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  • Que reste-t-il de la soi-disant "part maçonnique" de l'affaire du Carlton ?

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    Il y a un peu plus de deux ans, M. François Koch du journal L'Express théorisait imprudemment sur la soi-disant "part maçonnique" de l'affaire du Carlton.

    Deux ans après, le Tribunal correctionnel de Lille vient de relaxer tous les prévenus à l'exception de René Kojfer (pour le volet prostitution), de David Roquet et de Fabrice Paskowzki (pour le volet escroquerie et abus de biens sociaux), tous trois condamnés à de la prison avec sursis et au paiement de dommages et intérêts.

    Le Tribunal a fustigé une instruction essentiellement menée à charge.

    "Attendu qu’on ne peut pas imputer [à Dominique Strauss-Kahn] un rôle d’instigateur au vu des 35 SMS qu’il a échangés sur une période de 22 mois et dont le style employé peut s’expliquer par les liens d’amitié très proche et incontestables qui les rattachent. Que sauf à leur donner une interprétation subjective, ils ne mettent pas en exergue une fourniture d’instruction mais des commentaires sur des sorties et des questions réponses sur la disponibilité du prévenu (...)"

    Que reste-t-il de la soi-disant "part maçonnique" de l'affaire du Carlton ?

    Rien. 

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    Ajout du 12/06/2015 18h30

    M. François Koch a titré sur son blog DSK-Carlton : trois francs-maçons condamnés. Il s'agit pour le journaliste antimaçon de l'Express de sauver les apparences en insinuant, comme à son habitude, qu'il y a un volet maçonnique à cette affaire. Il écrit :

    "Six francs-maçons au cœur d’une affaire de parties fines, leur lien initiatique constituant une des composantes de leurs relations. Quand on y ajoute l’implication de policiers, où la maçonnerie est très implantée, la maçonnerie figure parmi les clefs de compréhension."

    Eh bien non, justement. Ce n'est pas l'analyse des magistrats du siège. Ce fut en revanche celle des magistrats instructeurs dont la partialité a été relevée et mise en cause par le tribunal correctionnel. La promiscuité fraternelle, si tant est qu'elle ait existé, n'est pas un facteur explicatif en tant que tel (sauf pour les amateurs de complots bien entendu).

    Affirmer que la franc-maçonnerie figure parmi les clefs de compréhension de cette affaire désormais jugée en première instance (car un appel est toujours possible), c'est relancer intentionnellement et sournoisement que la franc-maçonnerie est liée à l'affaire. C'est évidemment atténuer le fait que la majorité des prévenus a été acquittée, notamment le plus célèbre d'entre eux : Dominique Strauss-Kahn (qui n'a jamais été franc-maçon).

    M. Koch, décidément, a bien du mal à contenir sa déception. Le Parquet n'a pas été suivi. Quel dommage! Il n'y en a que trois sur les six.

    Il écrit :

    "Le procureur de Lille, qui demandait de la prison avec sursis et des amendes pour cinq des six francs-maçons, n’a donc pas été suivi. Un nouveau fiasco judiciaire ?"

    Bien entendu, le point d'interrogation est un semblant de prudence car poser la question de cette façon, c'est y répondre. Pour M. Koch, la décision du tribunal correctionnel de Lille est un fiasco judiciaire qui ne va pas dans le sens de ses obsessions.

     

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