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Personnalités

  • Une obédience côté coulisses

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    Je voudrais vous signaler un très beau petit film de Mischa Harmeijer consacré à la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra vue à travers le regard du frère Bernard Bertry qui en fut Grand Maître de 1995 à 1999. Ce film est d'abord une réussite esthétique car il est filmé en lumière naturelle, sans artifice particulier. L'ensemble est soutenu par une musique judicieusement choisie. Ce film est ensuite une réussite par son contenu car il montre en effet une « obédience côté coulisses », de sa fondation à sa consolidation, et rappelle le souvenir des frères qui en furent les chevilles ouvrières (Vincent Planque, Albert Herman, Pierre Massiou, Pierre Fano, Roger Santelli, Michel Sellier, Christian Lefevre notamment). 

    Ce film n'est donc pas un documentaire mais un témoignage. En effet, Bernard Bertry ne se livre pas à un exposé froid et distancié de l'histoire de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra. Il n'insiste pas par exemple sur les raisons précises qui ont conduit une trentaine de dignitaires de la Grande Loge Nationale Française et six loges à faire scission le 29 février 1958. Il raconte plutôt ses souvenirs de franc-maçon d'une jeune obédience qui avait alors tout à construire. Il met en lumière plus particulièrement l'engagement sans faille de ceux qui ont permis à la Grande Loge Nationale Française Opéra (appelée Grande Loge Traditionnelle Opéra à partir de 1982) de devenir une obédience respectée au sein du paysage maçonnique français. J'ai pour ma part beaucoup apprécié ce passage où Bertry raconte ses pérégrinations en compagnie de deux frères :

    « Les loges parisiennes, ça ne fonctionnait pas trop mal. Par contre, en province, eh bien il fallait visiter. Et là, peu de frères étaient disponibles, il faut bien le dire (...) Or nous étions trois fous, d'ailleurs je dois dire, Christian Lefevre, Michel Sellier et moi-même. Nous avons fait le tour de France plusieurs fois pour aller aider les loges, pour la création des loges, pour les installer, pour les aider lors de manifestations, d'élévations ou d'initiations car il fallait renforcer les rangs. Et là nous partions et j'insiste bien : à nos frais. Nous payions le voyage, l'essence, la nourriture, l'hôtel quand on y allait car la plupart du temps il nous arrivait de coucher dans la voiture. Nous déjeunions en bord de route avec un panier que j'ai gardé et que mon épouse Nanou remplissait (...) »

    Bertrand Bertry, GLTSO, Histoire, Albert Herman, franc-maçonnerie, Mischa Harmeijer, Vincent Planque, Albert Herman, Pierre Massiou, Pierre Fano, Roger Santelli, Michel Sellier, Christian LefevreBernard Bertry rappelle que ces deux frères ont consacré beaucoup de temps et d'énergie aux engagement maçonniques au point de négliger leur vie professionnelle. La franc-maçonnerie a toujours eu dans ses rangs des passionnés, c'est-à-dire des hommes qui ont donné sans compter et sans attendre quoi que ce soit en retour et qui, parfois, se sont mis en danger. J'ai donc trouvé  très émouvant l'hommage de Bertry à ses deux compagnons de voyage même si celui-ci précise, en fin de film, que tous les frères de la GLTSO ont participé à la réussite de leur obédience.

    Enfin, et bien que ce ne soit pas du tout l'objet du film, il convient d'indiquer que Bernard Bertry a été également un homme engagé dans la Cité au sein de la mouvance des gaullistes de gauche aux côtés de feu Philippe Dechartre (membre du Grand Orient de France). 

    _____________________

    Pour visionner le film : L’histoire de la G.L.N.F. Opéra / G.L.T.S.O. 1958 - 1982 par le TRPGM Bernard Bertry

    Ajout 30 avril 2018 - 7h00

    Il m'a été gentiment signalé par plusieurs lecteurs que la vidéo n'était plus accessible depuis la parution de la présente note. En effet, elle est désormais protégée par un mot de passe (cf. la capture d'écran ci-dessous).

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    Il est inutile de m'en demander les raisons. Je ne les connais pas. Cette vidéo était pourtant en ligne et librement accessible depuis plusieurs mois sur la plate-forme Viméo. J'en avais pris connaissance via un tweet de @mesureur357. J'avais toutefois remarqué, sans  y prêter plus d'attention que ça, que cette vidéo n'avait pas fait l'objet d'un partage sur le site officiel de la GLTSO contrairement aux autres. Dommage. 

     

  • Albert Lucien Quet, le fidèle

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    albertlcuien.jpgJe voudrais évoquer ici le souvenir d'un frère que j'ai eu la chance de côtoyer plusieurs années au cours de ma vie maçonnique : Albert Lucien Quet (1919-2014). Albert Lucien, né Albert Almir Victorin, était le doyen des frères de la loge La Bienfaisance à l'orient de Nîmes (GODF). Il avait plus de cinquante ans de vie maçonnique lorsqu'il est passé à l'orient éternel. Même dans ses dernières années, lorsqu'il était en résidence à la maison de retraite de Vialas, petit village lozérien au coeur des Cévennes (Albert Lucien était né au Pont de Montvert),  il ne manquait jamais de s'acquitter de sa capitation. Il avait en effet systématiquement décliné la proposition des vénérables de la loge, dont la mienne, à solliciter l'honorariat.

    Pour Albert Lucien, la qualité maçonnique était indissociable de son statut de membre actif de l'atelier. Il voulait être « à égalité » avec ses frères, unis par les valeurs de l'Ordre maçonnique et respectueux des mêmes devoirs. En d'autres termes, il voulait rester fidèle à son engagement et à son serment.

    Quand je pense à Albert Lucien, je pense souvent à deux autres frères dont j'ai déjà parlé sur ce blog : André Quet d'une part et Albert Balagué d'autre part. Albert Lucien et André Quet avaient non seulement en partage un patronyme mais aussi un même lieu de résidence. Tous deux habitaient au Grau du Roi sur les bords de la mer méditerranée. Quant à Albert Lucien et Albert Balagué, ils se ressemblaient dans la façon de se comporter en loge : c'était des taiseux. Albert Lucien et Albert avaient aussi connu, à des endroits différents, l'engagement actif au sein de la Résistance durant l'occupation nazie et le régime de Vichy. Albert Lucien avait été membre des maquis et des corps francs des forces françaises de l'intérieur. 

    Albert Lucien avait connu le feu. Dans le sud Lozère, sud Ardèche et haut Gard, zones géographiquement cloisonnées au relief tortueux, les engagements de la Résistance se sont surtout  traduits par un harcèlement constant des patrouilles allemandes (attaques de véhicules isolés, sabotage de voies de communication, etc.).  Contrairement à ce que laissent entendre certains historiens, je ne pense pas que le souvenir de la révolte des camisards et l’enracinement du protestantisme en Cévennes aient alimenté spécifiquement une attitude résistante par l’assimilation, consciente ou non, des termes « maquisards-camisards » (P. Cabanel, « Résistance civile, résistance armée. Étude d’un cas : les Cévennes », J.-M. Guillon, P. Laborie (sous la dir. de), Mémoire et histoire : la Résistance, Actes de colloque, Toulouse, Privat, 1995, p. 275 sq). Albert Lucien était certes protestant mais il était surtout laïque et républicain. Et puis, comme il me l'avait dit un jour, on trouvait de tout dans la Résistance. Il me semble - mais je peux me tromper - que son statut de combattant au sein des FFI, a par la suite ouvert à Albert Lucien les portes de l'armée régulière où il fit une carrière d'officier.

    J'ai appris d'Albert Lucien cette vérité : les hommes valent mieux qu'on ne le dit et mieux qu'on ne le croit à condition de faire l'effort de les rencontrer, de les écouter et de les estimer. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut fuir les oppositions lorsque les circonstances l'exigent et quoi qu'il puisse en coûter. Son apparente sévérité dissimulait une personnalité sensible et attachante.

    Je n'ai aucune intention hagiographique - j'espère qu'on l'aura compris - en consignant sur ce blog le souvenir de ces hommes que j'ai eu la chance de croiser en loge. J'entends simplement exprimer ici la reconnaissance que je dois à la franc-maçonnerie en général et au Grand Orient de France en particulier de m'avoir permis de rencontrer, en son sein, des personnes de qualité que rien ne révélait à l'attention du public et qui étaient aussi disponibles qu'on peut l'être pour faire part aux autres de ce qu'ils avaient de meilleur.

  • Ernest Ferdinand Chabanne, le Grand Commandeur

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    chabi.jpgLe quarantième anniversaire du sublime aréopage (ou conseil philosophique) de recherches « Sources » au camp de Paris du Grand Collège des Rites Ecossais fut l'occasion d'évoquer le souvenir du frère Ernest Ferdinand Chabanne (1917-2002). Ce nom ravive en moi des images et des couleurs du passé. J'ai en effet un petit peu connu Ernest Ferdinand Chabanne. Il fut l'un des deux parrains que l'on me désigna après mon initiation. J'ignorais alors qui il était et ce qu'il représentait exactement. Le premier contact que j'eus avec lui fut en salle humide, immédiatement après la tenue. Il m'invita à m'asseoir près de lui pour les agapes. Je me rappelle très bien de ce premier contact plus viril que chaleureux. « Chabi » (c'est ainsi que les frères l'appelait affectueusement) n'était pas un homme d'abord facile.  C'était un Monsieur. Je me souviens qu'il s'était montré assez directif et qu'il avait une idée précise de l'apprentissage. Il voulait que je le vouvoie et que je n'oublie jamais de venir correctement vêtu en loge, c'est-à-dire en costume cravate, par respect des autres frères. Il me fit bien comprendre ce soir là que je devais profiter du moment qui m'était offert car ma place d'apprenti serait bientôt derrière le bar et avec le maître des banquets pour aider au service des agapes. Il me précisa que je devrais me taire et écouter pendant un laps de temps indéterminé. Chabanne avait parfaitement cadré les choses. 

    J'appris très vite par la suite que le frère Chabanne était Grand Commandeur d'honneur ad vitam du Grand Collège des Rites. Il était donc au nirvana de la hiérarchie du rite écossais ancien et accepté dont il fut un des infatigables animateurs dans le sillage des Marcel Viard, Joannis Corneloup, Francis Viaud, puis en compagnie de Jean Mourgues ou de Claude Saliceti. Il lui arrivait parfois d'être absent des travaux de loge pour honorer des obligations maçonniques. Or, même absent, nul n'osait s'asseoir à la place qu'il occupait dans le temple sur la colonne du nord. Quand le frère Chabanne était en loge, il ressemblait à une sorte de bouddha méditatif et impassible. De temps en temps, son regard trahissait ses pensées. Quand il fusillait un intervenant du regard, c'était rarement bon signe. L'intervenant pouvait s'attendre à une belle remontée de bretelles après la fermeture des travaux. Chabanne prenait rarement la parole en atelier. Elle n'en avait que plus de poids. Ainsi lorsqu'il s'exprimait, c'était toujours pour rappeler quelque chose d'essentiel, parfois sur un ton cassant, ce qui pouvait donner l'impression chez ceux qui n'en avaient pas l'habitude, d'un homme autoritaire et assez peu réceptif à la contradiction.

    1954012418.jpgJ'ai assez vite compris que Chabanne avait, avant tout, l'âme d'un chef, d'un organisateur et d'un homme d'appareil. Un jour, sachant j'étais appelé à passer au grade de compagnon, il me tendit un petit papier avec son nom imprimé et me dit : « tenez, écrivez. Vendredi 8 octobre, midi, au César Palace. Je viendrai vous chercher. » Je me suis donc retrouvé à sa table en compagnie d'un autre frère pour être préparé au petit examen qui conditionne l'augmentation de salaire. Il ne s'était pas montré d'une exigence folle, se contentant de me poser quelques questions consignées dans le livret d'apprenti. « De toute façon, me dit-il, vous n'aurez pas de toute votre vie pour faire le tour de ce livret. Moi, je ne connais qu'un seul symbole : Janus. » Janus, le dieu aux deux visages, l'un regardant le passé, l'autre l'avenir. En revanche, Chabanne s'était montré plus sévère sur mes connaissances de la constitution, du règlement général et du fonctionnement d'une loge maçonnique. Il voulait que je fusse conscient que notre loi commune était le fruit d'une longue réflexion et d'un empirisme de bon aloi. Bref, il voulait que je sois bien préparé et que je ne lui fasse pas trop honte.

    Je me souviens que le frère Chabanne s'exprimait dans une langue empreinte d'élégance et de sobriété. Il laissait peu de place aux effusions et aux envolées lyriques. C'est sans doute une des raisons pour lesquelles, je crois, il était intimidant. Tous les frères le respectaient même ceux qui étaient critiques à son égard. La simple évocation de son nom suffisait à rompre la glace comme par exemple en 2002, à Bruxelles, lorsque je rencontrai Bruno Etienne invité par un atelier du Grand Orient de Belgique. Le nom de « Chabi » était soudainement arrivé dans la conversation. Il m'a suffi de le prononcer pour que s'établisse entre Bruno Etienne et moi une sorte de complicité naturelle spontanée comme si je lui avais donné la première lettre et lui la seconde.

    ernest ferdinand chabanne,nîmes,gcdr,godf,souvenir,francis viaud,marcel viard,joannis corneloupJe me suis cependant rapidement émancipé du frère Chabanne. Je voyageais volontiers alors qu'il recommandait aux jeunes maçons de ne pas trop se disperser et de rester sagement dans la loge mère. Lui et moi n'étions pas finalement sur la même longueur d'ondes. Quasiment deux générations nous séparaient. Il avait 75 ans. J'allais sur mes 20 ans. J'avais surtout perçu que cette forte personnalité avait une conception bien trop élitiste de la franc-maçonnerie à mon goût. Je dirais plutôt une conception quasi militaire de la hiérarchie qui le conduisait, à mon sens, à trop négliger les degrés symboliques au profit des seuls hauts grades écossais auxquels il avait activement contribué à redonner de l'éclat, en favorisant par exemple le réveil des loges de perfection au sein du Grand Collège des Rites. Chabanne me donnait l'impression, à tort ou à raison, de considérer qu'un apprenti était forcément moins capable qu'un compagnon, un compagnon moins capable qu'un maître, un maître moins accompli qu'un maître secret, etc. Cette conception élitiste avait conduit à un verrouillage des hauts grades par une plus grande sélection des maîtres. Elle avait conforté l'hégémonie écrasante du rite écossais ancien et accepté sur tout autre système maçonnique au sein du Grand Collège des Rites. J'avais beau être un jeune franc-maçon et donc peu au fait de ce qui pouvait se passer au-delà des loges bleues, je me rendais néanmoins parfaitement compte qu'il y avait autour de moi des maîtres maçons contrariés ou frustrés de ne pouvoir poursuivre leur cheminement initiatique dans les hauts grades. Certains ne s'en cachaient d'ailleurs pas. En outre un contexte maçonnique local compliqué avait fini par rendre notre incompréhension mutuelle irréversible. Si bien entendu je n'ai jamais regretté mes choix, je reconnais que j'aurais peut-être pu les exprimer différemment. A vingt ans, on juge souvent légèrement les actions des aînés sans prendre toujours le temps de sonder les coeurs et de scruter les intentions. C'est ainsi.

    4250063336.2.jpgIl m'est arrivé aussi d'entendre dans la bouche de Chabanne : « Ce qui dure porte en soi sa vertu. » Si on se place au niveau organisationnel, c'est-à-dire au niveau des seules structures obédientielles, il n'est pas désobligeant de constater que l'oeuvre de Chabanne ne lui a pas survécu. En effet, les accords entre le Grand Orient de France et le Grand Collège des Rites ont été entièrement repensés. On a assisté, au cours des années 2000, au réveil des hauts grades d'autres rites, à commencer par les ordres de sagesse du rite français, et à l'émergence d'autres juridictions permettant aux frères de poursuivre un cheminement initiatique au-delà de la maîtrise. A chacun d'en tirer ses propres conclusions. Pour ma part, j'ai vu dans cette nouvelle donne la confirmation ce que j'avais perçu dans mon environnement maçonnique immédiat. Si on se place maintenant au niveau des relations fraternelles, il est incontestable que le souvenir du frère Ernest Ferdinand Chabanne a toujours suscité un sentiment de respect chez ceux qui l'ont connu. L'homme était un bâtisseur au sens propre. Architecte de profession, Chabanne avait repensé le siège de la rue Cadet, notamment la façade de l'immeuble en lui donnant des allures futuristes pour l'époque. Il était aussi un bâtisseur spéculatif. La création de l'aréopage « Sources » en témoigne. Le souvenir du frère Chabanne restera en tout cas éternellement et indissolublement lié à mon enfance maçonnique.

  • Etienne Pariset, le protecteur des animaux

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    pariset.jpgJe suis tombé par hasard cette semaine sur un reportage télévisé consacré à Etienne Pariset qui fut le premier président de la société protectrice des animaux (S.P.A.). Le Dr. Pariset est mort en juillet 1847. Il y a donc 170 ans.

    Ému par le sort des chevaux de trait qui sillonnaient le Paris industrieux du milieu du dix-neuvième sècle, Etienne Pariset décida de fonder la S.P.A. pour leur venir en aide avec le soutien d'autres médecins. La SPA, fondée le 2 décembre 1845, a depuis élargi ses activités à tout le genre animal.

    Comme souvent, il s'est inspiré de ce qui se faisait en Angleterre. Voici ce que l'on pouvait lire dans la presse de l'époque, trois jours à peine avant la fondation officielle de la SPA (cf. Le Journal des Débats Politiques et Littéraires, 29 novembre 1845) :

    « On lit dans un journal de Londres

    « La Société pour protéger les animaux contre les mauvais traitements a fait traduire devant la Lambeth Court, sur la dénonciation faite par un constable de police, le nommé John Brady, accusé d'avoir jeté un chat dans un égout et de l'avoir ensuite violemment frappé sur la tête lorsqu'il cherchait à se sauver. Il a été condamné à 60 schillings d'amende ou à quatorze jours de prison. On dit que la Société a réussi à décider les autorités belges à intervenir pour réprimer les mauvais traitements exercés sur les animaux. »

    Ce que l'on sait moins est que le docteur Etienne Pariset, membre et secrétaire perpétuel de l'académie de médecine, fut franc-maçon. Il appartenait à la loge Paix et Union à l'orient de Nantes. On le retrouve en tant que maître sur le tableau des membres de cette loge dressé le 29 messidor an XIII (18 juillet 1805). Je suppose que Pariset y a été initié quelques années plus tôt (Nantes était la ville de son enfance et de son adolescence). Pariset ne semble pourtant pas y avoir fait preuve d'une assiduité particulière. En effet, au début des années 1800, il vivait déjà à Paris et exerçait à l'hôpital de la Salpêtrière.

    On retrouve cependant son nom sur le tableau de cette loge jusqu'en 1813.