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Psychanalyse et franc-maçonnerie

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franc-maçonnerie,psychanalyseJe pense que le psychanalyste comme le maçon croit aux rencontres avec les hommes, les objets (symboles et autres représentations) et les discours.

Là s’arrêtent à mon avis les similitudes dans le rapport à autrui ou aux choses.

Ce qui retient le psychanalyste est ce qui fait symptôme. Il agit dans le cadre d’une cure pour faire émerger, chez le sujet analysé, les causes profondes d’un malaise.

Le maçon peut éventuellement éprouver un malaise lié à sa condition de mortel et à son idéal de perfection par exemple. En effet, quand on s'est assigné pour tâche de réfléchir à la vie, à la sienne, à la société, au monde qui nous entoure, il est inévitable d'éprouver, un jour ou l'autre, des sentiments forts et contradictoires. Mais la maçonnerie ne poursuit aucun objectif d’ordre thérapeutique. Elle offre simplement un cadre de réflexion et des outils de progression.

L’intimité d’un dialogue – même bref – entre l’analyste et l’analysé n’a rien à voir avec la sociabilité maçonnique où le franc-maçon est confronté en permanence au regard de l'autre.

Si l’on est psychologiquement très fragile, si l’on est asservi par des passions dévorantes qui rendent malheureux ou si on est conscient d’être tiraillé par des désirs contraires, il faut savoir que la maçonnerie ne sera d'aucun secours. En d'autres termes, on ne vient pas en franc-maçonnerie pour se soigner et guérir de je ne sais quelle maladie psychique.

D'ailleurs, dans l'instruction du deuxième degré du rite français, on peut lire que le devoir du maçon est « de maintenir en lui l’équilibre physique, intellectuel et mental et, par l’union des trois, développer régulièrement la vertu créatrice de l’Energie. » Notez bien qu'on parle de maintien et non d'acquisition de cet équilibre physique, intellectuel et mental. Ça veut donc dire clairement qu'il faut être déjà relativement bien dans sa peau pour travailler utilement sur soi-même avec les autres.

Le salaire de ce travail est alors la joie et non la tristesse. Cette joie, c’est cette Energie (avec un grand E) ou ce désir qui doit normalement amener le maçon à passer d’une moins grande à une plus grande perfection. En maintenant cet équilibre, le franc-maçon pourra alors dire en confiance : « Je suis content. »

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