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attentats

  • Les citoyens face à l'imprévu

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    Je voudrais remercier M. Olivier Beaumont, journaliste au Parisien, pour son article rédigé avec deux de ses confrères après l'attentat du 14 juillet à Nice. Je ne vais pas en rajouter sur ces femmes et hommes politiques qui ont cyniquement fait le choix de polémiquer sur des cadavres d'innocents alors qu'ils savent pertinemment, du moins pour certains d'entre eux, que la sécurité absolue est un mythe.

    Je voudrais plutôt revenir dans cette note sur un fait divers qui a eu lieu, dans la soirée du 19 juillet, à la Gare du Nord à Paris et dont la presse s'est fait l'écho. Le trafic ferroviaire a été totalement interrompu pendant quatre heures à cause notamment d'un incendie sur un transformateur électrique provoqué, selon la SNCF, par un acte de malveillance. On déplore également des vols de câbles en cuivre.

    Les réactions provoquées par ce fait divers en disent long sur l'état d'esprit inquiétant d'une partie de nos compatriotes. Ces réactions rappellent en tout cas étrangement celles de ces quelques politiciens mises en évidence par Le Parisien.

    Sous l'oeil complaisant des caméras des JT et des chaînes d'information continue, on a ainsi pu voir et entendre les habituelles rengaines des voyageurs excédés. Incapables de voir plus loin que leur petit cas personnel de citoyen contrarié, les inévitables geignards s'en sont donné à coeur joie en critiquant l'entreprise publique et ses salariés.

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    Quand je vois un spectacle aussi affligeant d'usagers prompts à la critique et à la recherche frénétique de responsables, comment ne pas penser aux interventions de ces politiciens démagogues jouant de façon obscène aux inspecteurs des travaux finis chaque fois qu'un cas de force majeure, une situation exceptionnelle ou un drame se produit dans notre pays ?

    Et j'en arrive à me demander si certains de nos compatriotes (je dis bien certains car je ne veux évidemment pas généraliser) sont bien conscients que la vie est fondamentalement un risque et qu'elle est aussi un parcours jalonné d'obstacles.

    Je n'ose croire qu'ils soient si nombreux à être incapables de réagir rationnellement face à l'adversité au point d'éprouver le besoin d'être maternés comme des enfants en bas âge.

    Quand leur dira-t-on enfin que la sécurité à 100 % n'existe pas? Quand admettront-ils enfin qu'il est impossible d'anticiper et de régler tous les problèmes, en quelques minutes ou en quelques heures, même avec la meilleure volonté du monde ?

  • Communiqué d'obédiences maçonniques belges

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    COMMUNIQUE D'OBEDIENCES MAÇONNIQUES BELGES

    A LA SUITE DES ATTENTATS A BRUXELLES DU 22 MARS 2016

    Les Obédiences maçonniques belges condamnent les lâches attentats de ce mardi et présentent leurs condoléances émues aux familles endeuillées.

    Nous ne restons pas inactifs, parce que nous voulons déjouer la tentation des replis communautaristes.

    Pour cela, nous estimons nécessaire de développer un dispositif d'instruction qui dispense une culture ouverte à l'universel et qui émancipe la capacité de raisonner de manière autonome en fournissant des références non partisanes.

    Il est urgent de se mettre autour de la table et de travailler avec tous les intervenants pour assurer une vraie éducation pour tous qui est le seul moyen de donner une chance à tout le monde et ainsi de permettre aux jeunes de prendre leurs responsabilités, de faire leurs propres choix et surtout de pouvoir penser seuls.

    Tel est l'enjeu de l’idéal de la Franc-maçonnerie dont on peut mesurer pleinement l'actualité dans un monde déchiré, sollicité par les revendications identitaires, menacé par les dérives communautaristes.

    Il s’agit aujourd’hui de vaincre ensemble la montée des périls et des fanatismes : au fond de ce qui les résume tous, l’intolérance.

    Nous Francs-Maçonnes et Francs-Maçons, au nom de notre conscience, voulons affirmer notre idéal de respect, d’écoute, de diversité.

    Plus que jamais notre société en a besoin, quand la liberté de conscience est décriée, quand les hommes de toutes origines et les croyances de toutes sortes se combattent et tentent de s’éliminer.

    Cette société à créer est possible, mais nous avons besoin d’être rassemblés pour avancer. Ce n’est pas de l’utopie, c’est seulement un projet à long terme.

    Soyons conscients que notre responsabilité est engagée car nous devrons répondre de nos actions devant les générations futures.

    Le Grand Orient de Belgique

    La Fédération belge du Droit Humain

    La Grande Loge de Belgique

    La Grande Loge Féminine de Belgique

    Lithos Confédération de Loges

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    A lire : le communiqué de sept obédiences françaises

  • Condoléances

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    Tout ce qui touche la Belgique me touche directement. Et plus encore lorsque ça concerne Bruxelles, ville que je connais particulièrement bien.

    En ce jour du 22 mars 2016, la capitale belge a été durement frappée en son coeur par des fanatiques comme le fut Paris l'an dernier.

    Des innocents ont trouvé la mort ou ont été blessés. 

    Toutes mes pensées vont aux victimes et à leurs proches aujourd'hui dans la peine et la détresse.

    Plus que jamais, nous devons demeurer unis face à l'obscurantisme afin de ne pas céder aux discours manichéens et simplificateurs alimentés par la haine de l'autre.

    Je formule le voeu ardent que les pouvoirs publics européens agissent avec une sagesse sans cesse renouvelée et une force raisonnée pour maintenir et défendre la beauté de l'ordre social démocratique.

     

  • Attentats de Paris : les mots sont importants

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    Attentats, Paris, Terrorisme, Jean-Paul Delevoye, 2015La France a beau être en plein deuil, le bavardage sur les terribles attentats de Paris est permanent. Ce bavardage frise souvent l'indécence avec, par exemple, ces questions cons de journalistes posées au quidam rencontré dans la rue. Que ressentez-vous ? Qu'auriez-vous envie de dire à ces terroristes ? Avez-vous peur ? Etc.

    Puis c'est la logorrhée médiatique des bons clients, des spécialistes de ceci ou de cela, des "terroristologues", des anciens généraux, des anciens des services secrets, des magistrats antiterroristes, des éditocrates sentencieux, des spécimens de la société civile (c'est-à-dire en réalité du Paris mondain), des intellectuels, des imams estampillés "vus à la TV" et des politiques bien entendu... 

    Ce bavardage tourne en boucle et sans répit. Les heures tournent. On se rend compte, au fond, qu'on n'apprend pas grand-chose ou en tout cas rien de nouveau par rapport à ce qui avait pu se dire durant les mois et les années précédentes.

    Le pathos ambiant semble tout anesthésier. Il va falloir pourtant vite se réveiller car on emploie de plus en plus un vocabulaire guerrier à courte de vue et essentiellement réactif en croyant répondre ainsi au désir de vengeance d'une population française qui impressionne, au contraire, par son calme, sa dignité et ses sentiments élevés de cohésion et de fraternité.

    Parmi toutes les interventions télévisuelles, j'en retiendrai cependant une qui m'a impressionné par sa clarté et sa sobriété. Elle émane de M. Jean-Paul Delevoye, ancien médiateur de la République et actuel président du Conseil économique, social et environnemental.