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La liberté absolue de conscience

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ob_4b730e_10423716-670989179602796-8386132840519.jpgL’article 1 de la Constitution du Grand Orient de France énonce :

« Institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, la franc-maçonnerie a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité.

Elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité.

Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.

Considérant que les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique.

Elle attache une importance fondamentale à la laïcité.

Elle a pour devise : liberté, égalité, fraternité. »

Pour déterminer ce qu’il faut entendre par liberté absolue de conscience, il convient de se référer aux actes des Convents qui, seuls, éclairent le sens et la portée du texte constitutionnel.

La liberté absolue de conscience est un concept qui a été discuté et voté afin de se substituer aux modifications successives de la Constitution du GODF, en 1849, 1854 et 1865. Cette Constitution affirmait notamment : « La franc-maçonnerie a pour principe l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme. »

La liberté absolue de conscience est donc une notion qui se réfère directement à la vie spirituelle de l’homme.

Elle est la garantie que la franc-maçonnerie – du moins au Grand Orient de France – s’interdit de singer la religion et de lier les principes généraux de l'Ordre maçonnique aux doctrines religieuses particulières (en l’occurrence : le monothéisme et la migration de l’âme).

Elle implique que la franc-maçonnerie doit ouvrir ses loges à toutes les opinions et à toutes les conceptions philosophiques, morales ou sociales, et que rien n’est plus contraire à l’Ordre que de classifier les francs-maçons en catégorie d’intérêts, d’opinions ou de doctrines (cf. circulaire du Conseil de l’Ordre du 18 novembre 1901).

En d'autres termes, le franc-maçon doit être d’abord considéré par ses frères comme tel avant d’être vu sous l’angle de ses opinions particulières. La seule limite est de ne pas proférer des idées qui portent atteinte à la dignité humaine.

Un croyant, pratiquant de surcroît, peut donc très bien se faire admettre en franc-maçonnerie mais il doit savoir que chez elle il n’y a pas de croyance a priori et que le seul engagement qu’elle préconise de chacun, c’est de penser, discuter et agir suivant sa conscience et sa raison dans le respect des autres.

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