il n'y a vraiment rien qui vous heurte ou vous choque ? 

    Moi oui car si on suit le raisonnement de François Koch, le GODF semble avoir profité médiatiquement des attentats de janvier alors qu'il les a subis de plein fouet comme tout le monde en France et que deux de ses membres ont trouvé la mort.

    Comment peut-on y voir les éléments d'un "succès médiatique sans conteste" ?

    Je pense que le journaliste de L'Express, en professionnel avisé, s'est rendu compte après coup de sa maladresse. Il me semble d'ailleurs qu'il a modifié la version initiale de sa note à deux endroits. Il ne parle plus de "séquence vraiment bonne" mais d'une "séquence qui apporte de la visibilité". Il a ajouté "même si c'est parfois pour des raisons dramatiques." 

    Il se fait que j'avais copié-collé la version initiale de ce passage (celle du 17 avril) pour l'envoyer par mail à un F. Voilà comment elle était rédigée à l'époque (je mets en gras et en rouge la phrase qui a été depuis modifié par le journaliste) :

    Version initiale :

    "Y a-t-il donc un retour de la Franc-maçonnerie en Politique? Pas vraiment, à mon avis. En revanche, un succès médiatique du GODF, sans conteste.
    Depuis 4 mois, la séquence apparaît vraiment bonne pour la première obédience française. Le 9 décembre, c’était le show télé de Daniel Keller, au Petit Journal. Exercice réussi. Puis le drame qui a frappé la France le 7 janvier. Parmi les victimes au siège de Charlie, deux frères du GODF : Bernard Maris et Michel Renaud. Le 11 janvier, des obédiences, dont le GODF, défilent dans la rue, avec leurs cordons. Et le 13 janvier, une conférence publique est organisée Rue Cadet sur le thème :Etre franc-maçon après le 7 janvier."

    Le problème est que sa note, même retravaillée d'une façon plus heureuse, n'atténue pas le raisonnement. 

    On peut dire beaucoup de choses sur le GODF, bonnes ou mauvaises. On peut par exemple ne pas être d'accord sur sa "politique" d'extériorisation. Mais je trouve qu'il est profondément révoltant et injuste de mettre sur le même plan "le show" de Keller au Petit Journal de Yann Barthès et le drame du 7 janvier comme si ces deux faits, sans commune mesure et qui n'ont évidemment pas la même nature, formaient les éléments d'une seule et même séquence de 4 mois et participaient cyniquement au succès médiatique du GODF.  

    Conclusion ? François Koch s'est méchamment planté sur ce coup là.