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polémique - Page 3

  • Jean-Louis Bianco : « Je ne démissionnerai pas »

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    « Je suis nommé par décret du président de la République. Celui-ci m'a simplement fait savoir qu'il souhaitait que je ne démissionne pas. Je ne démissionnerai pas. » Si ce que dit Jean-Louis Bianco est exact, alors les tentatives de déstabilisation de l'Observatoire de la Laïcité devraient rapidement s'estomper et l'on pourra enfin passer à autre chose.

    Vous trouverez ci-dessous l'interview de Jean-Louis Bianco du 21 janvier 2016. Celui-ci recadre le débat et montre la petitesse de cette polémique comparée aux enjeux sociétaux de la laïcité.

    Il rappelle que l'Observatoire de la Laïcité, dont il souligne le travail, défend et promeut la laïcité consacrée par notre droit positif face à ceux qui veulent s'accaparer la notion pour la tordre dans tous les sens.

  • Une lettre ouverte de Michel Maffesoli

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    Michel Maffesoli, avec qui j’ai le plaisir de correspondre, m’a gentiment fait parvenir une lettre ouverte qu’il a adressée préalablement à Ronan Loaëc et Gérard Contremoulin, ses destinataires originels.

    Je ne reviendrai pas sur le fond de cette affaire qui – fort heureusement – n’a pas les dimensions de celle des fiches.

    Je relaye cette lettre ouverte sur « 3, 5, 7 et plus » afin qu’elle soit lue même si je m'empresse de préciser que Michel Maffesoli m’a laissé entièrement libre d’en faire l’usage que je souhaitais.

    Sur la forme, cette lettre est très claire et très bien écrite. Elle n’est pas longue. Six pages... L’exercice n’est donc pas insurmontable ! Point n’est besoin d’être docteur ès sociologie pour en comprendre le contenu.

    Après, sur le fond de cette lettre, c’est à chacun, bien sûr, de se faire sa propre opinion en toute indépendance. Michel Maffesoli y analyse cette paresse, si communément partagée (je me mets évidemment dans le sac !), qui consiste à asséner : « Je n’ai pas lu, je n’ai pas vu, mais j’ai entendu causer ».

    Cette paresse, souvent condescendante, alimente les préjugés, conforte les incompréhensions et bride les intelligences.

    Michel Maffesoli revient également sur son parcours universitaire et maçonnique avec sincérité et sobriété.

    Bref, discuter les opinions d’autrui, c’est une nécessité. Cela fait partie de tout travail intellectuel et cela fait partie aussi du débat démocratique. Encore faut-il que les « arguments » ne soient pas en réalité de mesquines attaques dirigées contre les personnes.

    Michel Maffesoli m’a également transmis sa bibliographie. Je la publie ici pour celles et ceux qui voudraient se familiariser avec son œuvre.

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    Lettre ouverte de Michel Maffesoli

    Bibliographie de Michel Maffesoli

     

  • "La France Maçonnique" : le retour

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    Mon compteur de visites s'affole depuis quelques jours. Grâce au F Géplu du blog de référence Hiram.be, j'en ai compris les raisons. Il semble que ma note sur le teaser n°2 du  documentaire "La France Maçonnique" (tremblez ! bonnes gens) ait fortement déplu à l'un de ses obscurs promoteurs qui tient un blog à la ligne éditoriale complotiste (la présentation est tortueuse, prenez une aspirine...).

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    Merci en tout cas de cette publicité ! Je n'en attendais pas tant. Qu'il me soit permis d'y voir un retour de bon procédé car cela permet de faire croire qu'il y a une effervescence - que dis-je ? - une panique chez les francs-maçons... Comme si le documentaire allait révéler de terribles secrets... Comme si ma note donnait en quelque sorte l'alerte à la meute des "frères la gratouille" qui, dans l'ombre, contrôle tous les rouages de la société française (gniark... gniark...).

    Mon pauvre ami... si seulement tu savais... N'étant évidemment le porte-parole de personne et encore moins de mes FF et SS en franc-maçonnerie, je crains, hélas, de te décevoir, et de ne pas aller dans le sens de ta paranoïa, en te disant qu'il y a de très fortes chances, pour ne pas dire une quasi-certitude, que la sortie de ce film passe totalement inaperçue tant dans la société, que dans les milieux maçonniques, lesquels ont bien d'autres préoccupations que les considérations de Ratier, Dieudonné, Le Gallou, et compagnie.

    Sur le fond, tu qualifies mon article de puant, de diffamatoire et de délateur. Evidemment, rien de tel. Ma note se borne à constater brièvement le parcours politico-intellectuel des réalisateurs, puis des intervenants qui apparaissent dans l'extrait. Et le moins que l'on puisse dire est que la plupart de ces personnes ne sont pas connues pour la modération de leurs analyses et de leurs engagements publics. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je me suis étonné d'y voir figurer Jean Solis car j'ai de la considération pour l'auteur et l'éditeur. J'ai donc pris la liberté d'exprimer cet étonnement et mes doutes sur les orientations de ce documentaire.

  • Une "certaine idée" de la F∴M∴

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    "Cherche la réponse en ce même lieu d'où t'est venue la question."

    Djalâl ad-Dîn Rûmi (1207 - 1273)

     

    Lu sur le blog Hiram.be cette considération d'Alain Bernheim, le Jean Daniel de la maçonnerie :

    "Je considérais que 2014 était une année essentielle (sic) pour la franc-maçonnerie française. Essentielle parce que c’était la première fois depuis plus de deux siècles que les francs-maçons français qui ont en commun une certaine idée de la franc-maçonnerie (sic) tentaient de se réunir. Leur tentative me semblait avoir une bonne chance de réussir mais elle était confrontée à un extraordinaire sabotage (sic) dont je reparlerai plus loin" (1).

    Je me méfie généralement de ceux qui usent et abusent des expressions gaulliennes pour signifier qu'ils ont "une certaine idée" de ceci ou de cela. Je les soupçonne d'avoir aussi "une certaine idée" d'eux-mêmes qui les conduit souvent à juger leur prochain ou les situations avec condescendance et, parfois, à ne pas être trop regardants sur leur propre parcours.

    La "certaine idée de la franc-maçonnerie", on la connait. C'est cette trop fameuse "régularité", notion équivoque, à géométrie variable et historiquement douteuse qui, depuis des décennies, contribue à ériger des murs inutiles entre les FF de la base (2) tandis que les dignitaires, eux, dînent ensemble ou organisent des "colloques historiques". Je trouve qu'il y a quelque chose d'assez risible et consternant chez ceux qui passent leur temps à décerner des brevets de régularité à qui veut les entendre.

    Je rappelle, pour la petite histoire, qu'Alain Bernheim a été initié dans une L du GODF∴ comme François Stifani, l'ancien G∴M∴ de la G∴L∴N∴F∴, a été initié au DH∴ Oh ! Je ne dis pas cela par esprit de chicane bien sûr - car chacun a le droit absolu de donner à son parcours maçonnique une orientation qui lui convient mieux - mais pour souligner qu'en maçonnerie, comme dans beaucoup d'autres activités humaines, tout est éminemment relatif. Les deux ont sans doute passé l'épreuve de la terre, au coeur du cabinet de réflexion. A cette époque, ils étaient probablement peu préoccupés de savoir s'ils allaient rentrer dans une L régulière ou irrégulière, non mixte ou mixte.

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    (1) On peut lire l'entretien en intégralité sur le blog de Jean-Laurent Turbet.

    (2) Le couplet sur les fréquentions autorisées en fin d'interview est savoureux. On y apprend ainsi que le F irrégulier est fréquentable mais hors tenue rituelle. On peut donc manger avec lui et même lui parler... mais pas question de côtoyer ce mécréant en tenue rituelle. On "suspend" les travaux. Casuistique et hypocrisie quand vous nous tenez...