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  • La montagne est belle

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    Ce samedi, travail de commission pour étudier une question conventuelle et évoquer certains aspects de la vie maçonnique.

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    La réunion a eu lieu chez un F∴ de ma L∴ autour d'un bon repas, précédé du petit apéro qui va bien.

    J'ai passé un excellent moment convivial, fraternel et studieux. J'aime ces instants hors des tenues d'obligation. Ils permettent toujours de resserrer utilement les liens.

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    Sur le chemin, j'ai respiré l'air pur et vivifiant des Cévennes. La montagne était belle en cette journée de décembre. Notre petit atelier grandit à son rythme.

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  • Les idéologues du rejet

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    Les idéologues du rejet cultivent le ressentiment et chacun sait que le ressentiment est la matrice des haines les plus tenaces et les plus recuites. Ils n'ont jamais pardonné 1789 et le renversement de l'ordre ancien.

    Leur ressentiment s'exprime à l’égard de la République, du parlementarisme, du capitalisme (générateur de socialisme en réponse), du cosmopolitisme, des juifs, des noirs, des arabes, des homosexuels, des protestants, des musulmans, des francs-maçons, etc. (liste non exhaustive).

    Cette contre culture politique s’est exprimée avec, en son sein, des trajectoires singulières d’individus plus ou moins opportunistes, plus ou moins violents, plus ou moins travaillés par la haine de l'autre et le sens grandiose de leur personne.

    Tous ces idéologues du rejet ont vécu dans la hantise du complot et de ceux qu’ils devaient démasquer. Ils n’ont fait que mettre en pratique ce que le F∴ Joseph de Maistre (eh oui... un maçon ultramontain, réactionnaire et surtout maniaco-dépressif) avait écrit d’une plume hallucinée dans Les Soirées de Saint-Pétersbourg : « LE REMEDE DU DESORDRE SERA LA DOULEUR ».

    Selon eux, la rédemption devait donc passer par l’épée, par le retour musclé de l’ordre social voulu par Dieu parce qu’il avait été sacrilège de le remplacer par une « République […] née de la fermentation putride de tous les crimes amoncelés » (toujours la prose de ce bon Joseph en exil quand il était dans ses phases maniaques).

    Depuis les années 1790, les contempteurs de la République sont préparés à en découdre. Ils se sont mutuellement encouragés par leurs livres, leurs libelles. Un grand nombre été dans l'attente frénétique d’une restauration intégrale de l’ancien régime. D'autres ont imaginé des voies nouvelles : le fascisme et le national-socialisme.

    Avec le progrès de la technique, les idéologues ont abandonné l'épée et ont opté naturellement pour l'efficacité des flingues, des schlagues, des grenades.

    La défaite en 1940 a été pour eux « la divine surprise » et l’occasion inespérée de mettre en pratique ce que leur éducation et leurs maîtres leur avaient appris depuis plus de 150 ans. Ils ont pu enfin exclure, ostraciser, déporter, tuer et modeler le pays en fonction de leurs obsessions tout en léchant les bottes de l'occupant nazi.

    Puis, ils ont perdu en 1945. Certains ont été fusillés. Certaines ont été tondues. L'indignité nationale en a flétri d'autres. Beaucoup, en réalité, s'en sont tirés en faisant le gros dos, en se taisant prudemment, ou tout simplement, en ayant pu bénéficier d'une clémence des autorités dictée par les impératifs politiques de la réconciliation nationale.

    Nos idéologues du rejet ont malgré tout pu poursuivre leur oeuvre de haine progressivement. D'abord dans la confidentialité. Puis à nouveau au grand jour. Et de façon plus marquée en faisant brutalement irruption sur la scène politique lors des élections européennes de 1984.

    Nos idéologues ont inévitablement fait des petits. Certains d'entre eux se glorifient de pisser ou d'arracher aux petites heures de la nuit les arbres de la laïcité ou de la liberté. On a le courage que l'on peut.

    Ils tentent aujourd'hui de reconstruire l'Histoire en dénaturant les faits, en les niant purement et simplement et en se présentant comme les victimes du système. Ils prospèrent en fait sur l'oubli du plus grand nombre et sur l'instrumentalisation de toutes les peurs. Ils tentent d'habiller leur idéologie poussiéreuse d'habits neufs. Ils se veulent modernes alors qu'ils sont vieux. Ils se présentent sous un jour avenant dans les médias alors qu'ils n'attendent en réalité que le moment propice pour à nouveau reléguer, exclure, déporter et massacrer au nom de l'ordre naturel des choses, au nom de leur médiocrité, au nom d'une France fantasmée et ethniquement pure.

  • Rien n'est joué

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    220px-Urne.jpgLa vocation de ce blog n'est pas de commenter l'actualité politique et encore moins l'actualité électorale (je l'ai beaucoup fait il y a quelques années).

    Je renvoie donc les lecteurs à l'analyse de Jean-Noël Cuenod que j'ai trouvée intéressante parce qu'elle apporte un regard extérieur et qu'elle permet surtout de prendre du recul vis-à-vis d'un scrutin dont il faut rappeler qu'il n'est pas terminé.

    Dans toutes les régions, il y a en effet un second tour. Ce n'est qu'après ce second tour que l'on pourra vraiment commencer à tirer des enseignements du scrutin et à émettre des hypothèses pour l'avenir.

    Lien permanent Catégories : La Cité
  • Des deux côtés de l'Atlantique

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    2715604317.jpgLe F∴ Todd E. Creason, dont j'avais déjà parlé, est revenu sur la baisse des effectifs de la F∴M∴ américaine.

    Beaucoup de profanes se font initier, souvent parce qu'ils ont été approchés par des parents, des amis, des collègues. Au départ, les jeunes maçons sont plein de bonne volonté. Ils passent leurs trois grades symboliques sans problème (généralement c'est l'affaire de quelques mois à peine car les loges de rite d'York travaillent essentiellement au grade de maître). Puis, un beau jour ils finissent par disparaître dans l'indifférence générale. Ils démissionnent ou, le plus souvent, ils demeurent absents des travaux.

    Le F∴ Creason propose trois pistes à explorer pour aider les FF∴ à ne pas se décourager et à améliorer leur démarche maçonnique.

    Il faut inviter les FF∴ à s'exprimer. Selon Creason, il faut d'ailleurs commencer dès les enquêtes afin de mieux cerner les motivations et les attentes des candidats. Par la discussion, on peut ainsi répondre éventuellement aux désirs des uns et des autres, prévoir des activités et des actions particulières, et créer une saine émulation qui fidélise les membres.

    Il faut impliquer les FF∴ dans la vie des loges. Et notamment à davantage les associer à l'exécution du rituel et à la vie administrative de l'obédience. On ne vit pas la maçonnerie de la même façon quand on est acteur dans son atelier ou dans son obédience et qu'on ne reste pas assis sur sa colonne en attendant que la tenue se passe.

    Il faut enfin instruire les FF∴ et les éclairer sur le sens de ce qui est dit et fait en loge. Donner du sens à ce que l'on fait participe aussi à la solidité et à la pérennité du groupe. L'instruction maçonnique est essentielle.

    Ce que Creason dit, semble tomber sous le sens. Et pourtant, dans quelle mesure les pistes qu'il évoque, ne sont-elles pas aussi à suivre chez nous de l'autre côté de Atlantique ?