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  • Sur quoi doit-on travailler en loge ?

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    logazde.jpgJe me souviens d'une tenue dans une loge du Grand Orient de France, il y a quelques années, dont l'ordre du jour était consacré à l'examen d'une question conventuelle sur un sujet d'intérêt général. Après les traditionnels et soporifiques « la question est mal posée » qui ne font avancer en rien les débats, une série de frères avait pris la parole pour affirmer péremptoirement : « Nous ne sommes pas venus en maçonnerie pour ça et puis nous sommes totalement incompétents pour en débattre. » Bref, à les entendre, l'assistance était priée d'en rester là. Les grincheux étaient parvenus à imposer leur incompétence à l’atelier, à l'ériger même en norme du travail maçonnique, au point de vider le débat de toute sa substance et de démotiver ceux qui étaient désireux d’apporter leur petite pierre à la construction de l’édifice.

    Certes, nous ne sommes pas tous spécialistes des questions posées, des sujets abordés en loge sous forme de morceaux d'architecture. C’est entendu. Mais cela signifie-t-il que nous sommes incapables de jeter un regard maçonnique sur ces sujets et d’y apporter nos points de vue, fussent-ils imparfaits et maladroits ? Non, nous en sommes capables. Pensez-vous qu'un franc-maçon de la fin de l'année 1915 était en mesure de saisir la complexité de son époque alors qu'elle constitue aujourd'hui quelques chapitres de manuels d'histoire ? Il n'était guère mieux loti que nous, même si nous avons tendance aujourd'hui à exagérer le caractère prospectif et avant-gardiste de la franc-maçonnerie sous la Troisième République. En réalité, le monde est toujours complexe pour celui qui vit et ne bénéficie pas du recul de l'Histoire. Ou alors, pour faire bonne mesure, il faut admettre la réciproque. Si des frères, dans les loges, affirment péremptoirement que la maçonnerie n’est pas faite pour traiter des sujets profanes ou qu’ils ne sont pas venus en maçonnerie pour ça (ce qui est parfaitement leur droit dès l’instant où il n’en font pas la norme du travail maçonnique), alors je pense qu’il est légitime d’affirmer, tout aussi catégoriquement, que nous sommes totalement et radicalement incompétents pour parler de symbolisme en général et de symbolisme maçonnique en particulier. En effet, nous ne sommes pas tous philosophes, anthropologues, historiens, linguistes, sémiologues, spécialistes des mythes, des symboles, de l’exégèse biblique ou de la littérature chrétienne des origines pour ne s’en tenir qu’à cette liste non exhaustive.

    Par conséquent, pourquoi les jugements que l’on entend à propos des sujets profanes ne seraient-ils pas d’application pour les sujets maçonniques ? J’ai ma réponse et me permets de vous la livrer brute de décoffrage. Si les sujets maçonniques ont souvent le vent en poupe au détriment des sujets profanes, c’est parce qu’ils n’engagent non seulement à rien mais aussi parce qu’ils permettent à notre propre subjectivité de s'exprimer sans trop de risques. Dans un sujet symbolique, on peut dire absolument tout et son contraire. Dans un sujet symbolique, il est même possible de dire n’importe quoi doctement. Les paresseux, voire les manipulateurs, les phraseurs ou les poseurs peuvent y trouver leur compte sans crainte d’avoir une surchauffe de neurones (car la compilation ou la paraphrase, ça existe y compris pour ce type de sujet). Ils apparaîtront même comme des érudits, voire comme des sages (ce qu’ils ne sont pas) auprès des plus impressionnables et des plus crédules.

    En d’autres termes, on se sent légitime dans un registre que l’on croit bien maîtriser tout simplement parce qu’on connaît certains symboles, qu'on pratique certains rites et que l’on appartient à une société initiatique, ésotérique et traditionnelle. Mais si on voulait atteindre une certaine objectivité, je dirais même une certaine dose de sérieux, alors on ne manquerait pas d’obstacles aussi périlleux à franchir que ceux que l’on invoque ordinairement pour les sujets profanes. Faites l’expérience suivante. La prochaine fois que vous préparerez un sujet symbolique pour votre loge, pensez que vous le ferez sous le regard critique et incisif d’un spécialiste qui ne manquera pas de démonter pierre par pierre ce que vous êtes en train de travailler et de rédiger à l’intention de votre loge. Vous verrez alors que les choses prendront un tour sensiblement différent et qu’à force d’avoir cette pensée, vous vous sentirez beaucoup moins libres et beaucoup moins à l’aise.

    Mais qu’on me comprenne bien : il ne s’agit pas, pour moi, de plaider pour que tous les sujets soient abordés en professionnels ou en spécialistes. Certes non ! C’est précisément le contraire ! Ce que je souhaite, c’est que nous n'ayons pas peur de laisser libre cours à notre subjectivité pour tous les sujets dits « profanes ». La réflexion maçonnique doit rester libre ! J’en ai marre, en effet, de ces discours culpabilisateurs qui établissent les frontières de la réflexion maçonnique en fonction du domaine traité et/ou de la compétence des intervenants. Si l’on doit se farcir des conneries à propos de sujets maçonniques, je suis alors demandeur d’une égalité de traitement en faveur des sujets de société. Et sous le terme de « conneries », il ne faut pas y déceler un jugement négatif. Au contraire, c’est pour moi quelque chose d’éminemment positif : ça signifie que pour tous les sujets traités, le franc-maçon a le droit inaliénable d’en disposer librement au point même d’en faire un tissus de conneries ou de lieux communs (les seules victimes étant celles qui doivent les endurer plus ou moins sagement sur les colonnes). Le rituel, comme le tablier et les gants, nous protègent contre tout débordement et toute polémique stérile.

    Une anecdote pour terminer mon propos.

    Il m’est arrivé de rencontrer au cours de mon cheminement un « symbolâtre » comme la maçonnerie sait parfois en produire. Bref, le genre de frangin à s’enivrer tellement de symboles, de rites, de cordons, de hochets et de manuels de maçonnerie que l'on pouvait facilement l’imaginer, chez lui, en train de dormir à l’ordre. Il aimait faire le paon quand il y avait des réunions ou des dîners en présence de profanes. En loge, il s'était institué arbitre des élégances en distribuant les bons points à ceux qui partageaient son avis, les mauvais à ceux qui avaient décidé de penser librement par eux-mêmes. Il poussait le comble de la suffisance intellectuelle en croyant qu'il pouvait apprendre quelque chose de ses longs monologues en atelier. En franc-maçonnerie, disait-il, il n’est pas question de parler de questions de société. Et puis d’ailleurs, ajoutait-il, le monde est tellement complexe que nous n’avons pas les compétences requises pour en discuter. Mais, sans doute pour magnifier cette mystérieuse association, dont il aimait se réclamer entre un cocktail et un petit four, il prenait quand même soin préciser que la maçonnerie avait été à l’origine de nombreuses lois sociales, du droit à l’avortement, du planning familial, etc. Et l’homme de révéler ainsi toute la duplicité de son discours : d’un côté, il affirmait que la franc-maçonnerie n’avait pas à investir le champ de la réflexion sociale et, d’un autre, il lui attribuait volontiers la paternité de nombreuses conquêtes sociales pour s'en prévaloir.

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    Pour un point de vue différent : Sur quoi doit-on travailler en loge ?

  • Questions à l'étude des loges

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    GODF, Franc-Maçonnerie, LogeChaque année, le Convent (l'assemblée générale) du Grand Orient de France (G∴O∴D∴F∴) pose une série de questions aux loges de l'obédience.

    • La première question concerne un sujet d'intérêt général.
    • La deuxième est relative à un sujet maçonnique.
    • La troisième est consacrée à la laïcité.
    • La quatrième est consacrée à la paix.
    • Et la cinquième question est spécialement destinée aux loges hors métropole.

    Règlementairement, chaque loge doit répondre à au moins deux questions. Mais rien n'interdit à toute loge qui le désire d'en traiter davantage.

    Les questions conventuelles sont un temps fort de la vie du G∴O∴D∴F∴. J'ai toujours trouvé stimulant de savoir que toutes les loges de l'obédience planchaient sur les mêmes sujets à la même période.

    Il arrive parfois que des FF∴ s'interrogent sur l'utilité de ces questions. Justement. Il ne faut pas raisonner de façon utilitariste. Il ne faut pas davantage raisonner en terme d'immédiateté. Je prendrai une image. Quand les bâtisseurs de cathédrales commençaient un édifice, ils savaient qu'ils n'en verraient pas le clocher. Ça ne les empêchait nullement de se mettre à l'ouvrage.

    Eh bien, d'une certaine façon, il en est de même pour les questions à l'étude des loges. Nous ne sommes pas dans l'opératif mais dans le spéculatif. Les synthèses régionales sont un aperçu du ressenti des loges à un moment donné et sur des sujets bien spécifiques. Et chaque loge est en soi un petit microcosme singulier d'individus riches de leurs différences. Ces synthèses offrent donc des pistes de réflexion, défendent des idées et des principes, posent des jalons pour une pensée humaniste au sein de la société. Ces synthèses peuvent éventuellement inspirer des décideurs publics ou privés. Ou pas d'ailleurs. Qu'importe qu'il n'y ait pas de prolongements concrets immédiats ! L'essentiel est qu'il y ait eu réflexion collective. Cette réflexion nourrit la loge et le maçon. Il faut donc laisser les idées cheminer librement au rythme du corps social. C'est aussi ça le travail maçonnique. Fais ce que dois, advienne que pourra.

    Quand je suis entré en maçonnerie, il y a bientôt 24 ans, le résultat de cette oeuvre commune se perdait dans les comptes-rendus des Convents et trouvait sa place dans les archives. Depuis trois ans, ce résultat fait enfin l'objet d'une édition grand public. C'est une excellente chose ! Maçons et profanes pourront ainsi y trouver un bon aperçu du travail des loges. Il est dommage cependant que les synthèses sur la question maçonnique n'y figurent pas. Ce parti-pris éditorial repose sans doute sur la volonté de préserver l'intimité du questionnement initiatique. C'est un choix qui se défend même si, à titre personnel, je le considère quelque peu artificiel eu égard au nombre d'ouvrages publiés chaque année sur la franc-maçonnerie.

    Questions à l'étude des loges n°3, synthèses année 2014-2015, Grand Orient de France, collection Horizons Maçonniques, prix public 9 €. A commander chez Conform édition.

  • Ouvrir son esprit

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    adhucstat.jpgJe ne le dirai jamais assez : pour prendre du plaisir en franc-maçonnerie, il faut être ouvert d'esprit, c'est-à-dire être un minimum curieux et désireux de bousculer ses habitudes. C’est la raison pour laquelle j'ai toujours été étonné de constater que l’ésotérisme pouvait rétrécir le champ de vision de certains francs-maçons au lieu de l’agrandir. Cette situation s'explique probablement par cette tendance, vieille comme le monde, à ne voir dans les symboles que des normes directrices dont la conscience ne doit pas s’affranchir et dans les rituels une tyrannie de la forme qui privilégierait la sécheresse de la lettre au détriment du souffle vivifiant de la libre interprétation. Il en est parfois de la maçonnerie comme d'une confession religieuse. Le risque de confusion est bien réel chez certains maçons qui agissent et pensent plus en convertis qu'en initiés. En effet il arrive plus souvent qu’on ne le croit que l’Ordre maçonnique sécrète – quel que soit le rite considéré je le précise – son cortège de petits fondamentalistes en costume-cravate (et en tailleur).

    J'aime bousculer mes certitudes et, quand j'en ai le loisir, j'aime fréquenter des loges beaucoup plus symbolistes que la mienne. Je me souviens par exemple d'une très belle et riche discussion que j'avais eue en salle humide avec des FF∴ du régime écossais rectifié (R∴E∴R∴), rite maçonnique doctrinalement chrétien et avec lequel je n'ai aucune accointance particulière. Ce fut une belle rencontre. Depuis longtemps, mes interlocuteurs s’étaient affranchis de la tyrannie des formes et des incantations dans lesquelles se perdent immanquablement ceux qui prennent tout au pied de la lettre. Je me suis rendu compte qu’autour d’une table, d’un bon repas et avec un verre d’excellent vin, l’esprit s’apaise et les choses finissent par être plus compréhensibles et ramenées à de plus justes proportions pour n'importe quel athée qui se respecte.

    Je me suis même surpris à comprendre « l’idéal chrétien », évoqué par ce rite, sans être obnubilé par l’étiquette de cette maçonnerie qui est aussi l'antichambre d’une chevalerie célestielle (célestielle par opposition à terrienne, terrienne qui renvoie à la matérialité, au pouvoir temporel, au transitoire, au fugace, au profane). Je m’efface devant ces mots de Rocherius Eques a Vera Luce, ancien Grand Prieur de Neustrie, qui résument les choses évidemment mieux que je ne saurais le faire:

    « Dans un monde de facilité matérielle, où l’opulence peut côtoyer la détresse la plus profonde, où le pouvoir de l’humanité sur la nature confine à l’hégémonie totale, l’Ordre propose que, dans l’ombre, mais au cœur de ce monde, des valeurs séculaires persistent et s’expriment. L’idéal est lointain, et nul d’entre nous, en conscience, ne peut prétendre s’en être approché : tant mieux car tant que nous sentirons notre insuffisance et notre éloignement du principe, alors nous serons de vrais chevaliers. Mais à condition que cette prise de conscience soit l’aiguillon de notre combat spirituel, de la virilité morale et métaphysique qui nous fera toujours préférer le doute à la certitude, la question à la réponse, la révolte à la satisfaction, dès lors que quelques bornes fondamentales balisent notre chemin et nourrissent notre ferveur : notre foi chrétienne, l’espérance du salut, et l’amour des autres hommes. »

    Mes bornes fondamentales ne sont pas les mêmes que celles qui viennent d’être dites, mais peu importe (le clergé a bien abrité ses curés Meslier, des hérétiques dormants, qui n'étaient sans doute pas de mauvais prélats). Je suis pourtant conscient d’être sur le même chantier d'idéal. Avec un peu de réflexion, il n’y a rien d’étonnant : sur ce chantier, y compris dans le sein d’un même corps de métier, les techniques de travail ne sont pas nécessairement ou obligatoirement identiques. Quand on travaille en bonne intelligence, dans le respect mutuel, il arrive même que ces techniques se complètent et s’éclairent l’une l’autre.

  • L'ironie du symbole

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    corse.jpg

    Utiliser les symboles peut s'avérer périlleux. C'est par exemple le cas ici lors de la manifestation xénophobe et raciste d'Ajaccio. Le drapeau corse a été brandi dans une volonté de rejeter l'étranger et le Français d'origine étrangère.

    La tête de saint Maur contre le Sarrasin... C'en est presque comique...

    Il faut rappeler que saint Maur ou saint Maurice était un saint originaire d’Égypte. L'iconographie et la statuaire chrétiennes le représentent souvent sous les traits d'un noir.

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    Bref un drapeau avec une tête de nord-africain pour défier l'arabe... Tout ceci me fait songer à cette citation de Jean-Marie Adiaffi, cinéaste et poète ivoirien (1941-1999) :

    "Un peuple qui ne sait plus interpréter ses propres signes, ses propres mythes, ses propres symboles, devient étranger à lui-même, perd foi en son destin."

  • La face cachée des contes

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    La chaîne d'union, godf, glnf, contesLa Chaîne d'Union est la revue d'études maçonniques, philosophiques et symboliques publiée par le Grand Orient de France (G∴O∴D∴F∴). Son numéro 74, sorti en octobre dernier, est consacré à la face cachée des contes avec des articles de Jacques Chaboud, Jean-Louis Coy, Stéphane Korsia-Meffre, Emmanuel Pierrat, Xavier-Laurent Salvador et Michel Watier.

    Je dois cependant reconnaître que je n'ai pas spécialement accroché aux propos des différents contributeurs, sans doute parce que je ne suis plus suffisamment sensible aux contes qui ont bercé mon enfance. C'est peut-être un effet de la vieillesse... Je préfère en effet le réel ou le vraisemblable aux mondes imaginaires et enchanteurs.

    En outre, j'ai toujours eu du mal avec les interprétations psychologisantes et symboliques des contes. Ces extrapolations d'adultes sur des histoires destinées à de jeunes enfants, m'ont toujours paru tortueuses. Elles privilégient des interprétations et des analogies complexes au détriment de la simplicité des récits. Dans quelle mesure ces extrapolations n'aboutissent-elles pas à donner aux contes des significations qu'ils n'ont jamais eues ? Comment ne pas se poser cette question après avoir lu les savantes exégèses de Pierrat sur Peau d'Ane, de Korsia-Meffre sur le Petit Prince ou de Watier sur Blanche-Neige ?

    Je m'interroge sur la pertinence de ces interprétations. Où s'arrête le sens des contes et où commence la liberté interprétative ? Ces questions, j'en suis conscient, sont terriblement compliquées. En effet, sémiologues et linguistes savent que l'on peut interpréter à l'infini une histoire conçue par son auteur comme absolument univoque. A l'inverse, on peut lire de façon univoque un texte que son auteur a voulu infiniment interprétable. Et parfois, il est même possible de découvrir des sens que l'auteur ignorait ! D'où l'inépuisable débat sur les limites de l'interprétation.

    On trouve également dans ce numéro 74 de La Chaîne d'Union un article sur la colonne d'harmonie compagne de l'initiation ainsi que des comptes-rendus de lecture. On y trouve surtout une longue interview croisée des Grands Maîtres du G∴O∴D∴F∴ et de la G∴L∴N∴F∴ en marge des rencontres La Fayette de mai 2015. Cette interview confirme la personnalisation excessive et inquiétante des appareils obédientiels. Sur le fond, on n'y apprend pas grand-chose. Sur la forme, on ne peut qu'être admiratif devant ce bel exercice de langue de bois maçonnique. Il est d'ailleurs très regrettable que La Chaîne d'Union n'ait pas profité de cette interview pour publier un article distancié et prospectif sur ces rencontres La Fayette afin de tenter de déterminer si elles sont véritablement un moment historique ou bien au contraire une simple opération de communication.

    La Chaîne d'Union, n°74, octobre 2015, prix public : 10 €. Pour connaître les conditions d’abonnement, cliquez sur le site de Conform Edition.

     

    Je ne pensais pas publier d'ici l'année prochaine, mais je me devais de faire ce petit compte-rendu de lecture par courtoisie pour Sylvain. Qu'il soit vivement remercié de son envoi. Il m'a finalement donné l'envie de m'abonner aux Chroniques, à Humanisme et à la Chaîne d'Union.
  • Alexandre le malheureux

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    chevalier.jpgJe voudrais revenir sur le très beau portrait que Denis Lefebvre a dressé du F∴ Alexandre Chevalier, ancien G∴M∴ du G∴O∴D∴F∴ de septembre 1965 à septembre 1966. Je ne vais volontairement pas entrer dans les détails de cette étude remarquable que vous pourrez lire en intégralité en vous procurant le dernier numéro des Chroniques d’Histoire Maçonnique. Mais je souhaiterais en dire cependant quelques mots, dans la mesure où je crois qu’on peut y trouver les origines de ce que nous vivons au sein du G∴O∴D∴F∴.

    Et que vivons-nous ? Depuis une quarantaine d’années, nous vivons sur l’idée que notre obédience doit être nécessairement et résolument engagée dans le monde profane. Nous constatons que l'exécutif a pris l'habitude de s’exprimer régulièrement et publiquement au nom de ses membres. Parfois – mais c’est très rare - cette expression publique se fait à bon escient, soit parce que le sujet est grave, soit parce que l’urgence commande un positionnement. Mais le plus souvent, cette expression publique est intempestive et inutilement clivante. Et surtout elle ne reflète absolument pas la diversité des opinions au sein des LL∴ de l’Obédience.

    Je prendrai un seul exemple en guise d’illustration. Le 8 octobre dernier, le Conseil de l’Ordre du G∴O∴D∴F∴ a publié un communiqué hostile à la ratification de la charte européenne des langues régionales et minoritaires perçue comme une atteinte intolérable à l’indivisibilité de la République et à l’unité des Français. Mais dans le même temps, vous avez de nombreuses loges du G∴O∴D∴F∴ qui organisent plus ou moins régulièrement des tenues dans des dialectes régionaux. La mienne, par exemple, apprécie de travailler de temps en temps en occitan. Je connais par ailleurs d’excellents FF∴ qui ont à cœur de défendre et de promouvoir la culture et la langue occitanes. Certains d'entre eux ne sont peut-être pas hostiles à la charte européenne contrairement à ce que le communiqué du G∴O∴D∴F∴ pourrait laisser penser. Ce sont pourtant d'excellents républicains. J'ai pu constater, par exemple et à mon grand étonnement, que le conservateur du musée de la franc-maçonnerie parlait remarquablement le patois des Cévennes. Faut-il y voir une marque de défiance à l’égard de l’indivisibilité de la République ? Non bien sûr !

    Si on veut donc qu’une parole publique ait un tant soit peu de valeur, il n’y a pas trente-six solutions : il faut qu’elle demeure rare, exceptionnelle, réfléchie et mesurée. Sinon elle se banalise et cristallise inutilement les oppositions. Elle devient une simple réaction, un gazouillis, un bruit de fond. On finit par ne plus y prêter attention.

    C’est bien parce qu’il pressentait de telles dérives et qu'il redoutait des risques d’instrumentalisation politique de l’Obédience que le F∴ Alexandre Chevalier a été combattu dans les années soixante lorsqu'il a assumé la grande maîtrise et la présidence du Conseil de l'Ordre. Denis Lefebvre écrit (Chroniques d'Histoire Maçonnique, n°76, p. 81) :

    "Dans son message aux Frères du Grand Orient, en septembre 1965, le nouveau Grand Maître ne cache rien de son constat et des ambitions qu'il fixe à l'obédience :

    "Vous voilà revenus dans vos Orients respectifs. Les travaux du Convent 1965 son terminés, des tâches nouvelles vous attendent.

    Vous avez librement débattu des problèmes intéressant l'Ordre et aussi les sociétés humaines. Votre volonté catégorique d'effacer  définitivement certaines taches sera respectée, croyez-moi. Mais je sais aussi que vous voulez que nous tournions définitivement la page sur les séquelles des méthodes que nous avons utilisées jusqu'à ce jour dans l'Ordre.

    La Maçonnerie se fonde sur l'avenir et non sur un passé politique usé. Elle n'est pas un tremplin pour un électoralisme poussiéreux. Elle est une école de réflexion déterminant une certaine qualité des relations humaines."

    Le message est clair : la politique politicienne doit être bannie des temples, même si l'obédience doit être politique, mais au sens plein du terme."

    Pour Chevalier, la Maçonnerie devait demeurer un centre d'union où les opinions les plus diverses pouvaient librement s'exprimer. Elle ne devait pas être, selon ses propres mots, "une succursale de partis, de groupement, ou un conglomérat de clans." (Chroniques d'Histoire Maçonnique, n°76, p.90)

    Quand on se rappelle de certains événements récents, notamment de ceux qui ont eu lieu dans l'entre deux tours des dernières élections régionales, on se rend compte à quel point le F∴ Alexandre Chevalier avait vu juste, lui qui, pourtant, avait engagé le G∴O∴D∴F∴ dans des réflexions sociétales poussées, notamment sur la jeunesse et le planning familial.

    En 1966, le G∴M∴ Chevalier écrivait (Chroniques d'Histoire Maçonnique, n°76, p.87) :

    "Le Grand Orient n'est pas un parti politique, mais une société initiatique, c'est-à-dire faite pour l'homme. Autrement dit, elle développe l'esprit critique, contribue aux améliorations de la dignité de l'homme en exaltant sa personnalité et sa culture."

    Denis Lefebvre montre dans son étude que Chevalier, déjà diminué par la maladie (il mourra en 1969), a été ensuite victime de manoeuvres d'appareil ayant abouti à son lâchage par le Conseil de l'Ordre devant le Convent 1966 (un fait sans précédent selon l'auteur). Chevalier a donc été désavoué par l'exécutif obédientiel qu'il présidait. Alexandre Chevalier a été attaqué par ceux qui voulaient que le G∴O∴D∴F∴ s'engage résolument et de façon visible dans la Cité au risque de se retrouver inféodé à des pensées, des doctrines et des stratégies politiques particulières. Les conditions de l'éviction du F∴ Alexandre Chevalier ont été si expéditives et choquantes que même le F∴ Fred Zeller, pourtant connu pour ses opinions politiques tranchées (il fut le secrétaire particulier de Léon Trotsky), a éprouvé le besoin de rendre justice et hommage au F∴ Alexandre Chevalier dans son autobiographie publiée en 1976 (Fred Zeller, Trois points c'est tout, Robert Laffont).

    En conclusion, la très belle étude de Denis Lefebvre montre à quel point l'Histoire peut éclairer notre présent. Elle remet à l'honneur une grande figure du G∴O∴D∴F∴ injustement oubliée.

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    C'est la fin de l'année, je vais donc faire une petite pause. Je vous souhaite d'excellentes fêtes et vous donne rendez-vous l'année prochaine. Prenez soin de vous et de vos proches.
  • Humanisme n°309. Le français : trop de mots ?

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    humanisme1.jpgJe viens de prendre connaissance du dernier numéro d’Humanisme. Il s’agit du numéro 309. Je vais être honnête. Je ne l’ai pas entièrement lu faute de temps à l'exception de quelques articles. Ma lecture se poursuit donc. Je peux cependant vous livrer quelques impressions générales.

    Sur la forme, j’ai noté des évolutions sensibles car ça faisait longtemps que je n'avais pas eu cette revue entre les mains. La maquette de la revue est vraiment soignée. Je regrette cependant la petite taille de la police, qui permet certes de faire des revues moins épaisses, mais rend parfois la lecture difficile, surtout pour les bigleux dans mon genre. C'est un petit défaut qui, je pense, gagnerait à être corrigé.

    Sur le fond maintenant. Là en revanche, j’ai quelques réserves. Notamment en ce qui concerne l’éditorial de Samuel Tomei qui résume la construction européenne en quelques phrases lapidaires. Il semblerait que cet éditorial ait agacé un certain nombre de FF∴. Je comprends cet agacement. Humanisme prétend être la revue des francs-maçons du G∴O∴D∴F∴. Or, le G∴O∴D∴F∴ proclame la liberté absolue de conscience de ses membres. Il est donc impossible de porter atteinte à cette liberté par un éditorial, par un communiqué de presse ou par toute autre forme d’expression publique. Je sais que beaucoup ne partagent pas cette opinion, mais la polémique autour de cet éditorial tendrait pourtant à me donner raison. Il aurait donc simplement fallu que Samuel Tomei prenne la précaution de préciser que son éditorial n’exprimait qu’une opinion personnelle et n’engageait nullement Humanisme et le G∴O∴D∴F∴. Ça n’a pas été fait. C’est regrettable surtout au moment où l'obédience a choisi de recourir, à grands frais, aux services d'un chargé de mission spécialisé dans les questions européennes. Mais bon, on ne va pas non plus en faire un caca nerveux. L’erreur est humaine. Je fais donc une suggestion. Il faudrait que dans les numéros à venir d'Humanisme, il soit précisé au tout début la chose suivante : "Tous les articles publiés dans Humanisme n'engagent que leurs auteurs."

    Je n’ai pas non plus spécialement apprécié le petit jeu qui consiste à publier des articles dits de riposte dans lesquels les auteurs se répondent, parfois avec agressivité et prétention, sur des sujets, je ne dis pas inintéressants, mais tellement spécialisés qu’ils sont parfois assez difficiles à comprendre. Enfin, en ce qui me concerne, je dois reconnaître que j’ai été très vite largué par la polémique entre Michèle Riot-Sarcey et Dominique Desmûriers sur la théorie du genre (je pense qu'ils ne partiront pas en vacances ensemble ces deux là) et par celle entre Patrice Jean et Samuel Tomei sur la féminisation ou la systématique bipartition de la langue (j'ai d'ailleurs trouvé cette dernière controverse particulièrement délirante mais, hélas, symptomatique du "mixisme" bien-pensant qui a fini par s'imposer dans l'obédience en 2010 et qui a maintenant la prétention d'imposer à tous une véritable novlangue).

    Sinon ce numéro 309 contient un dossier intéressant intitulé « Le français : trop de mots ? ». Il est composé d'articles de grande qualité. Charles Coutel (Le travail de Péguy sur les mots), Catherine Kintzler (L’alphabet libérateur), Jean-Robert Ragache (Des mots… le mot juste…), Christophe Devillers (A la poursuite du diamant langagier), Alexandre Dorna (Victor Klemperer et la compréhension de la langue du nazisme), et Bruno Fuligni (Parlez-vous Républicain ?). Ça vole haut. Il faut parfois s'accrocher.

    humanisme2.jpgJe citerai enfin le reste des articles (j'en ai peut-être oublié) :

    • Vous avez dit « Gouvernance » ? de Bruno Fuligni,
    • La difficile évolution du système éducatif français, par Hélios Privat,
    • Culture et économie, même combat ! par Léo Romand-Monnier,
    • Quand les Lumières s’éteignent, la régression postmoderne, par Jean-Pierre Sakoun (un article qui devrait intéresser Michel Maffesoli),
    • Le pape François et l’écologie, par Charles Conte,
    • Pour un humanisme modeste, par Daniel Campagne,
    • Le rôle des francs-maçons dans la Résistance en Creuse, par Olivier Verguet,
    • Jean Zay : une action dans l’esprit des Lumières, par Alain Vernet,
    • La logique troublante de Poutine, par Jacques Sardes,
    • Du réel à l’illusion : images du fait divers, par Jean-Louis Coy,
    • Dissonances2 : le courant Wallon, par Jean Kriff.

    Humanisme, n°309, novembre 2015, prix public : 10 €. Pour connaître les conditions d’abonnement, cliquez sur le site de Conform Edition.

     

  • Des Loges hors du commun

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    histoire,franc-maçonnerie,conform edition,nancy,boulangisme,toulon,bonaparte alexandre chevalier,godf,france,cultureChroniques d'Histoire Maçonnique (CHM), c'est la revue de l'Institut d'Etudes et de Recherches Maçonniques (IDERM) du Grand Orient de France (G∴O∴D∴F∴). Sans doute moins connue qu'Humanisme ou La Chaîne d'Union, cette revue mériterait pourtant d'être (re)découverte par les maçons. Je viens en tout cas de la lire et je voudrais vous donner l'envie de vous la procurer.

    Dans le numéro 76, les CHM proposent quatre études dont deux sont rassemblées dans le dossier intitulé « Des loges hors du commun ».

    La première étude, écrite par Jean-Claude Couturier, étudie la façon dont les francs-maçons en général, et ceux de Nancy en particulier, ont réagi face à la montée du boulangisme à la fin du XIXe siècle. J'ai d'ailleurs déjà montré à quel point l'émergence politique, aussi soudaine que brève, du « Brav' Général » avait suscité de vives tensions au sein du G∴O∴D∴F∴. En tout cas, Nancy n'a pas été choisie au hasard. La loge « Saint-Jean de Jérusalem », qui existe toujours d'ailleurs, était l'une des plus actives du G∴O∴D∴F∴. En outre, la ville était devenue frontalière suite à la défaite de 1870 qui, comme l'on sait, avait abouti à l'annexion de l'Alsace et d'une grande partie de la Lorraine par l'Allemagne. L'auteur expose les différentes sensibilités politiques présentes dans l'arrondissement de Nancy. Il revient sur le parcours de certaines figures locales, profanes et maçonnes, qui se sont affrontées : Maurice Barrès, Paul Adam, Emile Gouttière-Vernolle, le publiciste Gugenheim, Alexis Schneider, l'ancien député de Nancy, le bouillonnant Gabriel, etc. A cette époque, des approches différentes de la République se sont opposées avec, d'un côté, « les opportunistes », c'est-à-dire des républicains modérés plus préoccupés d'économie que de social et, de l'autre, « les révisionnistes », sensibles à l'idée d'une république césariste, autoritaire et sociale. Cet affrontement a permis au radicalisme de mieux se structurer. Ce mouvement politique et idéologique a tenté par la suite de concilier les progrès économiques avec les progrès sociaux. Il a toujours été profondément attaché à une république parlementaire, au respect des lois constitutionnelles de 1875 et au refus de toute personnalisation excessive du pouvoir. Les maçons, eux, ont dû faire des choix dans cette période agitée.

    La deuxième étude est celle de Jean-Pierre Zimmer. Elle est consacrée à la loge « Les Vrais Amis Réunis d'Egypte » à l'orient de Toulon. Cet atelier est né sous la 1ère République, plus exactement sous le Directoire, durant la campagne de Bonaparte en Egypte. La loge fut fondée à Alexandrie le 28 août 1799 et elle était composée essentiellement de militaires de la marine. De retour en France, la loge s'établit à Toulon, port militaire, qu'elle ne quitta plus jusqu'à sa mise en sommeil aux alentours du mois d'octobre 1845. L'auteur retrace minutieusement la vie de cet atelier. C'est l'occasion également pour lui de revenir sur l'histoire du G∴O∴D∴F∴ dans la première moitié du XIXe siècle (la période napoléonienne, la Restauration et la Monarchie de Juillet). On se rend compte, par exemple, qu'une loge pouvait connaître des variations d'effectifs assez incroyables et qu'on aurait bien du mal à concevoir de nos jours. Ainsi, entre 1806 à 1807, Les Vrais Amis Réunis d'Egypte étaient passés de 48 à 61 membres... Voilà bien une croissance exceptionnelle qui laisserait rêveur n'importe quel Vénérable aujourd'hui. Jean-Pierre Zimmer montre bien cependant que cette loge demeurait fragile. En effet, les Frères sédentaires devaient nécessairement composer avec les Frères militaires qui étaient souvent sur les mers pour plusieurs mois.

    La troisième étude est celle de Jean-Yves Guengant. Elle est tout à fait singulière et passionnante car elle traite d'un pan méconnu de notre histoire. Pendant cinq années, le camp de prisonniers de l'Ile Longue, dans la presqu'île de Crozon (Finistère), a regroupé des milliers de civils arrêtés après la déclaration du guerre d'août 1914. Il s'agissait d'Allemands ou de ressortissants de pays alliés de l'Allemagne, lesquels étaient jugés potentiellement dangereux par les pouvoirs publics français. Jusqu'en 1919, ce camp a accueilli plus de cinq mille prisonniers. Une loge maçonnique a été fondée dans ce camp pendant quelques mois, à partir de janvier 1918. Elle prit le titre distinctif « In Ketten zum Licht » (Des Chaînes à la Lumière). L'auteur montre, de façon émouvante, comment les fondateurs se débrouillèrent pour créer cette loge, réunir le peu de matériel dont ils disposaient pour ouvrir régulièrement. On fit appel également à la mémoire de certains pour le rituel, etc.

    La quatrième étude est un portrait du Dr. Alexandre Chevalier (1910-1969), ancien Grand Maître du G∴O∴D∴F∴ (1965-1966), par Denis Lefebvre. Ce portrait m'a vraiment impressionné parce qu'il m'a permis de découvrir un maçon que je ne connaissais pas. J'avais sans doute déjà lu son nom parmi la liste des Grands Maîtres de l'Obédience mais sans chercher à savoir qui il était. Désormais, je le connais mieux grâce aux Chroniques d'Histoire Maçonnique. Cependant, je ne vais pas en dire davantage parce que j'ai l'intention de consacrer une note à Alexandre Chevalier. Le portrait de Lefebvre recèle en effet bien des enseignements sur le fonctionnement du G∴O∴D∴F∴. En lisant cette étude, j'ai pris conscience que l'oubli dans lequel le Grand Maître Chevalier est tenu, doit beaucoup à ceux qui, par la suite, se sont efforcés de réduire le G∴O∴D∴F∴ à des postures politico-médiatiques (mais ça, c'est un jugement personnel).

    Bref, j'ai passé d'agréables moments de lecture !

    Les Chroniques d'Histoire Maçonnique forment certes une revue savante, mais elles ont aussi vocation à s'adresser à un large public. Point n'est besoin d'être un historien chevronné pour pouvoir les apprécier. Il suffit d'aimer l'histoire en général et l'histoire maçonnique en particulier. Il suffit surtout d'être un peu curieux et d'avoir le désir de connaître le passé, peut-être pour mieux comprendre le présent et mieux anticiper le futur.

    Chroniques d'Histoire Maçonniques, n°76, Des Loges hors du commun, Institut d'Etudes et de Recherches Maçonniques. ISSN 0018-7364. Prix Public 10 €. Pour connaître les conditions d'abonnement, cliquez sur le site de Conform Editions.