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bruxelles

  • A la recherche du GOB

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    GOB, Belgique, franc-maçonnerie, ego, bruxelles,Je dois beaucoup à la franc-maçonnerie belge que j'ai activement fréquentée de 1994 à 2005. J'en conserve des amitiés, de nombreux souvenirs et, surtout, un certain état d'esprit d'indépendance et de recherche (j'y reviendrai). Je me souviens en particulier de la première fois où, jeune compagnon du Grand Orient de France, j'étais parti à la recherche du siège du Grand Orient de Belgique. 

    Quelle galère mes amis ! Je m'étais planté bien comme il faut. Tout d'abord - et je ne sais plus pourquoi - j'étais allé me perdre dans Laeken, l'une des dix-neuf communes de l'agglomération bruxelloise. J'avais ensuite sillonné en long et en large l'avenue de Laeken à Jette, autre commune bruxelloise, sans trouver ce que je cherchais. Et pour cause ! Ce n'était vraiment pas le bon endroit...

    Ce n'est qu'après que je me suis rendu compte qu'il existait à Bruxelles-Ville une rue de Laeken non loin de la place de Brouckère. Je m'y suis donc rendu le coeur battant. Et là déception !... Rien. J'avais pourtant sur moi un petit bout de papier que j'avais griffonné. C'était pourtant bien le numéro 79. Je m'attendais à une façade, peut-être pas dans le style de la rue Cadet, mais au moins avec une plaque ou quelque chose qui aurait pu dissiper mes doutes. « Mais nenni hein ! » comme disent les liégeois. Rien du tout. Une « bête porte » avec une sonnette. C'était là que vivait un certain M. GOB (sans doute un flamand). Etait-ce donc le bon endroit ? Comment en être sûr ? L'annuaire téléphonique était muet. Internet était embryonnaire. Je n'allais tout de même pas interroger les passants...

    Il devait être 19h00. J'avais faim. J'avais bougé dans la ville toute la journée. J'avais donc décidé de me poster pas très loin afin de voir les allées et venues. Très rapidement, je remarquai l'arrivée d'hommes d'âge mûr dont certains portaient le smoking et ouvraient sans hésitation la grosse porte. Quelques uns se faisaient la bise ou se tapaient sur l'épaule en rigolant devant l'entrée. C'était sans doute là... J'étais un peu rassuré. J'avais trouvé l'endroit, très surpris de l'étonnante discrétion de la plus importante des obédiences maçonniques belges.

  • Communiqué d'obédiences maçonniques belges

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    COMMUNIQUE D'OBEDIENCES MAÇONNIQUES BELGES

    A LA SUITE DES ATTENTATS A BRUXELLES DU 22 MARS 2016

    Les Obédiences maçonniques belges condamnent les lâches attentats de ce mardi et présentent leurs condoléances émues aux familles endeuillées.

    Nous ne restons pas inactifs, parce que nous voulons déjouer la tentation des replis communautaristes.

    Pour cela, nous estimons nécessaire de développer un dispositif d'instruction qui dispense une culture ouverte à l'universel et qui émancipe la capacité de raisonner de manière autonome en fournissant des références non partisanes.

    Il est urgent de se mettre autour de la table et de travailler avec tous les intervenants pour assurer une vraie éducation pour tous qui est le seul moyen de donner une chance à tout le monde et ainsi de permettre aux jeunes de prendre leurs responsabilités, de faire leurs propres choix et surtout de pouvoir penser seuls.

    Tel est l'enjeu de l’idéal de la Franc-maçonnerie dont on peut mesurer pleinement l'actualité dans un monde déchiré, sollicité par les revendications identitaires, menacé par les dérives communautaristes.

    Il s’agit aujourd’hui de vaincre ensemble la montée des périls et des fanatismes : au fond de ce qui les résume tous, l’intolérance.

    Nous Francs-Maçonnes et Francs-Maçons, au nom de notre conscience, voulons affirmer notre idéal de respect, d’écoute, de diversité.

    Plus que jamais notre société en a besoin, quand la liberté de conscience est décriée, quand les hommes de toutes origines et les croyances de toutes sortes se combattent et tentent de s’éliminer.

    Cette société à créer est possible, mais nous avons besoin d’être rassemblés pour avancer. Ce n’est pas de l’utopie, c’est seulement un projet à long terme.

    Soyons conscients que notre responsabilité est engagée car nous devrons répondre de nos actions devant les générations futures.

    Le Grand Orient de Belgique

    La Fédération belge du Droit Humain

    La Grande Loge de Belgique

    La Grande Loge Féminine de Belgique

    Lithos Confédération de Loges

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    A lire : le communiqué de sept obédiences françaises

  • Le Brésilien de Bruxelles

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    Anecdote vécue dans mon ancien atelier à Bruxelles. C'était au début des années 2000.

    Un Frère du Brésil était venu en visite. Il s'était présenté rue de Laeken au siège du Grand Orient de Belgique. Il était diplomate je crois. Il avait profité d’un petit tour dans la capitale belge pour se rendre en loge. On lui avait ouvert tout simplement la porte. Je me souviens qu'on avait discuté et mangé ensemble avant la tenue. Personne ne s’était aperçu de rien. A commencer par lui. Awel fieu ! un Brésilien !... C'était plutôt rare dans notre loge.

    L'ordre du jour des travaux prévoyait un interrogatoire sous le bandeau. Le frère était surpris. Il me chuchotait à l’oreille avec son accent «Brasil, Brasil » :
    - « Oh, c’est merveilleux, c’est fascinant, chez nous, au Grande Oriente do Brasil, nous n’avons pas ça. Le bandeau n’existe pas. »

    Ensuite, il y avait eu une planche avec débat. Mon Alberto Gil en tablier m'avait dit l’air aussi étonné que ravi :
    - « Oh, c’est merveilleux, c’est fascinant, chez nous, au Grande Oriente do Brasil, nous n’avons pas ça. Les planches n’existent pas. »

    Interventions diverses. Mon Erico Verissimo n’en pouvait plus.
    - « Oh, c’est merveilleux, c’est fascinant, chez nous, au Grande Oriente do Brasil, nous n’avons pas ça. Les interventions n’existent pas. En général, on ne dit rien »

    Puis troisième mi-temps au bar. Nous n'étions pas scheille arrangés, comme on dit à Bruxelles. Nous étions guillerets.

    Et là soudain, entre deux chopes, nous recevons collectivement la lumière : Jorge Amado s’était trompé ! Il croyait être à la Grande Loge Régulière de Belgique ! Och erm ! Le malheureux... Il est tombé dans l'antre du diable. Et on lui a alors expliqué sa bévue. Nous étions de méchants irréguliers non reconnus par la Grande Loge Unie d'Angleterre. Le Brésilien a éclaté de rire, visiblement satisfait de s'être trompé de porte. Il s'était régalé avec nous.

    Puis nous avons tous pris congé…
    - « Alleï le Brésilien, on se fait la bise. Ta carte ? Oh merci, c’est sympa. La mienne ? Désolé l'ami, je n’en ai pas… tiens, je t’écris mon numéro. Au fait, tu me sonnes quand tu veux. »
    - « Il faut que je parlé à ma loge dou bandeau très zintéressant qué j’ai vou. Ça oun très bel coutume. Tou viens quand tou vé à Brasil. »

    Je ne l'ai plus jamais revu bien sûr, mais nous nous étions reconnus comme tels.