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politique - Page 4

  • Donner du temps au temps

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    3696247722.jpgLe F∴ Charles Cousin, dont j'ai parlé dans ma note précédente, avait adressé, le 21 septembre 1885, une lettre à toutes les LL∴ du G∴O∴D∴F dans laquelle il annonçait sa démission de la présidence du Conseil de l'Ordre.

    Je ne résiste pas au plaisir de vous en reproduire la conclusion car elle contient une leçon que nous, francs-maçons, devrions tous méditer 130 ans plus tard :

    « Un dernier mot, mes amis, et j'ai fini. Certains candidats, - et je sais que des Maçons se sont laissé prendre à leurs promesses -, certains candidats vous demandent de les nommer pour faire décider et réaliser sans délai la séparation des Églises et de l'Etat : ces hommes qui prétendent refaire en vingt-quatre heures la vieille France, sans tenir compte des droits et des sentiments intimes de sa plus belle moitié, ces hommes se trompent, ou vous trompent. Pour accomplir, sans des déchirements dangereux pour la République, cette réforme indispensable et dont le principe est admis par tous les esprits vraiment libéraux, il faut encore quelques années de préparation et c'est précisément, mes Frères, à cette préparation que la Maçonnerie est en situation et a pour devoir de donner le concours le plus persévérant et le plus énergique.

    Avant tout, réformons et développons l'instruction et l'éducation des femmes, « tout le reste nous viendra par surcroît ».

    C'est le mot de la fin, mes Frères. Si cette homélie, la dernière de votre vieil ami, ne vous a pas trop ennuyés, et si vous l'avez lue jusqu'au bout, recevez ici l'accolade cordiale et fraternelle du Frère Charles Cousin ».

    Attention ! Une lecture trop rapide pourrait induire en erreur. Le F∴ Charles Cousin n’était pas défavorable à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Il ne prétendait pas qu’elle était impossible à réaliser. Il pensait simplement que les esprits, en 1885, n'étaient pas encore mûrs. En effet, à cette époque, les lois constitutionnelles de la troisième République avaient à peine dix ans d’existence. Le nouveau régime parlementaire républicain était fragile. Les forces réactionnaires (l’église catholique romaine, les monarchistes et les bonapartistes) étaient puissantes et ne rêvaient que de revenir au pouvoir pour restaurer l’ordre ancien. Cousin redoutait donc qu’une mise en œuvre précipitée de la séparation de l’église et de l’Etat n’entraînât le désordre et la contestation de la jeune République. Pourtant, en écrivant cette lettre d’adieu, Charles Cousin savait pertinemment que le G∴O∴D∴F∴ était en pointe du combat laïque, notamment à l’école publique qui était devenue gratuite et obligatoire en 1881 grâce au F∴ Jules Ferry. Il pensait, comme beaucoup d'hommes de son siècle, que l'éducation des femmes permettait d'amoindrir l'emprise des curés sur les foyers. Il voulait donc simplement que l'on donne du temps au temps et que le travail maçonnique ne soit pas perturbé par les jeux politiques, certes essentiels mais souvent à courte vue. On ne refait pas la vieille France en vingt-quatre heures, écrivait-il. Cousin est décédé en 1894. Il n'a pas vu l'accomplissement de la séparation le 9 décembre 1905, mais il était convaincu qu'elle surviendrait inévitablement un jour car elle s'inscrivait dans un dynamisme historique. Il a donc fallu attendre vingt ans, c'est-à-dire finalement l'avènement d'une nouvelle génération, pour que la séparation devienne une réalité juridique. Le F∴ Cousin a ainsi rappelé, avec lucidité, les vertus de la patience, de la rigueur et de l'observation du corps social, loin des postures politiciennes. Le travail maçonnique s'effectue sur le long terme au sein des loges, pas sur le forum où les mandataires publics font surenchère de promesses. Fais ce que dois, advienne que pourra.

     

  • Savoir raison garder

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    bataille.jpgLe F∴ Christian Bataille, président de la fraternelle parlementaire et député socialiste du nord, a accordé un entretien à François Koch. Lisez-le. C'est délirant surtout quand on songe que cet honorable parlementaire est issu d'une région qui n'aura aucun élu de gauche dans la prochaine assemblée régionale.

    Je crois que le F∴ Bataille est décidément bien mal placé pour faire la leçon de morale au F∴ Masseret qui, lui au moins, a le courage de ses opinions et a fait le choix, en bon républicain, de les porter jusqu'au bout devant les électeurs du Grand Est. Ce dernier l'a dit et redit : il considère qu'il doit y avoir une opposition présente au sein de l'assemblée régionale d'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Sa position est limpide et logique. Elle ne mérite assurément pas les procès d'intention écoeurants lui sont régulièrement adressés par celles et ceux qui préfèrent la capitulation en rase campagne. Bataille serait plus inspiré de s'interroger sur les résultats obtenus par sa formation politique dans le Nord Pas-de-Calais.

    Mais le plus hallucinant reste la réponse de Bataille à la question « Y aura-t-il des procédures disciplinaires après le second tour des régionales ? »

    « A mon avis, oui, tant au PS qu’au GODF. Comment un frère responsable de l’élection d’un président de région FN, si c’est le cas, pourrait-il ne pas être sanctionné ? »

    Comment ne pas frémir en lisant pareille ineptie ? J'en ai honte pour le président de la Fraternelle parlementaire qui, j'ose le croire, ne s'est probablement pas rendu compte de l'énormité proférée.

    masseret.jpgEn effet, sanctionner Masseret reviendrait à instaurer le délit d'opinion au sein du G∴O∴D∴F∴ ! Ce serait fouler du pied tous les principes maçonniques les plus élémentaires. Ce serait confisquer l'Obédience pour en faire le théâtre de règlements de compte politique mesquins ! C'est en tout cas aussi con que si je préconisais sentencieusement des sanctions à l'encontre des FF∴ qui ont préféré se conformer aux injonctions de la rue de Solferino.

    Chaque F∴ est libre de se déterminer en conscience bon sang !

    Il faut donc savoir raison garder. Masseret ne s'est pas allié au FN ou n'est pas soutenu par lui (on n'est pas dans le même cas que celui de l'ex F∴ Jean-Pierre Soisson dans les années 90 en Bourgogne). Masseret ne prône pas les idées frontistes. C'est précisément tout le contraire ! Le F∴ Masseret a fait le choix courageux de le combattre jusqu'au bout, dans l'honneur et l'indépendance, afin que la gauche démocratique puisse conserver des représentants au niveau régional ! Et c'est pour cette seule raison qu'il est devenu aujourd'hui l'objet de la vindicte de ses camarades de parti. C'est un comble !

    Alors je sais : le risque est effectivement que la liste de Florian Philippot l'emporte (Philippot, ex chevénementiste, faut-il le rappeler ?). Mais comme je l'ai déjà dit, nous sommes en démocratie et si nous voulons que le FN sorte de sa « zone de confort », c'est-à-dire de la posture facile de l'opposant, il doit également mettre les mains dans le cambouis et assumer des responsabilités politiques.

    Ou bien alors il fallait tout simplement interdire le FN si on ne voulait vraiment pas d'un tel scénario. Ce n'est pas le chemin suivi par les pouvoirs publics de droite ou de gauche au cours de ces trente dernières années.

  • L'idéologie politique de René Guénon

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    Je voudrais revenir, une fois encore, sur René Guénon et insister sur la fascination morbide de l'auteur pour la décadence du monde moderne. Beaucoup de gens parlent de Guénon. Peu l'ont vraiment lu. Et encore moins sont ceux qui daignent jeter un regard lucide sur son idéologie politique qu'il a pourtant exposée, dès 1929, dans son livre Autorité spirituelle et pouvoir temporel.  Quels en sont les axes fondamentaux ?

    1°) L'autorité spirituelle. Celle-ci est détenue par le sacerdoce. Elle a pour fonction essentielle la conservation et la transmission de la doctrine traditionnelle dans laquelle toute organisation sociale régulière trouve ses principes fondamentaux. Le sacerdoce exprime les fonctions de connaissance et d'enseignement. Le sacerdoce communique en effet la connaissance et la tradition sacrées à tous ceux qui sont aptes à les comprendre. Pour autant, le sacerdoce se réserve à lui-même la partie supérieure de la doctrine, c'est-à-dire ce que Guénon appelle "la connaissance des principes mêmes", c'est-à-dire "la métaphysique" qui est de l'ordre du suprarationnel et de la révélation. Autrement dit, le titulaire de l'autorité spirituelle doit jouir de facultés transcendantes.

    2°) Le pouvoir temporel. Il s'exprime pour Guénon dans la fonction royale dont elle est le synonyme. Et la fonction royale désigne tout ce qui constitue, dans l'ordre social, le gouvernement proprement dit, quand bien même ce gouvernement n'aurait pas la forme monarchique. La fonction royale exprime l'action et la régulation. Elle déploie ses activités dans les domaines administratif, judiciaire et militaire.

    3°) L'autorité spirituelle et le pouvoir temporel étaient jadis unis. Cette unité s'incarnait dans une hiérarchie naturelle où le spirituel dominait le temporel et la connaissance transcendante contrôlait l'action. Leur séparation a ensuite produit une différenciation des individus et la création de castes. Au fur et à mesure que cette séparation s'est accentuée au cours des siècles, il s'est produit une matérialisation progressive qui a conduit la fonction royale à vouloir dominer le sacerdoce à travers, notamment, la centralisation excessive des gouvernements et la constitution des nationalités. Ce processus de matérialisation est celui de la modernité. Selon René Guénon, la modernité risque donc d'aboutir à ce que les éléments sociaux inférieurs accèdent un jour au pouvoir sauf si l'on assiste à une restauration de "l'ordre normal" (sic).

    Tel est le message politique de l'ouvrage de Guénon que celui-ci n'a eu de cesse, par la suite, de développer et de parfaire, notamment en constituant autour de lui des groupes d'adeptes entièrement dévoués à la propagation de ses thèses (Julius Evola, Frithjof Schuon, Marcel Clavelle dit Jean Reyor, Marcel Maugy dit Denys Roman, etc.).

    Le problème est que la démonstration de Guénon ne s'appuie sur aucun argument historique ou de sociologie politique et religieuse. René Guénon, vierge de toute formation universitaire aboutie, se contente en effet d'asséner dogmatiquement ses lubies et de les marteler consciencieusement comme s'il s'agissait d'évidences irréfutables. Guénon défend en tout cas une approche binaire de la vie humaine que l'on peut résumer comme suit :

     

    guenonnon.jpg

    Il faut dire les choses comme elles sont : l'idéologie guénonienne est totalitaire et théocratique. Elle ressemble étrangement à ce qui existe en Iran où, depuis trente-cinq ans, le système politique est subordonné à l'autorité spirituelle du clergé chiite et plus particulièrement à celle du guide de la révolution. Mais, de façon plus générale, l'idéologie guénonienne exprime surtout une volonté de renouer avec un âge d'or perdu, celui où l'esprit humain recherchait la nature intime des êtres, les causes premières et finales. Bref, la connaissance absolue.

    Dans cette vision des choses et des êtres, les phénomènes sont produits par l'action directe et continue d'agents surnaturels plus ou moins nombreux dont l'intervention arbitraire explique les anomalies apparentes de l'univers. Dans ce système de pensée, il n'y a pas de place pour l'histoire. L'homme n'est pas perçu comme un être autonome, capable de penser sa propre histoire et son propre destin. Tout ce qui va d'ailleurs dans le sens de l'autonomisation de l'individu et de la sécularisation de la société est l'expression de la modernité que Guénon conspue. Cette modernité privilégie la quantité sur la qualité, l'égalitarisme sur l'élitisme, la démocratie sur la hiérarchie naturelle, la république des êtres inférieurs sur l'unité aristocratique du spirituel et du temporel, les laïques (les ignorants) sur les clercs (les savants).

    Dans le système de pensée de René Guénon, il n'y a pas de place pour le progrès car celui-ci est nécessairement l'expression de la décadence du monde moderne. Et c'est en cela que l'idéologie guénonienne est aussi profondément réactionnaire et pessimiste.

    Tout sépare donc l'idéologie guénonienne de la franc-maçonnerie, n'en déplaise à ceux qui s'évertuent, toujours aujourd'hui, à ranger cet auteur parmi les "penseurs maçonniques". Il faut rappeler que Guénon n'est resté que quelques années en franc-maçonnerie. Son expérience maçonnique a donc été totalement insignifiante et ne lui a jamais conféré de légitimité particulière. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas encouragé certains de ses disciples à investir la franc-maçonnerie pour y propager ses thèses (notamment après la seconde guerre mondiale dans le cadre de la loge La Grande Triade affiliée à la Grande Loge de France). 

    Ceci dit, dès que le maître est mort, les disciples n'ont pas manqué de s'étriper et de s'exclure les uns les autres. Chacun d'eux s'est évidemment empressé de s'accaparer l'héritage intellectuel du gourou en oubliant très vite la retenue, la pondération et l'humilité qui auraient dû pourtant caractériser ces soi-disant représentants d'une élite spirituelle. Faut-il s'en étonner ? Non bien sûr car ainsi vont les esprits dogmatiques qui réduisent les idées à leurs obsessions et le destin de l'humanité à leur petite personne.

  • L'affaire Lalou

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    Regarder le passé, c'est se rendre compte que les choses, parfois, n'étaient pas forcément meilleures qu'aujourd'hui. En témoigne l'initiation avortée de Charles Lalou, député du Nord, dont les opinions boulangistes avaient provoqué une expédition punitive de plus de 500 Frères le 5 février 1889.

    Ce fait divers, qu'on imaginerait mal de nos jours, a fait les choux gras de toute la presse de l'époque. Il faut se remettre dans le contexte. Le général Boulanger, personnage équivoque, soutenu aussi bien à droite (royalistes, bonapartistes) qu'à gauche (certains radicaux et socialistes), venait d'emporter les législatives partielles du 27 janvier 1889 à Paris face à Edouard Jacques, président du Conseil général de la Seine. Les partisans du général Boulanger avaient envisagé une marche sur l'Elysée à laquelle le principal intéressé s'était prudemment refusé de participer. Le camp républicain redoutait un coup d'Etat.

    C'est la raison pour laquelle l'initiation de Charles Lalou au sein de la loge La France Démocratique (présidée par Georges Laguerre, député boulangiste du Vaucluse) était apparue - à tort ou à raison - comme une provocation par les Frères les plus soucieux de défendre la jeune Troisième République en cette année du centenaire de la Révolution française.

    Pourtant, le GODF était lui-même très partagé sur l'attitude à adopter vis-à-vis de Boulanger. Par exemple, un républicain aussi incontestable que Frédéric Desmons, président du Conseil de l'Ordre, ne cachait pas sa sympathie pour le turbulent militaire.

    Voici un extrait du compte rendu du quotidien Le XIXe siècle, viscéralement antiboulangiste, en date du 6 février 1889 :

    « Le porte-parole officiel du Boulangisme, l'enfant de choeur de la Chapelle de la rue Dumont-d'Urville, a été exécuté hier au Grand-Orient de France. L'exécution a été complète; elle était méritée.

    On sait que tout dernièrement Georges Laguerre a fondé ou plutôt ressuscité loge la République Démocratique, dans le but de donner le change à l'opinion publique en faisant croire que la Maçonnerie était Boulangiste.

    Pour augmenter le nombre, d’ailleurs très restreint des Membres de cet Atelier, le Frère Laguerre, Vénérable de la Loge, a présenté à l'Initiation un des membres influents du Comité de la rue de Sèze. Mais sachant que l'admission de ce personnage soulèverait un tollé général dans le monde maçonnique, il avait imaginé le truc suivant :

    Le Bulletin Maçonnique qui indique le programme des travaux de toutes les Loges, ainsi que l'heure des séances, annonçait que la tenue de la Loge de M. Laguerre, commencerait à huit heures et demie, et ne donnerait aucun renseignement sur l'Ordre du jour.

    D'autre part, le Vénérable avait fait envoyer aux Membres de sa Loge une convocation indiquant l'ouverture des travaux pour sept heures et demie précises, c'est-à-dire une heure avant l'heure habituelle et contrairement à tous les usages Maçonniques, de façon à dire à ceux qui se présenteraient à l'heure : la comédie est finie, la pièce est jouée.

    Ce projet, si habilement préparé, échoua complètement.

    Hier, cinq cents Francs-Maçons, prévenus à la hâte, sont venus de tous les points de Paris pour assister à l'ouverture des travaux de la Loge présidée par Laguerre.

    Il ne nous est pas permis de faire le compte rendu de la séance maçonnique, ce que nous devons dire, c'est que, malgré son cynisme et son audace, le député de Vaucluse, accablé sous le poids du mépris de tous les assistants, a été contraint de lever la séance et de sortir de sa Loge sous les huées des Francs-Maçons indignés (…). »

    L'affaire fit si grand bruit que le F∴ Esprit-Eugène Hubert, directeur de la revue La Chaine d'Union de Paris et antiboulangiste notoire, se crut obligé d'appeler indirectement les FF à la modération et à la raison (cf. La Chaine d'Union de Paris, février 1889, p. 36) :

    « Quelques excès ont pu être commis dans nos travaux, quelques méconnaissances ont pu être faites de nos prescriptions et Règlements, dans ces derniers temps ; ne nous en inquiétons point outre mesure. Cela ne peut avoir aucune conséquence grave, quant au point de vue de la stabilité et de la sécurité maçonniques : au contraire cela nous servira. Nous y puisons cet enseignement profitable que nous devons nous retrancher et nous renfermer dans nos anciennes manières d'être maçonniques ; que loin d'étendre notre cercle, nous devons le restreindre ; que, sans être une Société secrète, nous sommes une Société privée qui reste chez elle, qui ne sort point de chez elle, qui n'ouvre point ses portes à tous venants ; que nous sommes une Société qui se distingue, qui se détache de toute autre société par ses mots, signes, formes et coutume. Par son indépendance, par sa tolérance, par sa fraternité, par son abnégation, par ses larges horizons d'amélioration sociale, d'union entre toutes les races, des peuples entr'eux et par ses aspirations à la concorde, à la paix dans l'Humanité entière.

    Corps d'avant-garde, elle ne peut se découvrir sans vouloir s'exposer à être paralysée, comprimée dans son oeuvre, dans son action.

    Restons des Temples fermés. »

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    A consulter :

    Journal Le XIXe siècle - 6 février 1889.pdf