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espagne

  • Albert Balagué, le roc

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    La photo ci-dessus est celle du frère Albert Balagué et a été prise durant une chaude soirée d'été dans la région nîmoise en 1998 ou 1999. Je voudrais dire quelque mots sur Albert Balagué. Il est né le 19 septembre 1919 à Barcelone (Espagne) dans une famille libertaire et franc-maçonne. Martin Marti, son grand-père maternel, était membre de la loge Lealtad et communiste libertaire. C'est donc tout naturellement qu'Albert Balagué est devenu militant anarchiste dès l'âge de 15 ans. Il a participé avec ses oncles aux premiers combats de la guerre civile contre les troupes franquistes au sein de la colonne Libertad, puis il a intégré au mois de décembre 1936 les Brigades Internationales au sein de la treizième BI Dombrowsky. Albert s'est battu à Guadalajara, Brunete, Teruel. Il fut blessé deux fois. Pendant sa convalescence, il a fait la connaissance d'André Marty et d'André Malraux.

    Lorsque les troupes républicaines ont été vaincues, Albert Balagué a été contraint de fuir. Il est passé en France le 21 février 1939 où il a été interné au camp d’Argelès comme de nombreux autres réfugiés espagnols. Son grand-père Martin Marti, lui, est mort assassiné par les franquistes sur son lit d'hôpital le 23 mars 1939. Quand la France déclara la guerre à l'Allemagne nazie, Albert Balagué s'est immédiatement engagé dans le onzième régiment de la Légion étrangère. Il a participé aux combats de mai et juin 1940. Il a été fait prisonnier en juin 1940 et interné au stalag XVII B. Il a été ensuite transféré le 28 novembre 1941 au camp de concentration de Mauthausen sous le matricule 4504 dont il n'est sorti que le 5 mai 1945. Quatre ans et demi d'enfer. Il y a côtoyé le jésuite Michel Riquet qui, quelques années plus tard, oeuvra en faveur du rapprochement de l'église catholique romaine et de la franc-maçonnerie.

    A la Libération Albert Balagué s'est installé à Nîmes où se trouvaient énormément de réfugiés politiques espagnols. Il a milité à l’Union rationaliste et aux Citoyens du monde et c'est dans ce cadre qu'il a rencontré des francs-maçons. Il a été initié en 1953 au sein de la loge nîmoise n°920 L'Arc-en-Ciel de l'Ordre maçonnique mixte international Le Droit Humain, puis il a rejoint en 1962 la loge L'Echo du Grand Orient. A la fin des années 1960, Balagué a effectué plusieurs voyages en Catalogne où il avait gardé des contacts avec le mouvement libertaire. Là-bas, il a contribué activement à la réorganisation clandestine de loges maçonniques et, grâce à des complicités au sein de l'administration des douanes françaises, il est même parvenu à y acheminer des armes.

    C'est au sein de la loge L'Echo du Grand Orient, où j'ai été initié en mai 1992, que j'ai fait la connaissance d'Albert Balagué. Comme j'étais très jeune, il me prit sous son aile sans chichi et sans blabla car Albert Balagué parlait un sabir franco-espagnol qui le rendait difficilement compréhensible. Il s'exprimait donc peu. Jeune apprenti, j'ai eu l'honneur que l'on me confie très vite le soin de dire quelques mots lors de la célébration de ses quarante ans de maçonnerie, en mai ou juin 1993, en présence du très illustre frère Rafael Villaplana Fuentes, Grand Commandeur du Suprême Conseil d'Espagne, et de nombreuses délégations maçonniques espagnoles et françaises. Je ne sais plus ce que j'avais dit d'une voix tremblante à cette occasion. Des banalités probablement. Je me souviens en revanche qu'Albert Balagué avait les larmes aux yeux parce qu'il n'en revenait pas que l'on ait pu penser à lui de cette façon. Il était gêné d'être le centre de l'attention. J'ai appris beaucoup plus tard que l'organisation de ce jubilé n'avait pas été une mince affaire. Certains vieux grincheux de la loge n'y auraient pas été favorables pour des raisons réglementaires. Et d'estimer qu'Albert Balagué n'avait pas quarante ans de présence effective et continue au Grand Orient de France... 

    Albert Balagué ne parlait pas de lui-même. En tout cas pas en public. Il n'aimait pas évoquer les luttes du passé. Il n'avait pas non plus l'esprit ancien combattant, toujours à la ramener avec ses guerres et ses morts. De temps en temps, il évoquait pudiquement quelques noms et alors son regard s'illuminait. La captivité à Mauthausen l'avait profondément marqué mais il n'était pas du genre à s'y apesantir. Il me donnait plutôt l'impression d'aimer la vie et le présent. Cet homme au visage buriné par les épreuves et les engagements était vraiment une force de la nature. C'était pour moi un roc indestructible, le genre de gars sur lequel on pouvait s'appuyer sans crainte et en toutes circonstances. Albert n'était pas un doctrinaire. Loin de là. Ce n'était pas le libertaire de salon qui faisait semblant d'avoir lu Proudhon et Bakounine et qui évoquait des révolutions qu'il n'avait pas faites. Je n'ai jamais parlé en tout cas de politique avec lui. Je suppose qu'il s'était adouci avec le temps et que la franc-maçonnerie n'avait pas été pour rien dans cette évolution personnelle. Je me souviens qu'il aimait dire :

    « Moi la maçonnerie, yé connais pas. Ma les maçons, yé connais. Y a beaucoup des cons hein. Ma y en a quand même des buons. C'est les buons maçons qui soun importants, qué l'on sé souvient. Pas les cons. Ça non. »

    Ou encore :

    « La maçonnerie yé connais pas. Ma les maçons si. C'est pour ça que yé n'ai yamais été déçou par la maçonnerie. Ma par les maçons si. »

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    Il m'avait raconté un jour comment on travaillait en loge dans l'Espagne franquiste et notamment à Barcelone. Les frères se réunissaient dans les grandes artères de la cité catalane, en plein jour, puis marchaient en petits groupes éloignés les uns des autres comme si de rien n'était. Et là, au sein des petits groupes, ils s'enseignaient à voix basse les tuilages des trois grades qu'ils avaient appris par coeur et se donnaient des nouvelles. C'est ainsi qu'ils procédaient aux initiations et aux augmentations de salaire. Le fait de travailler de cette manière sur la voie publique présentait l'avantage de pouvoir vite se disperser en cas d'intervention de la police politique du régime. Ils ne laissaient pas de traces. Un local, même clandestin, était perçu comme une possible souricière. Conserver des décors maçonniques même chez soi était trop risqué. La peur de la dénonciation était constante. Sous Franco, appartenir à la franc-maçonnerie était passible de mort.

    J'ai ensuite continué à côtoyer Albert Balagué sur les colonnes de la loge nîmoise La Bienfaisance où je fus affilié en compagnie de Christian Bellanger, son gendre, dans un contexte mouvementé pour la franc-maçonnerie gardoise. A l'époque, j'avais le cul entre deux chaises. Je m'étais installé à Bruxelles en septembre 1994 pour faire une spécialisation mais ne pensais y rester que deux ans. C'est pour cela que j'avais donc conservé mon appartenance au Grand Orient de France. La Bienfaisance s'était installée provisoirement dans les locaux la loge Les Enfants du Verseau du Droit Humain à Saint-Géniès de Malgoirès à une vingtaine de kilomètres au nord de Nîmes. C'est dans le petit temple de Saint-Géniès que j'ai été élevé à la maîtrise le 21 décembre 1995. Suite à mon élévation, Albert Balagué m'a offert un tablier de maître déjà usé. Il est tout simple et ne paye pas de mine. Mon parrain, lui, m'a offert le ruban de maître sans aucune broderie, pas même une équerre et un compas. Je les porte toujours. Je n'en ai jamais changé (désolé pour les marchands de décors, je ne suis vraiment pas un bon client). Je me souviens qu'Albert était tout content et qu'il m'avait dit à peu près ceci :

    « Sois touyours fier dé lé porter. Ca cé lo symbol dé trabail dou maçon. Tou es libré. Sourtout sois un buon maçon pour les autres maçons, apprentis y coumpagnons. Et pas un con, hein. »

    J'ignore si je suis parvenu à mettre en application les conseils d'Albert. Je m'y suis efforcé en tout cas du mieux que j'ai pu... mais j'ai certainement encore beaucoup de chemin à faire et beaucoup de choses à apprendre.

    Albert Balagué est passé à l'orient éternel le 3 juillet 2000 à l'âge de 81 ans. Ça fait bientôt dix-sept ans. Je n'en reviens pas. Le temps passe si vite ! Albert repose au cimetière de Rodilhan près de Nîmes aux côtés de Mercedes, son épouse, mais aussi de Yolande, sa fille, et de Christian, son gendre, trop tôt disparus.

  • Ramón Franco a-t-il été franc-maçon ?

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    ramon franco.jpgLe 5 novembre 2016, le journal El Español a publié une interview très intéressante de l'ancien ministre socialiste Jerónimo Saavedra, par ailleurs franc-maçon au sein de la Grande Loge d'Espagne. Celui-ci est revenu sur son parcours politique et sur les raisons qui l'ont amené à rejoindre la franc-maçonnerie. Il y expose ses convictions et sa conception toute personnelle de l'Art royal. Interrogé par la journaliste sur les persécutions dont la franc-maçonnerie fut victime sous la dictature franquiste, Saavedra a déclaré ce qui suit:

    « Vous êtes-vous demandé, mademoiselle, et je me le suis demandé plusieurs fois aussi, comment il a été possible que des choses aussi distinctes que la franc-maçonnerie et le communisme aient été poursuivies par le même tribunal dans ce pays ? Il suffit de songer, par exemple, que ceux qui ont brûlé le plus d'églises et de couvents ont été les anarchistes, et que lorsqu'une loi a été votée pour réprimer ces actes, celle-ci a visé uniquement les francs-maçons et les communistes sans mentionner qui que ce soit d'autre. Le fanatisme religieux de l'après-guerre [civile] a fini sans doute de contribuer à la diabolisation de la franc-maçonnerie et ce contre toute logique, puisque les francs-maçons n'ont jamais attaqué personne, ni les prêtres ni les religieuses, ni que que ce soit. Le fait que le frère du dictateur [Francisco Franco], l'aviateur Raymond Franco, indocile et tête brûlée, ait été franc-maçon a peut-être eu aussi une influence. Il n'est pas impossible que Francisco Franco ait tenté, lui aussi, de rejoindre la maçonnerie et qu'il en ait été rejeté. Faut-il y voir l'origine de son animosité à l'égard de la maçonnerie ? »

    Le 1er octobre 1936, le général Franco a assumé tous les pouvoirs de l'État et, dès la fin de la guerre civile le 1er avril 1939, il a étendu à tout le territoire espagnol, la loi de février 1939 sur les responsabilités politiques, laquelle a été suivie, le 1er mars 1940, par la loi de répression de la franc-maçonnerie et du communisme et, encore un peu plus tard, par la loi sur la sécurité d'Etat. Il est vrai, comme le souligne le frère Saavedra, que la lutte contre la franc-maçonnerie et le communisme a été l'une des grandes obsessions de la dictature franquiste alors que ces deux mouvements d'idée n'ont pourtant jamais été structurellement liés sauf, bien entendu, dans les théories complotistes dont les fascistes ont toujours été friands. Ces deux mouvements étaient d'autant moins liés que la troisième internationale marxiste-léniniste, je le rappelle, avait interdit aux communistes de fréquenter les loges. Cette interdiction de la double appartenance était d'ailleurs l'un des rares points d'accord entre staliniens et trotskistes. Quoi qu'il en soit, la répression a été particulièrement féroce en Espagne.

    L'acharnement contre les francs-maçons a été présenté par les franquistes comme une réponse aux exactions commises par les républicains contre les nationalistes et le clergé catholique. S'il est vrai que des actes de violence furent commis en avril-mai 1931, ils n'ont cependant jamais pris les proportions évoquées par la presse conservatrice espagnole et étrangère. En réalité, ces actes de violence n'ont pas été le fait que d'un seul camp politique. Entre avril 1931 et juillet 1936, 2225 assassinats politiques ont été perpétrés. Ces assassinats ont été commis aussi bien par les anarchistes que par les militaires, les gardes civils et autres gardes d’assaut. La violence politique, sous la république espagnole, ne s'est jamais exercée de façon ininterrompue. Elle a connu aussi des moments de répit. Les regains de violence ont été provoqués par la radicalisation des forces politiques de droite comme de gauche et par l’incapacité des institutions républicaines à les contenir. Cette violence s'est évidemment généralisée pendant la guerre civile, laquelle fit environ 400 000 morts et contraignit plusieurs centaines de milliers d'Espagnols à l'exil.

    ramón franco,francisco franco,espagne,france,gustave fabius de champville,albert vigneau,bernard faÿ,jerónimo saavedraJ'en viens maintenant à Ramón Franco (1896-1938), le jeune frère du dictateur espagnol. J'avoue que ne m'étais jamais intéressé à cet homme avant de lire l'interview de Jerónimo Saavedra. En me documentant, j'ai été ainsi surpris d'apprendre que Ramón (le benjamin) était aux antipodes des idées de ses frères Francisco (le cadet) et Nicolas (l'aîné). En effet, Ramón a été un républicain fervent dont les convictions l'ont d'ailleurs conduit en prison sous la dictature de Miguel Primo de Rivera. Il a d'ailleurs été élu député aux Cortes et siégé dans les rangs de la gauche républicaine catalane. Ramón Franco a également établi des liens avec les mouvements révolutionnaires andalous. Le jeune Franco a été aussi l'un des héros de l'aviation espagnole après sa traversée de l'Atlantique Sud à bord de l'hydravion « Plus Ultra » en 1926. Plus Ultra (Plus loin), c'est non seulement la devise nationale de l'Espagne mais aussi le titre distinctif d'un atelier fondé originairement à Paris en 1913 par des exilés espagnols au nom et sous les auspices de la Grande Loge de France tout comme les loges « Francisco Ferrer » (1910) et « Rafla Libera » (1913). Ramón Franco y fut initié, paraît-il, par le vénérable Gustave Fabius de Champville (1865-1946) ainsi que le rapporte Albert Vigneau (cf. La Loge Maçonnique, Paris, Les Nouvelles Éditions Nationales, 1935. Réédition aux éditions du Trident en 2011, p.64-65). Ce témoignage est cependant sujet à caution car Vigneau, certes initié au sein de la Grande Loge de France, est tombé au milieu des années trente dans l'antimaçonnisme virulent pour des raisons politiques (il fut l'un des collaborateurs de Bernard Faÿ et condamné à 20 ans de prison). Il faudrait donc vérifier l'exactitude de cette initiation dans les archives de la Grande Loge ou de la Bibliothèque Nationale de France si tant est qu'elles n'aient pas été détruites ou volées pendant l'occupation allemande. Néanmoins l'appartenance maçonnique de l'impétueux militaire espagnol est de l'ordre du possible. Ses engagements politiques, ses amitiés, son parcours de vie en faisait un candidat potentiel bien qu'il ait fini par s'engager aux côtés de son frère pendant la guerre civile, comme le fit de par exemple le général républicain Gonzalo Queipo de Llano. Sa mort accidentelle le 28 octobre 1938 au-dessus des eaux de Majorque alimente en tout cas bien des spéculations. Si le général Francisco Franco n'a jamais condamné publiquement les positions de son frère, il est toutefois possible que l'entourage immédiat du dictateur n'ait pas cru à la sincérité de ce ralliement et se soit chargé de faire éliminer l'imprévisible Ramón.

    J'aime assez l'idée que Ramón Franco ait été franc-maçon comme le philosophe José Ortega y Gasset ou le politique Rodrigó Soriano même si je n'y crois pas vraiment. Tous trois ont connu l'exil pour s'être activement opposés au roi Alphonse XIII et au directoire présidé par Primo de Rivera. Tous trois se sont fréquentés à Paris et ont donc pu rejoindre l'une des trois loges d'exilés espagnols en activités à cette époque. Il est donc tentant d'aller dans le sens de Jerónimo Saavedra et de voir dans la haine que le Caudillo vouait aux franc-maçons la détestation de son frère décédé, voire une vengeance pour avoir été écarté lui-même des rangs de la franc-maçonnerie. Les haines les plus dévastatrices ont parfois pour cause des faits insignifiants. Néanmoins la ficelle est tout de même un peu grosse. L'opinion de Saavedra semble plus relever d'un scénario de film que de la réalité historique. 

    Le saviez-vous ? Jerónimo Saavedra a créé la polémique en septembre dernier en participant, en décors, à une procession maçonnique publique organisée dans les rues de Santa Cruz de la Palma à l'occasion de la cérémonie d'allumage des feux de la loge « Abora » n°87 au nom et sous les auspices de la Grande Loge d'Espagne (obédience régulière). Saavedra, à 80 printemps, en est le Vénérable Maître. Cette procession est une première en Espagne. Le clergé catholique local et une partie de la droite espagnole y ont vu une provocation.

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    L'évêque Bernardo Tavares s'est ainsi opposé à la célébration d'une messe dans l'église Mère du Sauveur en la mémoire des francs-maçons de l'île persécutés. Les délégations maçonniques se sont néanmoins rassemblées sur la place-parvis et ont fleuri le buste de Manuel Díaz Hernández (1774 -1863), un ancien prêtre catholique de cette paroisse, dont la légende veut qu'il ait appartenu à la franc-maçonnerie (cette appartenance n'est pas démontrée). Saavedra a fait un discours dans lequel il a rappelé le rôle joué par la franc-maçonnerie aux Iles Canaries. Il a rappelé les persécutions sous le régime franquiste et souligné la prégnance du fanatisme religieux, de l'intolérance, de l'exploitation des femmes et du rejet des étrangers. Face à ces phénomènes, Saavedra a indiqué que les francs-maçons devaient se battre avec les armes de l'éducation et de la culture. 

  • Madrid, un 20 novembre

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    Environ 200 personnes se sont rassemblées le 20 novembre 2016 place de l'Orient à Madrid afin de rendre hommage au dictateur Francisco Franco décédé le 20 novembre 1975. Les fascistes espagnols en ont profité pour célébrer le quatre-vingtième anniversaire de la mort du fondateur de la Phalange, José Antonio Primo de Rivera, exécuté à Alicante le 20 novembre 1936. Certains slogans faisaient directement allusion à ceux de la campagne de Donald J. Trump. Cette manifestation a été organisée par les mouvements d'extrême droite Fuerza NuevaMovimiento Católico Español et Falange y Democracia Nacional. A noter la présence d'une délégation italienne et française.

    Lire également : Les droits de l'homme selon Franco