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  • Le maçon entre cohérence et dispersion

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    capture-d-e-cran-2014-03-17-a-01-14-45.jpgJ'ai toujours été à des années lumière de ceux qui font le choix de mener de front une ou plusieurs démarches spirituelles à côté de la démarche maçonnique. Ce choix est évidemment respectable, mais pour ma part, j'y ai toujours vu une forme de dispersion et de versatilité. J'ai souvent remarqué que le voyageur se mettait en quête d’un ailleurs dès que la maçonnerie lui était devenue terre de connaissance.

    A quoi sert-il d’avoir frappé à la porte du Temple pour se retrouver, une ou plusieurs années plus tard, en train de faire tourner des moulins à prières ou de dire gravement la messe ? A quoi sert un rite maçonnique dans ces conditions ? A-t-il pour fonction d’inciter celui qui le pratique à la dispersion ou bien vise-t-il au contraire à l’inciter à la recherche de son unité par une quête permanente et incessante de cohérence ?

    J’ai fait mon choix. Je pense que c’est le second objectif : faire surgir un ordre dans son chaos intime, mourir à ses certitudes pour renaître dans une lumière neuve, visiter l’intérieur de la terre et tenter de rectifier ce qui peut ou doit l’être. Le rite maçonnique, quelle qu’en soit l’étiquette, porte en lui une exigence d’ordre, de discipline personnelle. Il est un système cohérent. Il est un patrimoine symbolique qui exprime un haut degré de spiritualité. Il est déjà au carrefour de plein de traditions.

    J'ai donc toujours été étranger aux idées touffues surgissant des esprits qui cherchent en réalité tout sauf un système parce qu’ils courent plusieurs lièvres à la fois. Il m'est arrivé de croiser le chemin de ces FF qui parvenaient à jouer les équilibristes avec plus ou moins de bonheur et de dextérité. Ils étaient maçons certes, mais se disaient aussi rosicruciens, martinistes, druides, bons cousins, bouddhistes, chrétiens, soufis, j'en passe et des meilleures. Il étaient à la fois tout et rien. Partout et nulle part en même temps. Dans un état de perpétuelle insatisfaction. 

    Je ne suis pas sûr que celui qui s’embarque en même temps dans plusieurs aventures spirituelles ait vraiment le souci de trouver en lui une volonté d’ordre ou un souci d’unité. Je ne suis pas sûr non plus qu'il puisse en éprouver une joie sincère et durable.